Archives pour la catégorie Innovation

Quel point commun entre un maillot de foot, des chiens détecteurs du coronavirus, de faux sacs Louis Vuitton et des couteaux connectés ? NFC inside, what else !

NFC inside what else !

Le protocole de communication NFC est la « technologie » derrière les cartes de paiement sans contact dont l’utilisation a explosé avec la pandémie actuelle. Elle se retrouve également dans de nombreuses cartes de transport dont le Navigo francilien ou les cartes d’accès aux entreprises.

Les lecteurs fidèles le savent bien. Le NFC peut être utilisé pour de nombreuses autres applications très variées. Dans ma revue de presse sont apparus ce jour un maillot d’une équipe de foot de 1ère division, des chiens renifleurs du coranivirus en Finlande, de faux sacs Louis Vuitton en Chine et des couteaux connectés. Tour d’horizon rapide de ces quatre applications.

OM et NFC

OM et NFC (c) SportBuzzBusiness

SportBuzzBusiness – Puma dévoile un maillot Third « connecté » de l’Olympique de Marseille

Extrait de l’article « Pour faire vivre et entretenir sa relation avec les acheteurs du nouveau maillot third, l’équipementier et l’OM ont installé une puce NFC qui offrira de nombreuses dotations « money can’t buy ». Présente en bas du maillot, la puce sera à scanner régulièrement depuis l’application du club, OM App. »

Chien renifleur finlandais (c) TopTunniste

Chien renifleur finlandais (c) TopTunniste

Blog de TopTunniste – A l’aéroport d’Helsinki, la formation des chiens à la détection du coronavirus est améliorée grâce à la technologie NFC (VF)

Adapté de l’article « Le dressage de chiens introduit une solution basée sur la technologie RFID (et plus exactement NFC) pour réduire la quantité de travail manuel, comme la gestion des échantillons, la documentation et le suivi de l’apprentissage des chiens. Cela accélère et améliore la formation. »

L’article en finlandais

Louis Vuitton (c) Complex

Louis Vuitton (c) Complex

Complex – Louis Vuitton Busts Up Massive Fake Bags Operation in China

Adapté de l’article « Une vaste opération de contrefaçon a récemment été découverte, qui a permis la production de milliers de faux sacs Louis Vuitton. Un rapport du Women’s Wear Daily de mercredi détaille l’effort de contrefaçon, qui aurait vu un représentant des ventes (depuis licencié) du magasin Louis Vuitton de Guangzhou jouer un « rôle clé » dans l’affaire. Selon le rapport, le représentant avait « sciemment vendu » des sacs non encore sortis à des fabricants de faux sacs à un prix haut de gamme afin de faciliter la vente de sacs contrefaits en même temps que la sortie des vrais sacs » ou même avant , tout en réalisant un profit personnel. »

Pour éviter les contrefaçons, de nombreuses entreprises du luxe équipent leurs produits haut de gamme d’une étiquette NFC, étiquette inaccessible aux consommateurs (et aux contrefacteurs), que seuls les inspecteurs de la marque peuvent lire,  garantissant leur authenticité. Il peut également se trouver une étiquette NFC destinée aux acheteurs, permettant d’accéder à des informations spécifiques, opération de fidélisation comme sur l’exemple du maillot de l’OM.  D’après les articles, les sacs contrefaits en question étaient déjà équipées d’une étiquette NFC mais ils ne précisent pas de quelle type d’étiquette (public ou privé) il s’agissait et si la technologie a joué un rôle dans la découverte de l’escroquerie.

Tweet YesItIs

Tweet YesItIs

Twitter YesItIs – Profitez de Cap’Iot pour découvrir notre solution de couteaux connectés

«  En approchant leur smartphone de la puce, vos clients pourront accéder à son contenu, sans télécharger d’application au préalable : certificat d’origine, conseils, contact ou tout type d’informations que vous souhaitez leur mettre à disposition. »

Le site YesItIs

Fidélisation, santé, contrefaçon ou promotion, ce sont les quatre applications du jour parmi des milliers d’autres. Et vous, quelle sera votre prochaine application utilisant du NFC ?

