RFID et NFC au to.te.c™, la conférence sur le tourisme et la technologie

décembre 17, 2011
to.te.c™

to.te.c™

400 professionnels du tourisme étaient réunis le 6 décembre au to.te.c™ (pour TOurism TEchnology Conference), au Pavillon Cambon à Paris autour du thème « La Robotique et l’Internet des objets». Sujet logique pour une industrie, qui est, avec le commerce et le tranport, l’une des premières à utiliser des technologies sans contact dans les lieux touristiques, les aéroports (billets d’avion, étiquettes de bagages) ou les musées pour ne citer que les plus connus.

Au programme, des présentations d’experts, un espace démos, des montages vidéos plutôt bien réalisés, un robot (Jazz de Gostaï plutôt que Nao cette fois-ci) et des présentations de qualité.

Harald Eisenaecher, Sabre Travel Network

Harald Eisenaecher, Sabre Travel Network

Harald Eisenaecher de Sabre Travel Network a lancé la conférence. Sabre est la plus grande place de marché de voyage du monde. Mr. Eisenaecher a rappelé l’importance de l’innovation dans toutes les industries y compris le tourisme même si c’est peu visible (si l’on recherche tourisme et innovation sur Google). Notion d’innovation visible (nouveaux avions) ou cachée (technologies comme les processeurs Intel). Prendre en compte l’ubiquité du mobile réalisé en 15 ans, celle des réseaux sociaux en 5. Chiffre surprenant sur l’importance de la société Sabre sur le Net – # d’appels aux APIs d’une société par jour – Sabre 934 Mio est 4ème derrière Twitter 13 Md, Google 5 Md, Facebook 5Md (chiffres à prendre avec des pincettes, certains étant un peu ancien mais cela n’enlève rien à la 4ème place de Sabre). Egalement étonnant : Sabre propose des solutions de téléprésence (“making travel more efficient” ?), quelque peu en frontal avec l’industrie à laquelle la société participe. Enfin, Sabre Red Apps Center est le premier app store pour les applications de voyage B2B . En 2020, l’avenir du voyage sera dans la tablette, le mobile, la biométrie et NFC d’après la vidéo présentée.  Sur cette vidéo, la plupart des solutions sont déjà existantes voire appliquées, ce qui prendra du temps, c’est le déploiement mondial – NDLR.

Philippe Rucheton, CCA Intl

Philippe Rucheton, CCA Intl

Philippe Rucheton, Economiste et sociologue, Directeur Recherche, CCA Intl sur les changements sociaux induits par la technologie. Fin de la société de confiance passive, entrée dans la wiki-société. Crises diverses, de civilisation, de confiance morale, d’orientation – un mille feuilles de crise. Rejet de la déshumanisation économique, peur des catastrophes mais également du changement – garder son confort. Principes du wiki-marketing – de l’achat à l’usage, 3 pistes pour reconquérir les consommateurs 1 – fidélisation communautaire – recréer du lien, 2 – fidélisation, importance de la valeur métier, pédagogie, 3 – fidélisation par la coproduction – connivence. Le défi – créer des oasis de paix dans un monde de brutes. La présentation.

Romain BAUME, Ecole Polytechnique

Romain BAUME, Ecole Polytechnique

Romain BAUME, Professor à Polytechnique, Chaire management de l’innovation, “Allier innovation et tourisme“. Exemple du site “Le vélo voyageur”  Projet innovant dans le monde du tourisme – l’ile de Jeju au Sud de la Corée, living labs technologiques. Richesse de la recherche en gestion au croisement management d’innovation de plateformes et de services. Le secteur des services (y compris le tourisme) est l’un des rares secteurs à progresser en France. Présentation du test de la société Tesco pour faire ses courses par mobile sur les murs de la station en attendant son train en Corée. Cite Henry Chesbrough sur l’Open services innovation et l’enjeu de gestion des innovations de service. Entre standardisation de l’offre et offres personnalisées pour le consommateur. Master “PIC” ) Polytechnique – Projet – Innovation – Conception avec comme partenaires Renault, Safran, Air Liquide, Valéo, Seb. NDLR : Sur les masters d’innovation, Polytechnique travaille avec Aldebaran et Nao. Jazz, sur scène, aurait du réagir ;-)

