Archives mensuelles : mars 2014

5th Internet of Things European summit – un compte rendu – 1ère partie

Internet of Things Conference Bruxelles

Internet of Things Conference Bruxelles

Pour la 5ème fois, Bruxelles a accueilli la Conférence annuelle européenne sur l’internet des objets, un lieu de débats et d’échange avec des acteurs privés, que ce soient des grands groupes comme Cisco et IBM ou des pure players comme AlertMe ou ThingWorx, ainsi qu’avec des acteurs publics principalement européens autour des sujets liés au déploiement, à la sécurité, la vie privée et bien d’autres. Une occasion de voir une fois de plus qu’il n’y a pas un seul Internet des objets mais de nombreuses instanciations différentes ce qui rend le débat encore plus riche.

L’idée d’une conférence européenne (dans le sens communauté européenne) n’a rien d’étonnant. L’Europe est depuis longtemps très présente sur le sujet, aussi bien dans sa version RFID que M2M et de nombreux groupes travaillent à un déploiement soucieux des citoyens de la communauté. Cet événement a permis de passer en revue un grand nombre de ces initiatives entreprises aussi bien niveau technologie, normalisation ou protection des citoyens par l’Europe.

Ce premier compte rendu rendra compte (pléonasme volontaire) de la première journée de conférences consacrée au financement de l’ Internet des objets, à son développement et son impact sur la société à travers la Smart City et le Smart Home (la ville et la maison intelligente ou connectée) ainsi qu’à trois keynotes inaugurales. Notes twittesques, bribes de citations, liens et commentaires à la volée formeront, comme souvent dans ce blog, le canevas de ce billet.

Session 1 – Trois Keynotes

5th Annual Internet of things European Summit - Session 1

5th Annual Internet of things European Summit – Session 1

Qu’avons-nous accompli en Europe et qu’est-ce qui doit être fait sont deux questions parmi d’autres posées par Carl-Christian Buhr, membre du Cabinet de la vice-présidente Nelly Kroes, de la Commission européenne  L’internet des objets est en route mais il faudra plus de temps pour le mettre en place que beaucoup ne le prévoit. Il y a besoin d’une infrastructure, de connectivité, de protocoles, de sécurité – un énorme problème. Qui va développer les plates-formes ouvertes de l’Internet des objets ? Les smartphones sont déjà des outils dans nos poches et nos sacs pour y accéder. Nous avons besoin du cloud et de fréquences (spectrum). Avons-nous besoin d’une politique spécifique, de lois nouvelles pour l’Internet des objets ? Nous (la Commission européenne) avons beaucoup fait déjà sur la RFID, des travaux qui peuvent être utilisés pour l’internet des objets et en particulier sur le contrôle de la vie privée. (Exemple du PIA – Privacy Impact Assesment – NDLR). De nombreuses questions donc pour aborder ces deux jours de conférences.

Ilkka Lakaniemi présente Fi-Ware – une plate-forme pan-européenne pour développer l’innovation autour des applications de l’Internet du futur à travers des partenariats public-privé ainsi qu’une Conférence européenne sur l’Internet du Futur.

Enfin, Geoff Mulligan, US presidential fellow on Cyber-Physical Systems et fondateur, IPSO Alliance  Il montre une ampoule connectée IPv6, se dit excité à ce sujet mais n’impressionne pas son épouse avec son ampoule. Pour Geoff, le CPS pour Cyber-Physical Systems, c’est l’Internet des objets plus son « Contrôle » Il présente le projet SmartAmerica  et avance un chiffre de 500 mio de $ de budget. Ce projet sera présenté prochainement à la Maison Blanche. Sur le site du Défi SmartAmerica, on trouve la phrase suivant « Cyber-Physical Systems – ce que certains ont appelé un internet des objets. » Le CPS se veut clairement au-dessus de l’internet des objets et souhaite englober le contrôle de tous les objets connectés pour ne pas dire les contrôler. Réaliste et/ou hégémoniste ?