A suivre

Pierre Métivier
@PierreMetivier

Pour aller plus loin

 

 

 

Les technologies numériques sont-elles la solution pour gérer et sortir de la crise liée à la pandémie de Covid-19 ?

Technologie et covid-19

Technologie et covid-19

Nombreux sont les articles et communiqués de presse promouvant des technologies en particulier numériques pour gérer et accélérer la sortie de crise, aussi bien côté économique que sanitaire. Blockchain, intelligence artificielle, IOT, smart city, smart building, smart home / domotique, NFC / RFID, et informatique quantique vont nous sauver de ce mauvais pas. Il n’y a plus qu’à. En marge de la technologie, l’innovation est aussi de la partie. Ceci dit, d’autres articles sont plus prudents et dénoncent ce solutionnisme technologique à tout crin. Quelle est la réalité derrière les technologies proposées ? Sont-elles des solutions opérationnelles, déployables à grande échelle, de simples opportunités de communication ou des technologies en recherche de problèmes à résoudre ?  Petit tour d’horizon à travers une revue de presse franco-françaises d’articles généralistes ou spécialisées, d’annonces d’entreprises industrielles et de tribunes de sociétés de conseils, un tour d’horizon forcément partiel et probablement partial, sans conclusion définitive, bien entendu.

Et d’abord, la blockchain et la sortie du livre blanc « La blockchain dans le monde d’après », publié par Havas Blockchain avec une préface claironnante de Jacques Séguéla « Tech sans affect n’est que ruine de l’homme. Tech sans Blockchain, ruine de la publicité. A chacun de choisir son destin, en être ou ne pas être. Comment hésiter ? » (1)  Pour les auteurs de ce document, la blockchain est au cœur des enjeux sanitaires (Chapitre 2). La crise du Covid-19 a révélé le potentiel de la blockchain en santé (principalement pour le contact tracing et le partage des données des patients – app StopCovid ou passeport de santé). La question est posée : la blockchain est elle la solution pour un déconfinement réussi ?  Plus loin, la blockchain va renouveler le monde économique & financier (Chapitre 3).

Dans Les Echos, Coronavirus : la blockchain est un outil de gestion de crise et cite les projets d’IBM dans le domaine. « La technologie n’éradiquera pas le Covid-19, mais elle pourrait permettre de mieux gérer l’épidémie. »  Le cabinet de conseil PWC explique comment la blockchain permet de faire face aux conséquences de la crise.  Wavestone, autre cabinet de conseil, renchérit dans une tribune de La Tribune justement.  COVID-19 et Blockchain  : une technologie aux nombreux atouts en période de crise.  Enfin, WeDemain présente trois applications qui utilisent la blockchain pour lutter contre le Covid-19 autour de la modélisation du virus, la luttre contre les fake news médicales et la traçabilité des traitements.

Neil Graham - Artificial intelligence - 1979

Neil Graham – Artificial intelligence – 1979

L’Intelligence artificielle (IA) est présentée comme un outil pour aider les chercheurs dans leurs recherches de traitements et d’un vaccin. Dans le Monde,  Coronavirus : comment l’intelligence artificielle est utilisée contre le Covid-19 « Ces deux-là étaient faits pour se rencontrer. D’un côté, le nouveau coronavirus SARS-CoV-2, qui s’est répandu d’une façon inattendue et globale sur la planète. De l’autre, l’intelligence artificielle (IA), qui a connu la même diffusion mondiale par ses succès dans les domaines de la reconnaissance d’images, des jeux (go, poker, jeux vidéo…), de la traduction automatique, de la reconnaissance de la parole, de la conduite sans pilote… Il était donc naturel que cette dernière cherche à s’attaquer au défi urgent du contrôle de la pandémie.  L’Usine Nouvelle nous explique comment l’Europe compte sur l’IA pour accélérer la découverte de médicaments.  Pour le JDN Tech, l’IA est aussi une nouvelle arme pour faire respecter les gestes barrières et éviter un rebond.

Enfin, le Conseil de l’Europe a publié un site Intelligence artificielle et contrôle du COVID-19.

