Highlights de la 2ème édition du Meetup de Paris dédié à l’Internet des Objets

Meetup IOT Paris #2

Meetup IOT Paris #2

Le 26 septembre 2013 s’est tenue dans les locaux de Kiss Kiss Bank Bank, la société de crowdfunding bien connue, la deuxième édition du Meetup Internet des Objets Paris, organisée par Olivier Mevel, Marc Chareyron de 23 de Enero, Pierre-Rudolph Gerlach, ancien de Violet et Rafi Haladjian, sen.se

80 inscrits (*) et plus de 50 en liste d’attente pour ce Meetup ont montré l’intérêt grandissant pour ce monde nouveau se dessinant en ce moment, un monde d’objets connectés aux contours flous sous les termes de quantify self, wearable technology, connected appliances, intelligent fabric mais aussi le M2M, la domotique, la santé mobile, les smart glasses, smart cars, smart grid, smart homes, star cities … un monde intéressant aussi bien des startups et des makers arduinesques et adorateurs de tartes à la framboise que des groupes comme Cisco, IBM, Microsoft, Bosch ou Orange pour ne citer que ceux là.

Pour cette deuxième édition, trois présentations très différentes et de longues séances de question réponses se sont enchainées et contrairement à certaines conférences plus traditionnelles, il n’y a pas eu de soucis de « Qui pose la première question ? » ; le format Meetup étant particulièrement propice à l’interactivité.

Romain Cochet et Gauthier Nadaud, Smiirl

Romain Cochet et Gauthier Nadaud, Smiirl

Un des aspects passionnants de l’internet des objets est qu’il permet de créer un lien entre les mondes physiques et virtuelles. Phrase un peu passe-partout mais bien illustrée par la première intervention – celle de Romain Cochet et Gauthier Nadaud, de Smiirl, qui ont partagé leur expérience pour développer ET construire Fliike leur compteur physique de fans Facebook.

Fliike, compteur de fan Facebook

Fliike, compteur de fan Facebook

L’idée est de permettre d’afficher physiquement, avec un objet plus proche des affiches des arrivées des trains à la Gare du Nord que d’un écran LCD, d’afficher donc le nombre de fans Facebook, d’un commerce, d’un café , d’un restaurant. 400 pré-commandes ont été enregistrées, 90 K visiteurs uniques se sont connectés sur le site, montrant un intérêt certain pour le projet. Dans un premier temps, Fliike sera vendu à l’unité, sans abonnement. Des services complémentaires sont prévus ainsi que d’autres produits. On n’a pas le droit de communiquer encore le prix de Fliike qui est donc de *** €, HT bien sûr. L’équipe entretient des relations de bon voisinage avec Facebook tout en reconnaissant une dépendance certaine liée à la bonne volonté du réseau social.

Rafi Haladjian, sen.se et Marc Chareyron, 23 de Enero

Rafi Haladjian, sen.se et Marc Chareyron, 23 de Enero

Rafi Haladjian, figure de proue de l’Internet des objets français, a présenté ensuite Sen.se à l’aide de petites phrases, morceaux d’un puzzle à reconstituer pour comprendre ce que sera sen.se.

« Bonsoir, je m’appelle Rafi et j’ai 52 ans et à 52 ans, on a tendance à raconter sa vie. » Suit une anecdote où il comprend que l’une de questions primordiales de tout développement est « how does it scale ? ». Les questions que se posent Rafi tournent autour de la scalability et de la motivation à se servir d’un objet connecté. « C’est quoi le smart ? Un objet connecté, c’est une télécommande, l’intelligence est coté utilisateur« .

Les objets de sen.se seront versatiles, bon marché, transparent (dans le sens (of course)) zero training), des learning channels. Il appartient à l’objet de comprendre ce que veut l’utilisateur. « La batterie, c’est la mort des objets connectés »(+1) mais le energy harvesting n’est pas suffisant pour le type d’objet que met au point sen.se.

Au début, coté connectivité, le projet a utilisé le Zigbee, puis 6LowPan, maintenant, c’est propriétaire / fait maison. Sur la production des objets en France, Rafi n’est pas tendre sur la difficulté de trouver des parteniares industriels « Pas d’historique financier positif, pas de chocolat« . « On travaille avec les chinois par ce qu’on peut travailler avec les chinois. » et il rajoute « Les chinois, c’est la partie simple dans le projet. » S’en est suivi un débat où d’autres porteurs de projet ont montré qu’il était possible de produire / coproduire en France. La dernière image présentée montre de mystérieux objets ovoïdes, sans aspérité, bien dans la suite du design Nabaztag et qui devraient contenir 4 à 6 capteurs.