Session 2 : Financement de l’ Internet des objets

Donner accès à la fois au financement public et privé est un ingrédient essentiel pour les entrepreneurs et les start- ups pour développer et commercialiser des produits novateurs de l’Internet des objets. Les responsables politiques européens et les investisseurs privés reconnaissent que c’est un facteur clé pour la croissance économique et que cela contribuera à accélérer la compétitivité européenne.

Mischa Dohler, Board of Directors, Worldsensing and Professor, Kings College London  n’est pas tendre avec les VCs européens. « En Europe , les VCs vous donne de l’argent lorsque vous avez un produit et des clients« . Beaucoup d’entreprises vivent sur les financements FP7, sans contrôle ni vérification du travail fourni et peuvent recommencer. Le plan Horizon 2020 semble prendre en compte ses dysfonctionnements. Conseils aux startups, la réussite d’un financement de type crowdsourcing est un bon signe pour les VC et donc il faut mieux limiter son objectif pour avoir plus de chance de le réussir. Autre questionnement, tous ses financements européens iront-ils réellement aux startups ou aux PMEs ou seront ils aspirés par les grands groupes ? L’Europe peut vraiment aider sur l’espace B2B. Un dernier conseil au startup – être un #2 (MeToo) sur un nouveau marché et devenir #1 avec un meilleur produit et un financement adapté. Une présentation pleine de bon sens qu’on souhaiterait écouter par les dirigeants de la Communauté Européenne.

Toujours sur le financement de l’ Internet des objets, Géraldine Andrieux-Gustin, coordonnatrice, COWIN et associé principal, Yole Finance, présente Cowin, une initiative autour des systèmes miniaturisés intelligents  . Horizon 2020 devrait soutenir la croissance des petites entreprises. Les investisseurs privés ne veulent pas investir dans un ensemble – nouvelle technologie , nouvelle équipe , nouveau marché. A la question, faut-il mieux se lancer aux États-Unis ou en Europe, sa réponse est Localisation – localiser votre entreprise près de vos clients et non près de vos investisseurs .

Enfin Paul Higgins, co-fondateur de Crowd Valley le présente et Charalampos Doukas, Technical Co-ordinator, COMPOSE EU Project and Senior Researcher fait de même avec CREATE -NET.

5th Annual Internet of things European Summit - Financement

5th Annual Internet of things European Summit – Financement

Session 3 – 1ère Partie : Développer l’Internet des objets et son impact sur la société : Le Smart City

Les villes vont jouer un rôle majeur dans le traitement de la plupart des défis cruciaux de l’avenir, y compris le changement climatique, le développement économique, la santé publique et des populations vieillissantes. Les « smart » technologies offrent de nouvelles possibilités et des réponses positives dans l’approche de nombre de ces défis.

Thibaut Kleiner, chef d’unité, Technologies des réseaux, de la Commission européenne , rappelle que le 1er programme Européen sur le sujet date de 2009, mentionne trois Smart City européennes, Madrid, Barcelone et Santander.

Paris et les particules fines

Paris et les particules fines

Jonathan Steel, AirSensa et Change London  présente une feuille de route pour trouver des solutions technologiques pour réduire la pollution de l’air dans les villes.  « Vous ne pouvez pas gérer ce que vous ne pouvez pas mesurer ! » citant/ paraphrasant la célèbre phrase de Lord Kelvin. Jonathan  parle de l’importance de  l’étalonnage et la qualité des capteurs pour mesurer les particules. Un programme qui se rapproche de l’initiative Citoyens Capteurs en France que nous avons déjà présenté dans ce blog et particulièrement d’actualité cette semaine en région parisienne.

Pour Francisco Jariego, Director of Industrial Internet of Things, Telefónica Digital, les Smart Cities, c’est le cloud et l’Internet des objets, mais ce n’est pas seulement de la technologie. Présentation de Smart Santander sur Slideshare. Apprendre des expériences actuelles et trouver le bon modèle d’affaires.