Naturellement, l’Internet des objets (IoT) doit faire partie des réponses au coronavirus (COVID-19). Le cabinet  Bearing Point aborde dans un webinaire le sujet de la qualité de l’air post  Covid-19 améliorée par l’IoT. Sigfox a lancé un appel à projets IoT pour lutter contre le COVID-19 relayé par le site ObjetConnecté. « Sigfox a énoncé certains exemples qui prouvent que l’IoT est déjà au cœur de cette lutte collective contre le COVID-19. Parmi eux, on distingue des capteurs pour suivre les équipements de protection. Ils identifient la disponibilité de réservoirs d’oxygène pour aider à résoudre les problèmes respiratoires causés par le virus. Ce qui permet d’alerter le personnel des foyers de soins sur les mouvements irréguliers des patients âgés. » Dans ZoneBourse, on trouve cinq sociétés pionnières de l’IoT qui s’associent pour combattre le Covid-19 et offrir aux hôpitaux espagnols une solution clé en main de bouton d’appel d’urgence. Et pour IOT Industriel by Ozone Connect, l’IoT s’inscrit dans la guerre du Coronavirus.  « Naturellement, l’Internet des objets  doit faire partie des réponses au coronavirus ! »

Pour Smart City Mag, Dijon s’appuie sur la smart city pour gérer la crise.

Un webinaire organisé par le Moniteur a été consacré aux opportunités économiques et opérationnelles et nouveaux enjeux du smart building (2).  La troisième partie a été spécifique à la relance de l’activité post-covid. La réouverture des bâtiments tertiaire est accompagnée de nouvelles mesures de distanciation sociale, de nouvelles normes de qualité de l’air, de comptage des personnes dans les bâtiments, de fléchage. Les intervenants de la SBA, Engie Home Solutions et la Maif expliquent comment les différentes technologies du smart building permettent cette réouverture.

Même dans le cadre de la Smart Home / Domotique, un domaine où le risque de contamination est normalement le plus faible, des solutions peuvent aider. Selectra nous explique comment la domotique peut aider à gérer la crise sanitaire.

Paiement sans contact (c) Franck Dubray, Ouest France

Paiement sans contact (c) Franck Dubray, Ouest France

Avec la crise sanitaire, la technologie NFC s’est retrouvée sous les feux de l’actualité avec le paiement sans contact, cartes ou mobile. L’usage a explosé, le paiement pouvant être effectué en magasin jusqu’à 50 € sans toucher au terminal de paiement, ce mode de paiement devenant un geste barrière pour tous. Cette possibilité d’interagir sans contact (NFC et plus globalement RFID) a bien sûr d’autres applications dans un monde nouveau où il devient important d’éviter les contacts. Des experts du NFC Forum en discute dans ce webinaire en anglais comprenant un grand nombre d’applications détaillées. NFC Innovation In The Age Of The Coronavirus. La technologie est depuis longtemps utilisée dans les hôpitaux pour la traçabilité en particulier des matériels et aussi dans la lutte contre les maladies nosocomiales, un sujet déjà abordé dans ce blog – Un confinement doublement sans contact, gestes barrières et solutions technologiques de sortie de crise

L’informatique quantique est  également présente dans ce panorama. Le site Le Big Data pose la question :  COVID-19 : bientôt un remède grâce au Machine Learning quantique ?

Certaines technologies sont montrées du doigt pour des raisons de vie privée et de sécurité des données.  Pour l’Usine Nouvelle, le Bluetooth devient le cyber maillon faible du traçage numérique.

