« L’internet des objets, are you ready ? » 2ème partie

the internet of things (c) Pierre Metivier

the internet of things (c) Pierre Metivier

Jeudi 1er décembre, le « Council for the Internet of Things » organisait son premier évènement en France à la Maison des Métallos. Cette journée a réuni créateurs, entrepreneurs, acteurs, publics, critiques et visionnaires pour comprendre l’Internet des objets. Nous avons déjà rendu compte de la matinée dans un billet précédent et celui-ci décrira l’après-midi et la soirée de cette conférence passionnante.

En début d’après-midi donc, chaque participant avait le choix entre plusieurs workshops, Nouveaux objets de plaisir connectés par Yann Minh noozone ; Textile et tactile par le CEA LIST, intervenants XY interaction et experientiae electricae ; City Watt par Hackable Devices ; Bring your problems, challenges and startup ideas par Rob van Kranenburg / Council

J’ai participé à celui nommé City Watt par Hackable devices. Cet atelier a été l’occasion de voir des projets de type Arduino, ou comment prendre un objet standard, comme un baby foot, ou un compteur électrique et le rendre communiquant. Le vrai enjeu de l’internet des objets n’est pas tant d’inventer de nouveaux produits communicants que de rendre communicants les objets existants.

Hackable devices

Hackable devices

Les détails du projet compteur électrique « hacké » présenté se trouve sur http://hackable-devices.org/projects/tag/monitoring/

Lire aussi http://openenergymonitor.com. L’absence de connexion Internet a réduit la partie démonstration et le débat a évolué vers l’énergie et la meilleure façon de réduire sa consommation que ce soit dans les maisons individuelles que dans les entreprises.

Mesurer pour pouvoir comparer, comprendre et diminuer sa consommation. Il existe des concours d’économie d’énergie entre étages à La Défense pour moins consommer. Il existe des services de monitoring de l’énergie, les gens les utilisent une semaine et s’en désintéressent. Il est important de rendre ces services ludiques, les lier à des réseaux sociaux.

Deux marchés – celui du résidentiel individuel – à quoi sert le monitoring s’il n’entraine pas de changement de consommation et celui des immeubles tertiaires commerciaux – développement en cours de nombreuses sociétés comme Schneider Electric. Pour l’un des participants, la vraie baisse de consommation se fait sur l’isolation, le monitoring n’est qu’une petit partie du sujet.

Une imprimante 3D était également présente sur l’atelier mais n’a pas été mise en marche.

Council for the Internet of Things

Table ronde #3

Ensuite une dernière table ronde de clôture a eu lieu avec la présence de Regine Debatty, www.we-make-money-not-art.com, Jean-Baptiste Labrune, MIT, Alcatel Lucent / Bell Labs et Dominique Guénaux, d’Ubiquiet qui, ayant parcouru les différents ateliers nous a livré son rapport d’étonnement. Les mots clés mis en avant sont désinhibition, grande collaboration, inventivité, quète de sens, liberté d’expression et ambiguïté. Sur ce dernier point, ambiguïté – L’internet des objets n’est pas le monde « big brother » que l’on décrit souvent mais plutôt un monde de liberté.

Régine Debatty, artiste We make money not art a présenté un certain nombre de travaux d’artistes ayant rapport ou utilisant les techniques comme la RFID, les travaux comme Taryn Simon, Transatlantic Marine Cables, Reaching land. Certains sont plutôt négatifs comme preemtive média, zapped, anti Walmart. Annina Rust et son eRiceCooker

Enfin un projet étonnant, human bot où les personnes jouent le role des parties / fonction d’ordinateurs.

Council for the Internet of Things

Jean-Baptiste Brune, Bell Labs / Alcatel Lucent

Jean-Baptiste Labrune, Alcatel Lucent / Bell Labs a brillamment conclu la conférence avec ses travaux sur l’utilisation de matériaux naturels de type papier, bois pour la construction de circuits électroniques – diy:networks:tranducers. L’électricité existe très peu dans la nature. C’est parce que la plante bouge qu’elle conduit l’électricité, merci le vent.

Faire grandir des arbres pour leur donner des formes d’antennes (arbres fruitiers par exemple). Devenir un jardiner de l’internet des objets

Council for the Internet of Things

Albertine Meunier

La Soirée «Le monde de l’Internet des Objets»
 s’est poursuivi par un certain nombre d’installations et de présentations de produits hackés et d’objets communiquants comme le baby foot – Baby2Hit, qui tweete de hackable devices, la petite danseuse d’Albertine Meunier que l’on peut faire danser en lui envoyant un tweet, David Guez, Rodelphe el-Khoury et Nashid Nabian (représenté par Digitalarti), Natacha Roussel et son experientiae electricae, Kate Rich, et Olga Kisseleva ainsi qu’un Dorkbot, la présentation de 4 projets autour d’objets hackés / connectés en cours de production comme un concert de photocopieuses équipées de micro piezo-électriques.

Council for the Internet of Things

baby2hit, h:D

Une journée très riche en découvertes, en étonnement, en rencontres et en ouverture d’esprit.

Une vraie réussite pour cette première conférence sur l’Internet des objets à Paris organisée par Rob van Kranenburg avec l’aide et la participation de l’Epita, Experentiae Electricae, FING, Digital Arti, Nod-A, MCD, GS1, Cap Digital, Ile de France, CEA list, dorkbot, Hackable Devices- et le Council (Council France, Natacha Roussel).

Pierre Metivier

Council for the Internet of Things

Dorkbot

Quelques photos de la journée

Le compte-rendu de Rob van Kranenberg, Council

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