Josep Ramon Ferrer i Escoda, Director of Smart City Programmes, Barcelona City Council, présente pas moins de 22 programmes Smart City dans sa ville en 2014 – toujours sur SlideShare.

Joseph Bradley, Managing Director, Cisco Consulting Services Internet of Everything Practice. Tout comme Geoff Mulligan et le CSP, Cisco utilise sa propre expression, the Internet of Everything, l’Internet de toute chose regroupant les personnes, les données, les processus, les choses. Ce qui fait la différence pour Cisco, c’est de faire sens de tous ces objets connectés. S’en suivent des prédictions chiffrées aussi impressionnantes qu’invérifiables comme par exemple un chiffre d’affaire de 412 mds $ sur le marché de la productivité des employés dans le secteur public entre 2013 et 2022. Pour Joseph, l’Internet de toute chose pour les villes, c’est la bonne approche et une approche rentable à condition, néanmoins, de trouver la  » killer » app. Hic !

5th Annual Internet of things European Summit - Smart City

5th Annual Internet of things European Summit – Smart City

Enfin Tiziano Modotti, Product Manager, Eurotech, présentent des exemples d’utilisation de « Building Blocks » M2M dans les applications Smart City.

Session 3 – Partie 2 : Développer l’Internet des objets et son impact sur la société : La Smart home ou la Maison Connectée

Un autre exemple de la façon dont l’internet des objets peut bénéficier à la vie quotidienne des citoyens est la maison connectée. Elle offre la possibilité de créer un environnement convergent liant la gestion de l’énergie (et économies correspondantes), la sécurité, les soins de santé et l’aide à domicile sans oublier le volet divertissement. Un débat animé par Tom Kerber, Director, Research, Home Controls and Energy, Parks Associates.

5th Annual Internet of things European Summit - Cees Links

5th Annual Internet of things European Summit – Cees Links

Cees Links, Founder and CEO, GreenPeak Technologies  rappelle que le Wifi et le Bluetooth ont été inventés en Europe. Les européens sont meilleurs dans l’invention que dans la vente et le marketing de ces inventions (c’est à dire moins bon dans  l’innovation NDLR). Le standard Wifi est maintenant détenu par Intel qui a acheté le portefeuille des brevets correspondant selon Cees Links. Zigbee est une version à faible consommation de Wifi adaptée pour la Smarthome. Cees décrit le déploiement de la Smarthome en trois étapes : 1 – Setup Box, 2 – Gestion de la sécurité, des soins à domicile et de l’énergie, 3 – Intégration consciente à l’environnement (awareness).

Dans 10 ans, chaque maison possèdera plus 100 appareils Zigbee. Autres technologies pour la maison : Bluetooth y compris BLE 4.0, Wifi et Zigbee. EnOcean et Ant + sont rejetés comme propriétaires, le  NFC n’est même pas mentionné et le mobile non considéré comme télécommande potentielle de la smarthome. La raison sous-jacente de cette ignorance du mobile dans le smarthome est simple : le zigbee n’est pas intégré au mobile et ne peut donc servir de télécommande dans un environnement Zigbee. Les consommateurs décideront. NDLR.

Qui va être l’acteur du déploiement de l’équipement de la maison intelligente – Les opérateurs télécoms peuvent subventionner l’équipement, l’installation et facturer un abonnement mensuel, une approche plus efficace que le marché du bricolage, ou l’installation par le particulier d’après Cees Links.

Jody Haskayne, AlertMe,  un pure player de la smart home, trois étapes également, gestion de l’énergie, puis suivi des différents composants de la maison avant de passer à son automatisation.

Pierre Colle, CTO, Residential Control Business, Schneider Electric, est favorable à une collaboration entre tous les acteurs de la smarthome, ne croit pas un produit qui ferait tout. « No one-size fit all ».