On peut apprendre beaucoup des gestions de crises précédentes et du rôle de l’innovation pour en sortir et c’est ce que nous explique Marc Giget, président de l’EISCI (European Institute for Creative Strategies and Innovation) à travers une étude à télécharger mais également une vidéo (une information déjà présentée dans ce blog).  Il est clé d’innover dès maintenant même si cela est complexe avec les difficultés financières des entreprises en tant de crise. Marc donne des pistes à court, moyen et long terme pour aider les entreprises à sortir de la crise grâce à l’innovation,  des innovations non seulement technologiques mais aussi serviciels, organisationnels, humaines, de business model, …

Future Technology Panic (c) BBC

Future Technology Panic (c) BBC

En parallèle, l’excellent site internetactu.net a adapté et commenté en profondeur sous le titre  « Le (petit) théâtre de la techno », un article américain sur le solutionnisme technologique. « Nombre de politiques publiques reposent désormais sur des questions technologiques. Et quand on envisage de répondre à des problèmes politiques par des solutions technologiques, bien souvent, la conversation publique se concentre sur les choix de conception et les détails des mises en œuvre, au détriment des questions plus difficiles auxquelles il faudrait répondre, à savoir les questions de pouvoir et d’équité. »  Dans un même registre, une tribune d’Olivier Duha dans les Echos pose la question des promesses non tenues de certaines technologies et en particulier l’IA. Covid-19: où est passée l’intelligence artificielle?  « Il est temps de se poser sérieusement la question du bénéfice et de l’intérêt de nos innovations avant de les qualifier de progrès pour l’humanité. » Le rôle des GAFA(M) dans la gestion de crise est également discuté   « Qu’ont fait les GAFA pour nous, dans cette période ? » sur LinkedIn.

La conclusion est forcément décevante. Il est clair que les technologies seules ne résoudront pas la crise. Les exemples cités sont pour la plupart des propositions, des possibilités en quête de déploiement que des cas d’usage en place. La science, la recherche, la médecine, les pouvoirs publics, tous les acteurs du monde médical peuvent s’appuyer sur telle ou telle technologie pour progresser et accélérer la sortie de crise, à la fois sanitaire et économique. Il n’y a pas d’outils magiques, mais de nombreux outils à disposition, à utiliser en respectant l’éthique, la sécurité et la vie privée des patients, dans une entente recherche, industriels, pouvoirs publics et chacun d’entre nous.

Par delà les technologies du numérique (NTIC) abordées dans ce billet, c’est plus globalement celles des NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’Information et sciences cognitives) que viendront les solutions à moyen et long terme mais ceci est une autre histoire.

A suivre … en continuant à respecter les gestes barrières et à porter le masque, des actions difficilement remplaçables par le numérique dans l’espace public. Stay safe.

Pierre Métivier
@PierreMetivier

Notes

  1. Hésiter pourtant est une possibilité, la blockchain, pleine de promesses, n’ayant permis, jusqu’à présent, que la création d’un seul produit réellement global (j’insiste sur le global), le bitcoin, un instrument financier principalement spéculatif (Je ne vais pas me faire beaucoup d’amis avec cette phrase )
  2. Un webinaire que j’ai eu le plaisir d’animer.

Prototypes, de l’expérimentation à l’innovation, une exposition passionnante au Musée des arts et métiers

Exposition Prototypes aux Musée des arts et métiers

Exposition Prototypes aux Musée des arts et métiers

Le Musée des arts et métiers est de nouveau ouvert depuis le 11 juillet. Vous pouvez désormais (de nouveau) visiter le « temple » (et l’ancienne église Saint Martin des Champs) de l’invention, de l’innovation et de l’histoire des sciences et des technologies, découvrir les premières calculatrices digitales (celles qu’on utilisent avec les doigts), la Pascaline ou un Cray, les premiers appareils photos, radios, télévisions, des instruments de navigations tels de magnifiques astrolabes, les premiers vélos et appareils photos, des maquettes architecturales ou industrielles incroyables, des outils et des robots étonnants, le laboratoire de Lavoisier, le fardeau de Cugnier, « l’avion » de Clément Ader, …

L’histoire des innovations, des sciences et des technologies est réunie en cet endroit étonnant. (*).

Le Musée a donc ré-ouvert avec quelques aménagements liés à la crise de la Covid-19, avec des ateliers flash plus courts et un parcours de visite plus organisé mais rassurez-vous, les parquets craquent toujours, les magnifiques vitrines de bois et de verres sont toujours présentes et bien alignées, ainsi bien sûr que LE Pendule de Foucault.

