Cartes 2010, le salon de la carte à puce, de la SIM et du NFC

décembre 11, 2010
Cartes 2010

Cartes 2010

Cette semaine s’est tenu le salon Cartes 2010, le plus important salon au monde sur les marchés de la carte à puce (y compris les SIM), de l’authentification,  de l’identification, du paiement et de la sécurité numérique. Signe des temps, ce salon est devenu incontournable pour le monde de la NFC et de l’internet des objets, de plus en plus présents parmi les exposants.

Les mots clés de ce salon ont été : SEPA, Migration EMV, terminaux EFTPOS, m-paiements, e-transactions, protection des donnés, sécurité digitale, trusted Internet, identification, biométrie, documents d’identité, Authentification, contrôle d’accès, sans contact, secure element, cryptographie, SIM, mobilité NFC, M2M, Tap & GO, internet des objets. Sur ce dernier point, parmi les quinze cycles de conférences, trois étaient consacrés à l’Internet des objets.

Animé par David Robertson, éditeur du Nilson Report, la conférence inaugurale regroupant les CEOs des entreprises leaders sur les marchés de la carte à puce et de l’identification (Hypercom, Ingenico, Gemalto, G&D, Samsung, Infineon, Morpho (Safran) et Mastercard) a donné une bonne idée des tendances du marché.

Marc Bertin, Eurosmart

Marc Bertin, Eurosmart

En préambule au débat, Marc Bertin, président d’Eurosmart a donné quelques chiffres, ses prévisions et tendances du marché des Smart Secure Devices (carte à puce sous toutes ses formes (avec micro processeur) comme les cartes de paiements ET les cartes SIMs). Ce marché a augmenté de 18% en 2010 à 5,320 Milliards d’unités dont 4 Md de cartes SIM.

Les principaux marchés en expansion sont les télécom +18%, banque / distribution +17%,  gouvernement / administration +19% et transport +63%. Les produits sans contact, M2M, produits financiers mobiles sécurisées, la biométrie appliquée à l’identification, sont en plein développement. Coté géographique, les marchés les plus en progrès sont  la Chine, l’Inde, l’Indonésie et le Brésil.  Les cartes sans contact passeront de 265 M à 465 M en 2011, et dont 15 millions en NFC / mobiles principalement en Asie et en Europe. Les TPE bancaires sont à 22% en interface double (carte avec et sans contact).

Arrivée de nouveaux “form factors”, des objets qui ne sont plus des cartes ou des téléphones, mais utilisant la technologie carte à puce, des “smart objects” / objets intelligents. La croissance du marché devrait continuer pour passer de 5 à 6 Md d’unité en 2011.

Table ronde avec

  • Mariano DIMA Vice-President Exécutif, Solutions Marketing & Paiement,  Visa Europe
  • Xavier DRILHON Directeur Général, Card Systems Division Oberthur Technologies
  • Philippe TARTAVULL Président Directeur Général,  Hypercom
  • Philippe LAZARE Président Directeur Général,  Ingenico
  • Olivier PIOU Président Directeur Général, Gemalto
  • Michael KUEMMERLE Membre du Comité de Direction, Directeur Groupe Cartes et Services,  Giesecke & Devrient
  • Th. KIM Vice-Président,  Samsung
  • Dr Helmut GASSEL, Président Division Cartes à Puce et Sécurité,  Infineon Technologies
  • Philippe D’ANDREA, Vice Président Exécutif, Division e-Documents,  Safran / Morpho
  • Edward McLAUGHLIN  Chief Emerging Payments Officer,  MasterCard Worldwide

 