Yannick Meiller, ESCP Europe

Yannick Meiller, ESCP Europe

Yannick MEILLER, Professor, ESCP Europe a introduit les principes de la RFID et ses applications y compris les notions de transpondeurs, les fréquences, les tailles de mémoire, quatre fonctionnalités – N° d’ID unique, mémoire digitale réinscriptible, interaction sans contact, capteurs. “Le transpondeur RFID porte l’identifiant permettant de retrouver les bonnes données dans le SI !“. Une force de la RFID : la capacité à considérer l’information au niveau de l’objet. Yannick aborde rapidement la question de la protection des données personnelles puis site des pistes d’applications pour l’industrie du tourisme – paiement sans contact, serrures sans contact pour les hôtels, suivi d’objets d’une chambre à l’autre, information contextuelle, information diffusée en fonction de l’assistance, modèles économiques “prorata temporis”, titre de restauration partagé, networking / rencontre, sécurisation des jeux (jetons), mascotte – guide communicant (comme Jazz).

Grégory Renard, xBrainSoft

Grégory Renard, xBrainSoft

Avec Grégory Renard, CEO/CIO xBrainSoft, on change de sujet pour aborder les assistants de “vie” dont le plus célèbre est SIRI. Pour Grégory, le smartphone est tout sauf smart. Il devient un assistant 24/7. NTT docomo a lancé en 2006 iConcierge, le 1er assistant personnel sur les smartphones. La vision de xBrainsoft – une plateforme de développement pour apporter le concept d’assistant personnel à tous les mobiles, gain de temps et bien-être. Il y a clairement des applications à développer autour du tourisme à travers les assistants personnels de type Siri. Solomo – Social Local Mobile – Déjà hasbeen pour Grégory. La vidéo de la démo de l’assistant personnel de xBrainsoft. Amusant que la démo de xBrainsoft par Grégory Renard se fasse sur un iPhone. Jazz parle sur scène, Grégory Renard l’ignore et continue sa présentation, il n’y a plus de respect pour les robots.

Cécile Gauffriau, l'Echangeur

Cécile Gauffriau, l'Echangeur

Le débat suivant a été introduit par Cécile Gauffriau de l’Echangeur qui a présenté le consommateur comme un être de de plus en plus exigeant. Ce n’est pas la consommation qui change, c’est la société. La société change – 1 – la taille des foyers baissent, 2 – les inégalités se creusent 3 – les dépenses (semi) contraintes pèsent plus lourds 4 – La peur du lendemain est grande, 5 – l’envie d’acheter est toujours là. 7 drivers aspirationnels- Résiliance, prévoyance, expérience, sens, sociliasation, influence et la facilitation.

Dynamique de cyberachat (en France) – Absolut offline (24%), Pure surfers (27%), e-shoppers (10%), erratic shoppers (39%)

  • E-shopper décomplexé – Pragmatisme – canal d’émancipation –> Quète de sens – moyen de se valoriser
  • E-shopper famille – Pragmatisme – canal de réassurance –> Quète de sens – moyen d’amortir la crise
  • E-shopper aisé – Pragmatisme – canal facilitateur –> Quète de sens – moyen de se renouveler
Jean-Michel Billaut

Jean-Michel Billaut

L’ami Jean-Michel Billaut a ensuite apporté son optimisme, sa foi en l’avenir et son humour au débat. Il y a deux France, celle de ceux nés avant 80 et ceux nés après. A travers le développement des startups, ce pays va s’en sortir, avec ou sans Sarkozy, avec ou sans AAA. Histoire de l’homosapiens, disposition des protéines devenu moteur de la consommation, ipad, nano-technologies, bientôt le séquencement du génome chez Darty, le robot humanoïde va devenir plus intelligent que nous.

to.te.c™

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Guillaume Victor-Thomas, Ecotour, présente le Google Wallet, parle de la récolte de données, des besoins de tiers de confiance. Changement de méthode de commercialisation, Michelin ne vend plus des pneus mais des kilomêtres, Nespresso va lancer un forfait pour alimenter ses clients en capsules.

