Les promesses de la robotique – 2eme partie

Les intervenants du débat sur "Les promesses de la robotique"

Les intervenants du débat sur "Les promesses de la robotique"

Le 30 mars 2010, « Les promesses de la robotique » étaient le sujet des Mardis de l’Innovation de et avec Marc Giget.

Dans un premier compte-rendu, je vous avais parlé du vibrant plaidoyer de Bruno Bonnell de Robopolis pour le développement de la robotique en France. Ce billet résumera deux interventions sur une brève histoire de la robotique par Philippe Nikolov du Carrefour des Possibles et la présentation d’un OS open source permetttant le développement de robots low-cost par Jean-Christophe Baillie de la société Gostaï.

Commençons donc par Philippe Nikolov du Carrefour des Possibles / FING (à gauche sur la photo). Sa présentation intitulée « Illusions, promesses et perspectives » a passé en revue les grandes étapes de l’histoire de la robotique en remontant à la Grèce Antique et Ctésibios d’Alexandrie, les horloges à eau, l’horlogerie mécanique, les Jacquemards, les automates de Vaucansson et Jacquet Droz.

Le mot ROBOT a été utilisé pour la première fois en 1921 par Karel Capek et provient du tchèque « robota » qui désigne un travailleur servile. La littérature (y compris le fantastique et la SF) et le cinéma ont aussi été à l’honneur à travers Gustav Meyrinck et le mythe du Golem, Frankenstein, Metropolis de Fritz Lang. Isaac Asimov en 1950 avec les trois lois de la robotique ou le film « Planète Interdite ». Au Japon, Astroboy, robot intégré dans la vie d’une école, a beaucoup fait pour rendre sympathique les robots aux japonais et explique en partie leur passion et avance sur le sujet, les japonais n’ayant pas de défiance envers les objets technologiques ou les mekas. En 1950, Elmer et Elsie, deux robots créés par William Grey Walter, suivent la lumière. Parmi les autres figures clés, il faut citer Marvin Minsky et John Mc Carty au MIT IA Labs et l’anglais Alan Turing.

L’industrie prend le relai avec Unimate en 1961 et Joseph Engelberger, père fondateur de la robotique industrielle. Cette robotique est utilisée dans les grands sites industrielles comme la peinture automobile.

Enfin, Philippe a décrit des axes possible de développement : la robotique médicale, les robots compagnons, la robotique domestique (l’aspirateur automatique Roomba), la robotique ludique ou la robotique de services.

La société  Gostaï, représenté par Jean-Christophe Baillie , (au centre sur la photo) a pour but de démocratiser la robotique à travers un système d’exploitation Open Source pour robot, Urbi,  et ainsi aider au développement de nouveaux usages et d’une robotique low-cost. Son rève – un robot dans chaque foyer. Le constat – il existe trois problèmes majeurs pour faire entrer un robot dans chque foyer

  1. le prix
  2. l’utilité (aspirateur / jouet)
  3. le business model

Sur le « business model », Jean-Christophe propose de reprendre le modèle téléphonie ou les ordinateurs ultraportable avec clé 3G sponsorisé par les opérateurs

Pour l’utilité et le prix, un OS des robots « universel » permettrait aux robots d’être compatible entre eux (affichage d’un label « URBI Ready ») , permettrait de baisser les coûts de développements et multiplierait les applications et donc les usages.

En complément, Gostainet est le modèle du Cloud appliqué aux applications robotiques. Les robots, connectés à l’Internet (Wifi), téléchargent les applications nécessaires à leur fonctionnement ; un modèle équivalent à celui de la téléphonie mobile qui permet à Jean-Christophe Baillie d’imaginer des robots à 1 € par mois

En tant que développement en cours, Jean-Christophe a présenté Spykee, un robot qui se télécommande à travers un téléphone ou un site web, pour visiter un musée sans se déplacer.

La conclusion de Jean-Christophe – Le robot de demain sera interactif, mobile, connecté à l’Internet et partout.

Ma question – C’est quand demain ?

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A propos Pierre Metivier

Responsable pendant 25 ans du développement de produits et services dans plusieurs entreprises d’informatique, de logiciels et de l’Internet (notamment Commodore, Apricot, Borland Intl, CompuServe, AOL) dont cinq ans passés aux Etats-Unis. Spécialiste des services mobiles et objets connectés, il a été délégué général du Forum SMSC et est l’auteur de l’ouvrage de référence « Le mobile NFC, télé-commande de notre quotidien » (2015) ainsi que du Blog « Avec et sans contact ». Il est aujourd’hui expert et enseignant / formateur en gestion des innovations numériques à forte valeur ajoutée utilisateurs à l'EISCI (Mardis de l'Innovation, Club de Paris des Directeurs de l'Innovation).

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