Table ronde Cartes 2010

Table ronde Cartes 2010

  1. Post recession recovery – Visa perçoit une croissance solide et des clients de plus en plus en ligne. Pour Mastercard, il ne faut pas occulter les différences régionales. L’émergence des classes moyenne en Chine et en Inde sont les principaux moteurs de croissance de l’industrie, les pays matures marquent le pas.  Pour Morpho/Safran, la crise financière a peu affectée le business. Gemalto parle de changement d’attitude des opérateurs qui commencent à ouvrir leur SIM cards pour l’écosystème NFC. Hypercom confirme la croissance mais dans toutes les régions du monde, l’inéluctable arrivée du NFC et l’importance prise par Google et Apple dans l’écosystème NFC/mobile/SIM/cartes à puce.  Pour G&D, l’augmentation du marché est en unités pas le CA global est resté le même et confirme l’impact de Google et d’Apple pour l’industrie.
  2. Emerging security market – Pour Samsung, il est difficile de deviner comment sera le marché, même si les smartphones et les tablettes sont très présents. Les acteurs préparent des solutions globales pour protéger les données des utilisateurs. Infineon affirme que le marché de l’électronique devient un marché de la sécurité. Tout “device” qui calcule communiquera à terme et doit être sécurisé, quelque soit son type de connectivité. Toute  communication est un échange de données, données parfois dangereuses ou malignes. Pour Gemalto, une partie de la solution se trouve dans l’éducation du marché, connaissances des bonnes pratiques, des “privacy setttings’ et de la décision de chacun d’être visible. Un participant parle des voitures connectées qui peuvent être attaquées par exemple en sabotant l’ABS.  Oberthur propose de relever le niveau de sécurité de tout objet connecté à l’internet des objets, suggère d’utiliser sa smart-carte d’identité pour s’authentifier sur l’internet. Pour Samsung,  la technologie existe. Il rappelle que le niveau de sécurité des transactions dans les magasins est nettement supérieur à celles sur Internet. Pour Morpho/Safran, tout est dans “la preuve de son identité”, une authentification sure, que peut permettre une carte à puce et la biométrie et ce qu’utilise les  banques, les telco, le gouvernement pour les papiers d’identité “Peut on faire confiance à Google et Apple pour l’authentification de son identité ?
  3. Industry security standards – G&D souhaite que l’association SPA (Smart Payment Alliance) soit plus entendu dans les négociations actuelles en terme  de standards. L’interopérabilité est clé pour créer le marché. Un intervenant propose l’utilisation du smartphone comme un outil de sécurité, rappelle l’importance de développer des services autour de l’utilisateur et qu’il y a trop de standards. L’adoption par les consommateurs ne se fera quand simplifiant la sécurité en citant Moneo. Trop de critères / sécurité ont tué Moneo.
  4. Global opportunities -  Ingenico recentre la discussion autour des clients (les marchands dans ce cas), met en avant la concergence, le mobile, l’e-paiement. Ingenico est convaincu que  tous les prochains terminaux accepteront NFC, et rappelle l’importance de la sécurité sur toute la chaine. Les américains et les chinois investissent chacun  7 Mds de $ investi sur les smart grids (M2M). Mastercard rappelle que 85% des paiements dans le monde sont toujours en cash, 80% au Japon. La confiance dans le paiement par mobile doit être basée sur la sécurité. Pour G&D, le NFC sur ces 6 derniers est une énorme vague et pour Samsung, les smartphones sont à la fois une opportunité et un risque.
  5. Cartes 2010 NFC

    Cartes 2010 NFC

    NFC Contactless / Sans contact – Gemalto est enthousiaste sur le NFC. Un progrès incroyable en 2010, renouveau de l’innovation, les utilisateurs sont satisfaits à des niveaux incroyables  (92 to 98% pour le NFC), les applications sont innombrables – transporteur, telco, banques. Une chance pour chacun, y compris pour se défendre d’Apple et de Google. Cela permet d’ajouter de nouveaux services et générer de la valeur. Pour Morpho / Safran, le NFC change le rôle des acteurs de l’écosystème et pose la question du “contrôle” du client final. Jusqu’à maintenant c’etait l’opérateur ou le transporteur. Attention à Apple (modèle itunes). La question sur le contrôle de l’identité dans le monde virtuel est reposée. Pour Infineon, 2011 est un année excitante, le NFC va se développer rapidement, c’est l’interface la plus simple pour dire oui ou non, l’acceptance par les utilisateurs est maximum.  Le NFC, c’est une interface qui change radicalement la manière d’utiliser les produits électroniques.  Pour Oberthur, la NFC est complémentaire des cartes sans contact, ne les remplace pas. Oberthur rappelle qu’il a développer une carte dual interface (avec ou sans contact) avec une LED pour confirmer la transaction. Visa développe un solutions de paiements mobiles sans contact à base de micro HD pour toutes les plateformes mobiles. Pour Samsung, la technologie est là et il y a de nombreuses opportunités de nouveau business.  Ingenico livre tous ces terminaux dans les deux modes. Pour Mastercard, nous sommes dans le réel, le concret est rappel la solution industrielle de sans contact déployée en Turquie. Pour Hypercom, le futur est difficile à prédire, les Google, Apple, Paypal tire le marché vers des directions imprévisibles. Enfin, G&D rappelle que jusqu’à présent, c’était un marché attentiste, chacun attendant que l’autre commence “chicken and eggs”. L’infrastructure se met en place, les terminaux  et les smartphones seront disponibles et donc le développement des applications NFC peut vraiment commencer en 2011.