Fabrice DEGROOTE, avocat, Neolex – Face à la technologie, les “lawyers” / l’appareil législatif n’ont plus le temps de légiférer. 50% des gens seraient prêts à boycotter un produit non-écologique dixit Fabrice Degroote. On aimerait qu’il ait raison, mais cela prend du temps, il suffit de penser à l’attachement des consommateurs à leur automobile – NDLR.

to.te.c™

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Pour Cécile Gauffriau, l’Echangeur, la consommation est fortement influencer par les jeunes / Génération Y même si le pouvoir d’achat est toujours chez les “vieux”. Jean-Michel Billaut confirme l’influence de la jeune génération, ayant surpris son petit fils essayant de mettre des fichiers MP3 dans son genou artificiel. Toujours pour Jean-Michel, les robots arrivent en citant la vidép Big dog de Boston Dynamics .

Alexandre Hoffmann, Paypal

Alexandre Hoffmann, Paypal

Alexandre Hoffmann, CEO Paypal France, a ensuite abordé le sujet du paiement du futur (très proche). Rien que pour Paypal, 3,5 Mds de $ volume de paiement mobile en 2011 (x4 par rapport à 2010).

Les billets d’avion, c’est pratiquement fini. Le processus d’achat est désormais éclaté dans le temps et l’espace mais l’acte de paiement va rester universel, présente une vidéo sur le futur du paiement  Croit au NFC mais développe des applications disponibles sur les mobiles d’aujourdhui. NFC – Not For Commerce aujourd’hui d’après Alexandre Hoffmann. Ca se discute – NDLR

Philippe Kauffmann, RIM

Philippe Kauffmann, RIM

Ensuite, Philippe Kauffmann, RIM France / Blackberry a présenté ‘La mobilité de demain autour de la technologie NFC“. Avec Nokia, Samsung et Google, RIM investit clairement dans le NFC. Les Blackberry Bold 9900 et 9790, Curve 9380 et 9360 intègrent le NFC, explique les 3 modes de fonctionnement : lecture, émulation et P2P, que nos lecteurs connaissent bien et présentent un certain nombre d’usages. Question dans la salle autour du NFC – Cityzi, solution franco-français, SIM opérateur, le bon choix ? Réponse (politiquement correcte) – C’est le consommateur qui choisira.

Jean-Christophe Baillie, Gostai

Jean-Christophe Baillie, Gostai

Jean-Christophe Baillie, CEO, Gostai, aborde le sujet des “machines intelligentes” (un autre terme pour “robot”). Pourquoi les smart machines maintenant ? Plusieurs facteurs concourants. Réduction du prix du matériel / composants, progrès du traitement du signal, disponibilité de réseaux wifi et les consommateurs sont prêts. Les marchés pour les “smart machines” sont l’intervention, le médical, l’aide ménagère, le divertissement, l’éducatif, l’assistance, la surveillance, la télé-présence mobile. Le robot Jazz permet la télé-présence mobile. Une version très réductrice serait un “Skype sur roulettes“. “Je n’ai pas de client dans le tourisme, c’est pour cela que je suis content d’être là” Quelques usages cités pas Jean-Christophe, visite d’un musée à distance, vidéo conférence / participation aux débats, suivi des visites, networking à distance, visite de l’état des lieux des chambres, visite de l’hôtel par les clients à distance, enregistrement à l’arrivée à l’hôtel. Prévision de ventes pour Jazz de @Gostai – entre 50 et 100 en 2012.

Frédéric Vanhoutte, Eventiz

Frédéric Vanhoutte, Eventiz

C’est globalement avec Jazz et Gostaï que s’est terminé la conférence, moins sur l’utilisation déjà importante des technologies sans contact de type RFID et NFC dans le tourisme et les transports que sur la découverte et la compréhension des possibilités que peuvent apporter ces technologies dans un proche avenir. Les deux phrases les plus importantes de la conférence sont de Yannick Meiller de l’ESCP “C’est vous les pros (du tourisme) qui devaient imaginer les applications de demain et ne laissez pas la technologie vous dicter ces applications.