Anne-Lise Thibelemont , Sr Dir ., Qualcomm , Inc présente l’Alliance AllJoyn. Et si Cees était discret sur l’utilisation du smartphone dans la maison connectée (et nous avons expliqué pourquoi), Anne-Lise met le mobile en son centre, Qualcomm vendant des circuits intégrés et autres puces pour mobile.

5th Annual Internet of things European Summit - Smart Home

5th Annual Internet of things European Summit – Smart Home

Enfin Robert MacDougall, Head of Enterprise Regulation, Vodafone parle de la régulation autour de la maison intelligente.

Fin d’une première journée passionnante. La deuxième partie sera consacrée aux liens entre Cloud Computing, Big Data et Internet des objets, à la gouvernance et la normalisation et la question de la confiance auprès des citoyens.

A suivre donc dans un prochain compte rendu.

Pierre Métivier

Pour aller plus loin

  • Un reportage photo de l’événement sur Flickr.
  • Saluons les deux grands animateurs de l’événement, l’américain Nigel Cameron, President & CEO du Center for Policy on Emerging Technologies  et le néerlandais Rob Van Kranenburg, fondateur du Council of the Internet of Things (*) and Community Manager de Sociotal.eu
  • Un article sur l’ Internet of (every) thing
    « As the evolution of the Internet suggests, IoE [four pillars: people, process, data, and things] builds on top of IoT [one pillar: things]. In addition, IoE further advances the power of the Internet to improve business and industry outcomes, and ultimately make people’s lives better by adding to the progress of IoT. »

(*) dont l’éditeur de ce blog est membre.

Mobile World Congress 2014 : un compte rendu spécial NFC et Internet des objets

Mobile World Congress 2014

Mobile World Congress 2014

Le Mobile World Congress, le grand rendez-vous annuel de l’industrie mondiale du mobile dans toutes ses composantes, s’est achevé jeudi 27 février avec, en invité d’honneur, Mark Zuckerberg. La présence du fondateur de Facebook à Barcelone montre bien la reconnaissance réciproque des deux univers – celui des réseaux sociaux et celui de la mobilité, les deux étant de plus en plus intimement liés ; le rachat de WhatsApp par Facebook en étant le dernier exemple spectaculaire.

Il y a et il aura de nombreux compte-rendus de cette conférence, en particulier sur les nouveaux modèles de mobiles, plus grands, plus brillants, plus rapides, plus courbés, … Ce billet se focalisera sur les sujets chers à ce blog – le sans contact / NFC et un zeste d’internet des objets.

Fleur Pellerin au MWC

Fleur Pellerin au MWC

Commençons par le NFC. Une expression pour résumer – omni-présent. Le Mobile World Congress est LE salon de l’écosystème NFC (des fabricants de mobile aux opérateurs telecom et passant par les fabricants de SIM, de TPE, de TSM et de développeur d’applications). Seuls les fournisseurs de services n’exposent pas même si nous en avons rencontré de nombreux en visite. Les acteurs français y sont très représentés, entreprises de toutes les tailles ainsi qu’acteurs publics dans le domaine de la technologie et de l’innovation, et il est quasi-impossible de les citer toutes. La présence de Fleur Pellerin pendant deux jours et sa visite remarquée sur le pavillon France confirment bien l’intérêt que porte les pouvoirs publics au soutien de la filière sans contact.

Coté produits et services, qu’avons-nous retenu ?

Sam Shrauger, Visa talking HCE at Mobile World Congress

Sam Shrauger, Visa talking HCE at Mobile World Congress

Les annonces Visa Inc et Mastercard autour du HCE déjà évoquées dans ce blog, ont, comme prévu, alimenté les conversations, les deux sociétés étaient présentes. Sam Shrauger, de Visa Inc, a enfoncé le clou sur la présence de Visa dans le cloud dans la table ronde consacrée au NFC. Et sur le stand Visa, en plus les solutions « traditionnelles » à base de SIM comme Secure Element en relation avec les opérateurs mobiles comme celles de la Caixa ou de BNPParibas, on pouvait trouver une « démo » de la solution HCE de BankInter, sans l’utilisation de la SIM comme Secure Element physique. Cette dernière solution est en test chez les employés de la banque avant un déploiement prévu pour Q2, 2014.