En conclusion (personnelle) de la présentation Eurosmart et de cette table ronde.

  • La sécurité est un vrai sujet mis en avant par les industriels de la cartes à puce. Ce sujet permet de reprendre la main et se différencier des Apple et des Google, plusieurs fois cités comme menace, empêcheur de “fondre” en rond. Le changement de nom d’Inside Contactless en Inside Secure, annoncé pendant Cartes 2010 va également dans ce sens.
  • Chaque année depuis 5 ans, l’année prochaine sera l’année de la NFC. Cette année aussi mais après les annonces récentes de RIM (Blackberry), Google (Android), après Nokia et Samsung et très probablement, 2011 verra l’arrivée en masse de smartphones NFC, avec une insfrastructure qui se développe. Le chiffre de 800 millions de téléphones NFC en 2015 a été annoncé pendant la conférence.
  • L’internet des objets est une curiosité pour l’industrie. Personne n’a la même définition ou plutôt chacun a une vision centrée sur son activité mais tous sont conscients que de plus en plus d’objets seront connectés, pourront communiquer et donc, les technologies présentées sur le salon auront un rôle majeur.
  • Le marché est en expansion en terme d’unités, moins en termes de chiffres d’affaires, les prix étant en baisse.

D’autres billets sur le salon Cartes 2010 sont à suivre, sur des applications marquantes et les conférences.

Merci de vos commentaires.

Pierre Métivier

Pour en savoir plus, le blog de Cartes 2010 et le fil Tweeter

Et merci aux dynamiques animateurs de Cartes d’avoir mis en avant le blog “Avec ou sans contact” dans le blog de Cartes et identification 2010.

 

Cartes 2010

Cartes 2010


“L’internet des objets, are you ready ?” 1ère partie

décembre 3, 2010
Les possibles de l'internet des objets

Les possibles de l'internet des objets

Jeudi 1er décembre, le “Council for the Internet of Things“  a organisé son premier évènement en France à la Maison des Métallos.

Cette journée a réuni créateurs, entrepreneurs, acteurs, publics, critiques et visionnaires pour comprendre l’Internet des objets autour de trois approches “spatio-temporelles” :

  • Un temps pour questionner l’espace des possibles qu’ouvre l’internet des objets
.
  • Un espace de solutions concrètes, existantes, rapidement implémentables et adaptables.
  • Une scène qui privilégie les acteurs engagés, qui inventent, testent et expérimentent.

Au delà des questions fonctionnelles, de celles concernant l’infrastructure et les protocoles de communication, la révolution est aussi d’ordre humain. La mise en réseau de multiples données quotidiennes, engendre une possible mutation de notre environnement et notamment une transformation sociale à multiples facettes. La création actuellement foisonnante dans le domaine des objets communicants s’approprie ces nouveaux outils et par la critique, fait de ce sujet un espace d’expérimentation source de nombreux possibles.

Sous la houlette de Daniel Kaplan, le dynamique président de la FING et maître de cérémonie pour l’occasion, la première table ronde a réuni Rob van Kranenburg, fondateur du Council,  Gérald Santucci de la Commission Européenne, président du groupe de travail sur l’internet des objets, déjà cité dans ce blog, et coté artiste, Natacha Roussel, experientiae electricae

Rob van Kranenburg

Rob van Kranenburg

Rob Van Kranenburg a partagé sa vision optimiste et humaniste de l’internet des objets. Loin des peurs et des craintes qu’inspirent à certains le sujet, Rob se bat pour faire connaître tous les possibles et tous les avantages que peut procurer ce monde nouveau. “On doit aller dans ce monde de l’Internet des objets avec enthousiasme et non avec peur“. Il faut développer ce monde avec toutes les parties prenantes, qu’il nomme ‘the internet of talents”. Il faut faire la différence entre les données et le bruit (data vs. noise). Tout en citant Bob Dylan “every hair is numbered like every grain of sand“,  il nous propose de faire la différence entre les notions notions analogiques et digitales de vie privé en Europe car les chinois et les asiatiques en général ne nous attendent pas et prennent de l’avance sur ces sujets.