Merci à Frédéric Vanhoutte d’Eventiz et à son équipe pour une très bel événement et à l’année prochaine .. en télé-conférence ? ;-)

Pierre Métivier

Références

to.te.c™

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La phrase du jour, signée Jean-Michel Billaut -  ”Se méfier des homosapiens, ils sont capables de tout, même d’inventer Dieu le père”  –> Totec (et tabou) NDLR


Intelligence artificielle – Innorobo et Robolift – 4ème et dernière partie

mars 30, 2011
Robbixa vu par Léonard de Vinci

Robbixa vu par Léonard de Vinci

Quatrième et dernière partie de ce compte rendu sur la conférence Innorobo / Robolift qui s’est tenu à Lyon du 23 au 25 Mars 2011. Deux sujets au programme : L’intelligence Artificielle et le futur de la robotique.

L’intelligence artificielle est un sujet aussi vieux que les robots eux-même ; le moteur indispensable pour faire passer ces assemblages mécatroniques capables de remplir une tâche à des entités capables d’apprendre et de prendre des décisions, d’agir sur des sujets non programmés auparavant, du simple Meccano aux robots de iRobot.

1 – L’intelligence Artificielle: Intelligence innée ou intelligence acquise ?

Jean-Claude Heudin, Institut International du Multimédia

Jean-Claude Heudin, IIM

Jean-Claude Heudin de l’Institut International du Multimedia a rappelé quelques étapes et personnes clés – Alan Turing, le LISP, Herbert Simon prédisant que l”ordinateur battrait l’homme dans les 10 ans (il faudra en attendre 40, et Deep blue d’IBM en 1997). L’intelligence des machine et des hommes sont sur deux plans différents.

Pourquoi n’arrive t’on pas à imiter les humains ? (Le faut il ? Ce n’est pas en imitant le vol des oiseaux que les avions volent – NDLR). Manque de puissance de traitement informatique, au-dela des capacités humaines, très / trop complexe.

Comprendre le fonctionnement du cerveau – l’approche réductionniste (ou mode projet) nous fait perdre les propriétés de l’ensemble humain, les interactions. L’ensemble est plus grand que les parties qui le composent.

Découverte de Conway – automate cellulaire dans les années 80, modèle jouet, modélisation de comportement – 1000 règles réparties en quatre types de règles – stable, ordonnées, chaotiques, émergence de proto-cellules – entre l’ordre et le chaos. La base de Mina, un agent intelligence, capable de répondre à des questions.

Pierre-Yves Oudeyer, INRIA

Pierre-Yves Oudeyer, INRIA

Pierre-Yves Oudeyer, INRIA – Asimo, le robot humanoïde de Sony, le plus sophistiqué, peut marcher, peut jouer au foot ou peut porter des plateaux mais il est programmé pour cela. Il ne peut rien faire si il n’est pas programmé pour. Deep Blue a battu Kasparov aux échecs mais ne peut pas battre un enfant aux dames. Il est important que les robots apprennent mais ce n’est pas facile. L’apprentissage ne part pas de rien / pas de TABULA RASA. Les enfants sont équipés d’outils pour apprendre

The Playground Experiment avec Sony – Programmer la possibilité d’apprendre à un robot.

Acroban, un robot créé par l’INRIA est capable de rester en équilibre de part sa forme, sa gestion de l’inertie et de la gravité “morphological computation“. Plus d’info sur flowers.inria