Dans tous les cas, rendez-vous le 11 octobre sur sen.se . Pour être prévenu des développements du projet, mail vers touch@sen.se et pour en savoir réellement plus, il suffit de travailler sur le projet, surtout si vous êtes développeur jobs@sen.se

Uros Petrevski et Drasko Draskovic, WeIO, Nodesign.net

Uros Petrevski et Drasko Draskovic, WeIO, Nodesign.net

Dernier projet, celui d’Uros Petrevski et Drasko Draskovic, et WeIO sous le patronnage bienveillant de Jean-Louis Fréchin et Nodesign.net.  Un projet donc de plateforme de développement permettant de développer et programmer des objets avec une plateforme web. « WeIO is a Web of Things platform. It lets you connect and control your objects from any device using only your web browser. » dixit le site Web.

WeIO, c’est aussi du design, des usages et une touche de poésie. Au programme de la plateforme WeIO – innover, prototyper, produire et apprendre. « Penser les usages avant de faire du hacking de Linux« . Développer de NéoObjets, sans fil et sans soucis. La présentation n’est pas sans rappelée les premières présentations de Turbo Pascal, puis Delphi ou Borland C++. Les « anciens » comprendront et on ne peut que souhaiter à cette plateforme les succès connus par les produits cités précédemment.

Autour du grand sage, une effervescence dynamique a rempli les locaux de KissKissBankBank et animé ensuite de nombreuses discussions, ce qui laisse inaugurer d’autres Meetup passionnants et surtout des projets dans le monde des objets connectés qu’ils nous tardent de découvrir. Et puis cela m’a permis de nombreux échanges fort sympathiques avec des gens déjà connus ou découverts à l’occasion dont Franck, Virginie, Sophia, Rafi, Pierre-Rudolph, Marc, Olivier, François, Jean-Philippe, Philippe, Jean-Louis, Dimitri, Sylvain et Rémy de l’équipe de Twelve Monkeys Company (et leur parapluie connectée) que je cite souvent dans mes propres textes ou présentations de l’Internet des Objets et pardon à ceux que j’ai oubliés. Un FF qui ne peut tenir en 140 caractères.

A suivre … avec impatience.

Notes

Meetup IOT Paris

Meetup IOT Paris

(*) Micro coup de gueule -> A tous ceux qui se sont inscrits et qui ne sont pas venus (et j’en connais personnellement), soyez sympa de vous désinscrire la prochaine fois pour permettre à d’autres plus motivés de participer, please.

4 commentaires pour Highlights de la 2ème édition du Meetup de Paris dédié à l’Internet des Objets

  1. ticatag dit :

    Merci Pierre pour ton article vivant par ses petites phrases et ses illustrations 😉

    Par expérience, je ne dirai pas comme Rafi que « Les chinois, c’est la partie simple dans le projet. »
    Et bien-sûr, il est « possible de produire / coproduire en France »!
    J’ajouterai même qu’avoir à proximité son designer industriel et sa chaîne de production dans la même région nous a fait rattraper le temps des échanges avec les chinois, certes rapides mais sans résultats par manque de… compétence.
    Notre objet s’est avéré avoir des défauts de conception qui n’ont pas permis sa production : poubelle!

    Oui … le chinois n’est pas cher … mais ce n’est pas adapté à la phase de prototypage et de conception, voire à la 1ère montée en charge de la production …
    C’est ce que nous avons constaté dans notre projet.
    Si nous devons refaire appel à l’Asie, nous le ferons avec un cahier des charges bien ficelé, et que pour un souci de volume et de coûts.

    Par ailleurs, pour le succès des IoT, l’utilisateur est presque plus important que le débat incessant sur la délocalisation :
    Il ne faut pas perdre de vue notre proposition de valeur pour l’utilisateur final, c-à-d :
    Quel service lui apportera mon IoT pour satisfaire ce dont il a besoin?
    Sinon nous restons dans le gadget, et ce gadget n’aura qu’une vie car il ne sera pas indispensable…
    Ne lassons pas nos utilisateurs, rendons-leur service et nos IoT vivrons longtemps avec et pour nous… et ils seront profitables à notre économie !
    ~;)

    • Merci Sophie pour ce long et précis commentaire, pertinent aussi bien sur le sujet de la délocalisation que sur l’importance de satisfaire un besoin client.

      En espérant avoir la possibilité de voir rapidement en action les ti’Be de Ticatag et un jour leur présentation dans un prochain meetup Internet des objets.

      Cordialement

      Pierre

  2. […] de batterie comme l’a souligné Rafi Haladjian dans une conférence récente, "la batterie c’est la mort des objets connectés".  Et d’ailleurs, les premiers échecs apparaissent comme ce projet d’ours en […]

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