Shopping solution by Orange at Mobile World Congress 2014

Shopping solution by Orange at Mobile World Congress 2014

De l’autre coté de l’écosystème, les opérateurs et en particulier Orange ne se laissent pas démonter. Sur le stand de ce dernier, on pouvait voir des démonstrations d’Orange Cash, une solution de carte de paiement pré-payé qui se souscrira directement en ligne, sans passer par sa banque, paiement universel à la fois sur TPE traditionnel mais aussi en ligne, en compétition avec Paypal et tous les outils équivalents. Et toujours chez Orange, une démo shopping avec la startup dejamobile, permettant la sélection des articles avec son mobile sur des étiquettes ESL (Electronic shelf labels équipés NFC) et le paiement sur TPE avec mise-à-jour de la carte de fidélité et des coupons, le tout développé avec des outils à base d’API Orange. Une offre complémentaire aux solutions TSM, plus simple à mettre en œuvre, disponible dans les prochaines semaines qui devrait intéressée de nombreux fournisseurs de services. Gemalto aussi présentait une solution shopping et Oberthur et Ingenico affichaient leur coopération en terme de couponing. Oberthur toujours montrait entre autres des solutions de transport y compris UGo, la solution mise en place à Strasbourg sans oublier Airtag sur le shopping ou C-Sam sur les wallet.

Think & GO NFC at Mobile World Congress 2014

Think & GO NFC at Mobile World Congress 2014

Mais le NFC, comme les lecteurs de ce blog le savent bien, ce n’est pas que du paiement et du commerce, et l’on trouvait de nombreuses autres applications et solutions partout dans le salon. Connected city, la partie du salon consacrée au Smart Cities et home avait une forte coloration NFC avec de l’accès – Assa Abloy ou de l’identification et de nombreux acteurs européens et asiatiques. Et au détour des stands, on pouvait trouver des écrans interactifs NFC, permettent un échange directement entre l’écran et le mobile NFC (avec les lecteurs NFC intégrés dans différentes parties de l’écran) comme ceux de Think & Go NFC ou permettant la sélection sur l’écran avec les doigts avant échange sur un lecteur de tags à coté de l’écran – AQ corp. Coté marketing communication, en plus des portes-clés habituels, nos avons ramené un dessous de verre à bière connecté NFC et des stylos toujours avec tag NFC !

Broadcom at Mobile World Congress 2014

Broadcom at Mobile World Congress 2014

Pour les fabricants de puces, le plus actif sur le salon dans le domaine du NFC était clairement Broadcom mais on trouvait aussi du NFC chez NXP bien sûr ou chez STMicroElectronics ; Qualcomm et Intel communicant plutôt autour de l’Internet des objets, des objets connectés et des wearables. Broadcom, de nouveau, associait ensemble dans ses présentations Internet des objets, Wearables et NFC, ce qui correspond clairement à notre point de vue souvent exprimés dans ce blog. Le NFC est une des technologies présentes dans l’Internet des objets.

Firefox au #MWC14

Firefox au #MWC14

Pour les fabricants de mobiles et d’OS et en l’absence de Google et d’Apple, tous les grands fabricants intègrent en standard le NFC dans leur smartphones moyens et haut de gamme, que ce soit sous Android ou Windows Phone sans le mettre particulièrement en avant. Deux nouveautés – le support annoncé par la fondation Mozilla du NFC dans Flame, une prochaine version de Firefox OS et Alcatel One Touch intègre maintenant le NFC dans un grand nombre de ces mobiles (Idol 2 et Idol 2 Mini S) plutôt commercialisés à l’export.

Nokia NFC-enabled double screen project at #MWC14

Nokia NFC-enabled double screen project at #MWC14

Chez Nokia, INdT, un centre de recherche de la société à Manaus, Brésil, présentait une application permettant, après association par NFC, le partage des photos en temps réel sur deux mobiles, chaque mobile pouvant voir les photos prises par l’autre mobile y compris avec un écran partagé et les stocker. Impressionnant et avec des utilisations type événements et fêtes à développer.