2 – Le futur de la robotique

Tandy Trower, Hoaloha Robotics

Tandy Trower, Hoaloha Robotics

Tandy Trower, Hoaloha Robotics a été en charge de la division robotique de Microsoft.  Bill Gates en 2007 pensait que les robots domestique seraient rapidement dans les maisons mais ils ne sont toujours pas là. Nous avons par contre des “appliances” / objets du quotidien tels les aspirateurs de plus en plus intelligents. Une vraie question que devrait se poser les fabricants de robots – quelle est la proposition de valeur du robot ? Quel prix / quel service ou usage / quel consommateur ? Mr. Tower cite Aibo, le robot chien de Sony et un projet de robots “poupée gonflable” à 3000 $ (pour une version de base), commandée à 4000 exemplaires et que le fabricant ne peut livrer. Il n’y a toujours pas de corrélation entre le coût des robots et leur valeurs perçues par le consommateur (hors l’exception Roomba, l’aspirateur robot d’iRobot)

Pour Tandy Trower,  le service aux personnes âgées est l’APPLICATION qui fera de la robotique un outil utile. Trois mots-clés : Expérience utilisateur, interaction sociale, connectivité.  L’expérience utilisateur n’est pas la même chose que l’interface utilisateur. Il prend l’exemple de l’iPhone, à la fois magique et révolutionnaire. “Magic is a good thing

Tandy Trower collabore avec Robosoft, le concepteur de Kompaï. Il prévoit les robots domestiques dans nos maisons dans les 5 ans si la valeur d”usage apportée par le robot est perçu par l’utilisateur. Les robots seront dans les maisons dans les 5 ans.

Jean-Baptiste Labrune, Bell Labs

Jean-Baptiste Labrune, Bell Labs

Enfin, le dernier intervenant est  Jean-Baptiste Labrune, Lab director, Bell Labs Alcatel-Lucent (FR) (dont nous avions déjà parlé dans ce blog à l’occasion d’une conférence sur l’Internet des Objets). Il est très difficile de résumer une présentation de Jean-Baptiste Labrune. C’est une série d’images rares, de sauts en arrière de plusieurs siècles et de textes en latin, des pigeons jouant au ping-pong, des plantes voyageant elles-même dans un chariot, des logiques d’ordinateurs à base de bulles, des photos d’arbres magnifiques, une imprimante qui imprime des Vrais maisons, des cratères œuvres d’arts, des antennes radio végétales, … La technologie s’entrecroise avec la nature, la culture, l’esprit, les ordinateurs pour créer un monde disjoint et cohérent par Jean-Baptiste Labrune. Une expérience unique qui fera sens dans 10, 20 voire 50 ans.

En vrac : les robots organiques, Alan turing, morphogenèse, BF Skinner et la video des pigeons jouant au pingpong,  Palo Alto caret gravity, 1 – parliament of things – bruno latour, subject and object, ontological revolution, a beautifil plastic fly, 2 – substrate – bubbles in bubbles, bubble computer MIT / logical gates, 3 – programmable matter, hacking matter – book, utility foglet, mind machine project, MIT, harvest your boat (arbres), ephemeral interventions, mexican movable plant robot, Iran structure adobe, 3D print machine for house, land arts mandala,  james turrel crater,

3 – Conclusion

Après ces trois jours en compagnie d’une centaine de modèles de robots différents, et de nombreux experts et industriels, il nous parait clair que les robots tels que la science-fiction nous les décrit ne sont pas près d’être parmi nous.

D’un point de vue physique, traitement de calcul, acquisition de données (image, son)  et miniaturisation, des progrès considérables ont été accomplis. Les robots (dans leur forme pratique et non humanoïde)  sont (et seront) de plus en plus utiles et présents dans les domaines où leur “patience” et leur infatigabilité leur permettent de remplacer les humains sur des taches répétitives et fastidieuses.

Mais ils leur manquent encore un cerveau, du bon sens, une capacité à apprendre, à appréhender des éléments non programmés comme une simple marche sur le chemin. Les avancées sur l’intelligence artificielle présentées pendant la conférence sont loin de  suffire à les rendre “intelligents”. Il est fort probable également que les prochaines générations pourront apporter des aides très utiles voire indispensables sur de nombreux usages à commencer par le service à la personne âgée.

Les robots savent ils lire ?

Les robots savent ils lire ?

 

Pierre Métivier

Les slides des conférenciers et les photos de la conférence sur Flickr

Première, deuxième, troisième partie de ce compte rendu


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