L’accès à l’exposition temporaire intitulée «  Prototypes, de l’expérimentation à l’innovation  » et sous titré «  Du robot bipède au cœur artificiel, en passant par le Minitel… L’épopée des prototypes » est également désormais possible et elle est prolongée jusqu’au 6 septembre.

Extrait des documents sur l’exposition (pour éviter de paraphraser inutilement la présentation du but de cette exposition)

Mais à quoi servent les prototypes

Mais à quoi servent les prototypes

«  L’exposition Prototypes. De l’expérimentation à l’innovation présente au public près d’une trentaine d’objets et instruments précurseurs. Premiers modèles expérimentaux de robot bipède, de piège à neutrons, du cœur artificiel, du Minitel ou encore du bistouri laser, ces témoins parfois éphémères révèlent aux visiteurs toute l’ingéniosité de la recherche « en train de se faire ».

Indispensables aux petites et grandes découvertes, ces « premiers types » d’expérimentation sont souvent voués à disparaître. Ils sont pourtant une source cruciale pour comprendre le fonctionnement de la recherche scientifique. Les prototypes racontent les coulisses des laboratoires ; leur histoire fait prendre conscience des défis mais aussi des difficultés et des hésitations. Par leur conception, ces objets dévoilent les succès, les errements et les échecs. À la fois uniques et menacés, ils sont aujourd’hui un patrimoine précieux à préserver pour les générations futures. »

La question sous-jacente posée par cette exposition est la « patrimonialisation »  de la recherche et des innovations. Quelle trace doit-on garder de l’idée, à la conception, jusqu’à l’industrialisation, quels éléments de la recherche, des inventions, des prototypes jusqu’aux innovations ?  Et le temps est parfois long entre le prototype et l’innovation et les prototypes nombreux. Le cœur artificiel du professeur Carpentier a été « imaginé » en 1980. Le prototype présenté date de 1991, et la première implantation humaine a eu lieu en 2013. Le catalogue de l’exposition cite la pile de Volta qui ne trouvera ses premières applications que 100 ans après sa création. De même pour la carte à puce de Roland Moreno, destiné originellement à l’ancêtre du Dossier Medical Personnalisé et qui sera commercialisée avec les premières cartes téléphoniques dix ans après.

Quelques prototypes - arts et métiers

Quelques prototypes – arts et métiers

L’exposition, très compacte, introduit des éléments de réponse à travers des prototypes très divers présentés dans leur contexte, en quatre modules  – les prototypes de la recherche, la fabrique de l’instrumentation scientifique, le transfert de l’innovation et le patrimoine de la recherche.

Les prototypes présentés sont variés, dans tous les domaines, grands publics et industriels. Chacun a son histoire propre et partage une leçon utile à tout responsable de l’innovation des entreprises et globalement tout passionné des sciences et des technologies. Citons quelques exemples dans un ordre chronologique.

  • Prototype de l’électroaimant de Pierre Weiss, vers 1896
  • Prototype de la première carte routière Michelin au 1/200000, 1908
  • Colonne du microscope électronique magnétique à grand pouvoir de résolution dit « l’Ancêtre », 1942
  • Pneu dit « Cage à mouche », Michelin, qui deviendra le pneu radial, 1946
  • Terminal pour l’expérimentation de l’annuaire électronique, 1980 (plus tard appelé Minitel)
  • Very Wide Field Camera (VWFC), 1983
  • Coeur artificiel Carpentier / Carmat, 1991
  • Robot bipède, 2006
Musée des arts et métiers

Musée des arts et métiers

Pour ceux qui souhaiterait approfondir le sujet, le catalogue permet d’avoir beaucoup plus de détails sur chaque prototype présenté, son histoire, de découvrir des exemples concrets de l’importance d’un prototype dans un processus de conception d’un nouveau produit ou service. Le livre comporte également des textes riches sur les relations entre recherche, invention, prototype et innovation et sur les quatre modules présentés précédemment du process d’innovation.

A suivre mais surtout à visiter.

Pierre Métivier
@PierreMetivier

(*)  Je ne sais pas si cela se lit mais je suis un inconditionnel de ce musée. Vous pouvez même arrêter la lecture de ce billet pour vous y rendre dès maintenant. 😉

Pour aller plus loin