N’hésitez pas à télécharger gratuitement son livre sur l’internet des objets.

Gérald Santucci, EC

Gérald Santucci, EC

Gérald Santucci,  de la Commission Européenne, a développé les transformations sociétales qu’induit l’internet des objets.

Après Bob Dylan, c’est George Bernard Shaw qui a été à l’honneur. “Il y a des gens qui me parlent de choses qui existent et se demandent pourquoi. Je rêve de personnes qui me parleraient de choses qui n’existent pas et se demanderaient, et pourquoi pas ?” Pour Mr. Santucci, les enjeux sont moins techniques que sociaux ou éthiques.

Dans sa présentation, il a couvert de nombreux sujets – Amsterdam et ses immeubles intelligents, l’influence positive de l’internet des objets sur le mieux vivre et la santé. Il a décrit les objets de ce monde :  artefacts, machines, produits, giszmo, spimes (SPace+tIMEs), arphids (objets RFID), biots (convergence homme et objet).  35 milliards d’objets déjà connectés SI on compte toutes les étiquettes RFID. Dans quelques années, nous parlerons de trillions dans le sens US (FR millions de milliards, US milliers de milliards).  5,000 objets autour de chacun d’entre nous.

Les 4 niveaux d’informations des objets commerciaux sont cybernétiques, sémantiques, sémiologiques et relationnels (seule dimension de l’information non codée)

La création est la seule alternative raisonnable à la violence” Jacques Attali cité par Gérald Santucci.  50 M € seront investis par l’Europe dans ces technologies, en citant comme exemple de sociétés et services tels Arduino, Pachube, Nabaztag et Touchatag.

Natacha Roussel, Experientiae Electricae a présenté son travail artistique, Interac Wearing, en utilisant la RFID. Ces costumes émettent des sons lorsque la personne marche et lorsque des personnes portant ses costumes se croisent, il y a pertubation des sons et création de nouvelles relations en relation également avec l’espace.

Création d’une pièce musicale collective, avec ces costumes, liens associant des rythmes similaires suivant les zones de positionnement géographique des participants. Les vêtements deviennent un élément d’expression.

Table ronde #1 (c) Pierre Metivier

Table ronde #1 (c) Pierre Metivier

 

La deuxième table ronde a réuni  Gilles Privat, Senior Scientist chez Orange Labs, Xavier Barras, directeur de l’innovation GS 1, Louis Montagne, président et Jérome Boyé, CEO Hackable Devices, et coté artistes et créateur Kate Rich, Feral trade et Olga Kisseleva, studio.

Gilles Privat, Senior Scientist chez Orange Labs a abordé le lien entre le numérique et l’analogique, le virtuel et le réel. Après avoir présenté une carte qu’il a décrite comme classique de l’internet des objets à base de capteurs et actionneurs, de réseaux capillaires, il a effleuré le sujet des réseaux phénotropiques, c’est à dire, le remplacement des codes par objet par de la reconnaissance de forme à l’aide de caméras par exemple mais pas uniquement. Pour Gilles Privat, il est important d’intégrer les objets analogiques dans l’internet des objets, rendre plus numérique le monde physique. Il a décrit l’extension du réseau de la maison à la gestion de l’énergie et décrit la connexion de toute une catégorie nouvelles d’objets, comme les ‘ouvrants’ (portes). Il a également parlé de l’exploitation / supervision d’une infrastructure de capteur d’un quartier / ville, collecte de déchets, transports et a terminé en parlant de couplages physiques d’un réseau analogique et numérique, l’exemple le plus connu étant le smart grid – réseau électrique.

Table ronde #2 (c) Pierre Metivier

Table ronde #2 (c) Pierre Metivier

Kate Rich a créé la société Feral Trade, un réseau social permet l’achat et le transport de produits entre les membres du réseau. Ce sont les amis, les collègues, la famille qui transportent les produits. Vous souhaitez acheter un gâteau au Brésil, à travers le réseau, une personne membre du réseau et voyageant au Brésil, va vous le rapporter dans sa valise. Les voyages sont visualisables sur le site.

