Un objet connecté peut en cacher un autre : exemples de l’eau et de l’électricité.

Un objet connecté peut en cacher un autre

Un objet connecté peut en cacher un autre

Les lecteurs de ce blog le savent : l’internet des objets n’est pas uniquement celui des objets connectés grand public. A côté des montres, bracelets et autres « wearables« , il y a des applications multiples partout dans le monde industriel, dans la santé, dans l’agriculture, et bien d’autres avec des implications sociétales nombreuses. (Voir en bas de ce billet de nombreux cas.)

Flower Power (c) Parrot

Flower Power (c) Parrot

Nous avons déjà donné comme exemple de ces objets connectés grand public, les Parrot Flower Power qui permettent à leurs heureux possesseurs de connaitre la santé de leurs géraniums favoris et en particulier de savoir quand les arroser. Le principe d’analyser le sol à l’aide de capteurs peut également s’appliquer à des surfaces beaucoup plus grandes que les quelques centaines de cm² des pots des terrasses des beaux-quartiers parisiens.

weenat-hp-30-plus2Appliquer le même principe à un champ cultivé en Europe ou en Afrique et vous développez une « smart » agriculture ou une agriculture raisonnée. C’est ce que propose la société lilloise Weenat avec son réseau de capteurs indépendants, connectés à travers le réseau Sigfox, capable d’apporter à l’agriculteur des informations précises afin d’arroser et de fertiliser à bon escient, ni trop ni trop peu, sur des surfaces qui se mesurent en hectares. Cela permet de meilleurs rendements,  une réduction de l’utilisation des engrais et une meilleure gestion de l’eau, ce dernier sujet d’autant plus important dans les pays en qui en manquent cruellement.

bubble-one

Bubble One (c) The Bubbles Company

Autre exemple, l’électricité. La société The Bubbles Company, récente lauréate d’un prix au congrès S3C, propose une borne permettant aux utilisateurs de recharger leurs mobiles dans des lieux publics. L’idée est simple. Un commerçant installe un Bubble dans son magasin, son bar et offre aux visiteurs, clients et autres touristes de passage la possibilité de recharger leurs mobiles. En attendant, bien sûr, ils sont dans le magasin et peuvent se laisser tenter par des achats. Tout le monde s’y retrouve. Le commerçant obtient également des informations supplémentaires sur les clients, les Bubbles étant équipés de balises BLE. Une application permet bien sûr de localiser les Bubbles dans la ville.

Alstom - We share the power

Alstom – We share the power

Ce même principe consistant à proposer de l’énergie est proposé à travers un projet financé par le programme WeShareThePower de la société Alstom. Nous passons des magasins des Champs-Elysées aux villages de Zambie. Financé par une ONG, un générateur d’électricité alimenté par des panneaux solaires, rechargent aussi bien les mobiles des habitants des villages alentours non connecté au réseau électrique, que des batteries plus puissantes capables d’alimenter des maisons pour plusieurs jours (ce qui n’est pas sans rappeler le PowerWall, nouveau projet d’Elon Musk, Tesla, un micro-grid individuel, autour d’une alimentation électrique et d’une batterie pour maison) . Les mobiles sont un vecteur important de progrès en Afrique, en particulier depuis le lancement des services de transfert d’argent comme MPesa, MTN Mobile ou Orange Money. Offrir des stations de recharge à ses mobiles sur les territoires les plus reculés participe bien sûr à leurs  désenclavement.

Ces quatre projets ont leurs utilités, leurs business models et leurs clientèles. Ils sont basés sur des concepts proches de services mais avec des déclinaisons bien différentes et des impacts sociétaux sans aucun commune mesure. C’est cela aussi la diversité de l’internet des objets. Ceci dit, avec la COP 21, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, espérons que les projets les plus sociétaux, avec un impact réel sur les populations, sur la planète, autour de l’eau et de l’énergie, soient mis plus régulièrement mis en valeurs dans les médias et surtout implémentés.

A suivre.

Pierre Métivier

Pour aller plus loin

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A propos Pierre Metivier

Responsable pendant 25 ans du développement de produits et services dans plusieurs entreprises d’informatique, de logiciels et de l’Internet (notamment Commodore, Apricot, Borland Intl, CompuServe, AOL) dont cinq ans passés aux Etats-Unis. Spécialiste des services mobiles et objets connectés, il a été délégué général du Forum SMSC et est l’auteur de l’ouvrage de référence « Le mobile NFC, télé-commande de notre quotidien » (2015) ainsi que du Blog « Avec et sans contact ». Il est aujourd’hui expert et enseignant / formateur en gestion des innovations numériques à forte valeur ajoutée utilisateurs à l'EISCI (Mardis de l'Innovation, Club de Paris des Directeurs de l'Innovation).

2 réflexions au sujet de « Un objet connecté peut en cacher un autre : exemples de l’eau et de l’électricité. »

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