Tag reading at Mobile World Congress 2014

Tag reading at Mobile World Congress 2014

La conférence elle-même intègre totalement le NFC. Des tags d’information NFC jalonne par centaines le Mobile World Congress, des tags gérés par la société française Connecthings et sa plateforme AdTag. Des écrans interactifs d’information permettaient aussi de récupérer de nombreux documents grâce à son mobile NFC. On pouvait également joué avec son mobile NFC et gagner (encore) des bières ou commander des repas avec son mobile et le récupérer plus rapidement grâce au NFC.

GSMA app  Connect feature at Mobile World Congress 2014

GSMA app Connect feature at Mobile World Congress 2014

L’application mobile GSMA elle-même utilise intensément le NFC en permettant des échanges de cartes de visites de mobile à mobile sous de multiples OS, ainsi que l’accès physique à la conférence. Cette application était également disponible sur iOS et grâce la distribution gratuite du Cashwrap d’Incipio, une coque NFC pour iPhone aux congressistes, elle permettait aux utilisateurs d’iPhone de tester les services apportés par la technologie NFC.

NFC Vending machine, Metro station Espanya at #MWC14

NFC Vending machine, Metro station Espanya at #MWC14

En dehors de la conférence, dans la station de métro Espanya, point de passage très fréquenté pour se rendre au salon, un automate (comme ceux de Selecta) offrait des accessoires pour mobile (casques, recharges, coque) tout en acceptant le paiement sans contact.

Intel IOT dev at Mobile World Congress 2014

Intel IOT dev at Mobile World Congress 2014

L’Internet des objets était également omni-présent sur le salons, dans toutes ses version, smart home, smart city, M2M et objets connectés de toutes sortes. De nombreuses voitures y compris un immense stand Ford mais aussi BMW et Tesla, des plateformes de développement chez Cisco, Intel ou SAP, mais aussi des brosses à dents connectées chez Procter & Gamble / Oral-B / Braun, la fameuse Smart doll de Danny Choo, les chaussures connectées par NXP ou le bracelet FitBit fortement promu sur l’événement à travers un concours qui a permis à votre serviteur de savoir que, sur la seule journée de mercredi, il avait marché 17811 pas et parcouru 12,81 km, la plupart dans le salon. Et puis, de nombreuses participants portaient fièrement des Google Glass.

A noter une présence discrète des beacons à travers le MWC Challenge, une animation de la société Mobisfera et quelques stands présentant des solutions associant NFC et beacon (rappelons que ces technologies sont complémentaires et non exclusives) comme le français Chlorophyll Vision.

Asia NFC Alliance at Mobile World Congress 2014

Asia NFC Alliance at Mobile World Congress 2014

Avant de conclure, un dernier mot sur l’annonce pendant le Mobile World Congress de la création de la « Asia NFC Alliance« , une association d’opérateurs en provenance du Japon, de Corée du Sud, de Taiwan et de Hong Kong devant un grand nombre de journalistes asiatiques. Le but de cette alliance est de faciliter le déploiement de services sans contact NFC dans la région. Les opérateurs asiatiques confirment par la même non seulement leur engagement dans le déploiement de services utilisant le NFC mais en s’associant, montrent leur volonté d’exporter ces services dans d’autres régions y compris l’Amérique du Nord et l’Europe. Espérons que l’Europe saura également s’organiser en ce sens, elle en a la structure politique ainsi que les sociétés leaders sur le marché. Il manque juste une volonté commune de s’associer en ce sens.

Une édition dynamique et passionnante du Mobile World Congress avec son lot de nouveautés,  d’annonces et de nombreuses promesses en particulier dans le domaine du NFC qu’il reste à confirmer dans les mois qui viennent.

Para seguir …

Pierre Métivier

Pour aller plus loin