Xavier Barras, directeur de l’innovation GS1, un organisme qui gère les standards pour les codes barres et est très actif dans la RFID également pour développer des codes normalisées comme l’EPC Gen 2 utilisables par les entreprises ,  a rappelé que l’internet des objets existe déjà en entreprise. C’est un  “internet of goods”, un internet des produits, développé dans la logistique des entreprises. M. Barras a décrit un internet des objets pour les consommateurs, accès aux infos nutritionnels, info pour les malvoyants, utilisation des téléphones mobiles pour scanner les produits. Il a cité une application permettant de créer une liste de course en scannant les codes barres des emballages vides que l’on jette.

Pour les spécialistes, Xavier Barras a annoncé un changement d’approche en ce qui concerne les ONS. L’ONS est à l’internet des objets ce qu’est le DNS à l’internet. Il permet le lien entre l’identification de l’objet et l’objet tout comme le DNS fait le lien entre www.monsite.com et son adresse IP. Le premier ONS centralisé avait été créé aux US et l’Europe, dans un souci d’indépendance, en avait créé un également avec GS1 France et Orange. Mais les entreprises préfèrent gérer eux-mêmes leur bases d’objets avec leur propre DNS (comme des intranets (privés) des objets) et les deux DNS centralisés ne sont guère utilisés. Le nouveau modèle peer-to-peer liant les ONS privés et les ONS racines devrait permettre le développement d’un internet des objets, en reliant ces différents intranets des objets. A suivre.

Wings – Widening Interoperability Networking global supply chains et Proxima Mobile en France vont dans ce sens.

Les mots-clés pour GS1 -  productivité, sécurité, information/services, dév. durable, gouvernance, confiance, standards

Louis Montagne, président et Jérôme Boyé, CEO Hackable Devices ont été les orateurs suivants.  Ils ont commencé par rappeler les principes des hackers éthiques “théorisé” par Steven Levy. Cette éthique suit six principes en français (et 7 en anglais) dixit Wikipedia !

  1. L’accès aux ordinateurs
  2. Toute information doit être libre.
  3. Se méfier de l’autorité — encourager la décentralisation.
  4. Les hackers doivent être jugés selon leurs hacks, et non selon de faux critères comme les diplômes, l’âge, l’origine ethnique ou le rang social.
  5. On peut produire l’art et le beau sur un ordinateur.
  6. Les ordinateurs peuvent améliorer notre vie.
Table ronde #2 (c) Pierre Metivier

Table ronde #2 (c) Pierre Metivier

Les hackers ne sont pas des pirates, mais plutôt des bricoleurs / bidouilleurs du logiciel et du matériel, des bricodeurs. Ils greffent des applications à des objets de tous les jours comme un baby foot qui envoie de lui-même les résultats sur Twitter ou WattInTheCity, un hack permettant de voir sa consommation d’électricité à partir de son compteur électrique.

Associer l’internet des objets et l’internet des sujets. Le business model ? 100 M d’€ actuellement dans le monde pour des projets hardware open source, 1 Md d’€ en 2015 prévu d’après les représentants de Hackable Devices.

Olga Kisseleva, Studio a présenté ces œuvres basés sur des QR codes, un mélange de technologies, de son passé russe, des parallèles entre Etats-Unis et Union Soviétique, ces travaux au Guggenheim de Bilbao, à l’abbaye de Maubuisson en région parisienne, Berlin ou Gdansk.

Table ronde #2 (c) Pierre Metivier

Table ronde #2 (c) Pierre Metivier

 

Rafi Haladjian, sen.se

Rafi Haladjian, sen.se

Rafi Haladjian, l’inventeur du premier lapin de l’Internet des objets, le Nabaztag, a cloturé cette matinée en dévoilant son nouveau projet open sen.se, une plateforme permettant de connecter les objets et partager leur  données pour toute sorte d’applications. Je vous renvoie au billet précédent qui détaillait cette annonce.

La deuxième partie de cette conférence est maintenant disponible sur ce blog.

Retrouvez toutes les photos de cet évènement sur Flickr.


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