De l’écosystème des services mobiles sans contact NFC expliqué comme une course cycliste

New For Cycling

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Le vélo (de route) est un sport individuel mais aussi d’équipe comme vous le confirmera toute personne ayant roulé bien au chaud au sein d’un peloton ou pratiquant régulièrement ce sport dans un club. C’est donc un sport d’équipe aussi bien pour les cyclistes du dimanche que pour les pros, sur une course individuelle et encore plus sur un contre la montre par équipe.

Pourquoi ce billet autour du vélo aujourd’hui dans ce blog consacré à l’innovation et aux applications proposées par les technologies sans contact ? D’abord parce que l’auteur est un fan pratiquant et qu’il avait envie depuis longtemps de partager sa passion mais bien sûr cette raison en elle-même ne suffit pas. Plus sérieusement, on peut tirer quelques enseignements à partir d’analogies entre sport cycliste et la situation actuelle de l’écosystème du sans contact.

Etre dans une échappée et gagner la course ou l’étape, c’est le rêve de chaque coureur. Pour qu’une échappée réussisse alors qu’elle est composé d’éléments d’équipes différentes, il faut qu’elle prenne suffisamment d’avance sur le peloton. Chacun doit collaborer à l’échappée avant de la jouer perso. Une fois l’avance suffisante, à quelques kilomètres de l’arrivée, alors seulement, il est possible pour chacun de tenter sa chance suivant ses forces et son intelligence de course. Mais si la coopération n’est pas totale pendant la plus grande partie de l’échappée, si les arrières pensées individuelles prennent le pas sur l’intérêt commun, alors l’échappée est vouée à l’échec.

Les acteurs de l’écosystème du NFC se sont lancés dans une échappée (*) et ont pris une certaine avance sur les concurrents principalement américains (les grandes sociétés de type Amazon, eBay/Paypal ou Apple). Pour que les services mobiles sans contact se déploient, que le marché se développe, que les usages se multiplient, il faut que les sociétés composant cet écosystème très varié et souvent concurrentiel, prennent de l’avance sur le peloton en coopérant et réussissent à créer cette « interopérabilité » la plus complète possible sans arrière-pensée, seule garantie de réussite.

C’est ce qui s’est passé au départ de l’échappée, de l’aventure du sans contact en France avec des travaux communs, acceptés et partagés dans toutes les équipes. Avec le temps, des frictions sont apparues, que ce soient entre les équipes (celles des opérateurs télécom, des fabricants de puces, de SIM, de TSM) voire au sein d’une même équipe. Les alliances sont souvent fragilisées par des considérations individuelles de marché, et les accords sur le papier sont mis à mal sur le terrain. Ça se regarde dans l’échappée, les relais ne sont plus aussi efficaces. Rajoutons une difficulté : dans les équipes cyclistes, il y a un leader désigné pour qui les équipiers roulent ; dans les équipes industrielles, il n’y pas de leader officiel même si les acteurs les plus importants de chaque équipe jouent ce rôle : citons par exemple Orange en France, clairement l’acteur le plus actif dans l’échappée pour l’équipe des télécom.

Tour de France 2013

Tour de France 2013

Enfin,  comme dans toute échappée cycliste lorsqu’elle échoue, l’énergie mise à la lancer, à l’animer, est perdue et les coureurs n’ont plus aucune chance pour la victoire finale. Dans le cas industriel, ce sont les investissements en temps, en énergie, en ressources – humaines et financières qui seront perdus en cas d’échec.

Dans l’état actuel de la course, l’échappée a de grandes chances de réussir, l’avance est réelle, en particulier en terme de qualité des sociétés la composant et des infrastructures mises en place. Mais la course est loin d’être finie. Le peloton, composé d’équipes non représentées à l’avant (comme les Amazon, eBay/Paypal, Apple), de coéquipiers de l’échappée (Buyster, SMoney, Kwixo, PayLib,…) n’est pas loin. Ces coureurs attendent le regroupement pour contre-atttaquer, sans oublier Google, présent dans l’échappée et dans le peloton. La course est encore longue et donc, à tous les coureurs de l’échappée, pensez d’abord à collaborer avant de gagner. En restant solidaire, vous gagnerez ensemble cette course, sinon…

A suivre … dans la roue et sur ce blog !

Pierre Métivier

(*) Pour les spécialistes de la petite reine, la vraie analogie serait plutôt un coup de bordure plutôt qu’une échappée dans le sens où l’écosystème NFC est de taille importante, comprenant un grand nombre d’acteurs, et donc le peloton des industriels est coupé en deux – les acteurs traditionnels, plutôt européens, opérateurs télécom, banquiers, industriels de la carte à puce, fabricants de mobiles, et de l’autre, les sociétés plutôt américaines, en provenance de l’internet et de la micro-informatique.

Un commentaire pour De l’écosystème des services mobiles sans contact NFC expliqué comme une course cycliste

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