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Smart city – quand la ville communique avec ses habitants … grâce au NFC

Mobilier urbain NFC

Mobilier urbain NFC

La « Smart city« , ville intelligente ou connectée, est un sujet très présent dans les médias. Beaucoup d’idées, de projets à plus ou moins long terme autour des transports (voitures, stationnements, feux, …), des bâtiments, de l’énergie, de nombreux équipements culturels, sociaux et sportifs, et bien d’autres. Le citoyen averti, équipé d’un mobile NFC, peut déjà l’utiliser chez de nombreux commerçants, dans le transport dans certaines villes ou pour simplement accéder facilement et rapidement l’horaire du prochain tram ou prochain bus en approchant son mobile de l’étiquette NFC à l’arrêt du dit tram ou bus.

La société Récréation urbaine permet d’aller un cran plus loin. Spécialisée dans l’aménagement d’espaces publics, elle propose, sous le nom de BlocParc 3.0 du mobilier urbain communicant, basé sur des blocs qu’il est possible d’assembler pour meubler des espaces de jeux ou des places publiques. A l’aide d’étiquettes NFC directement intégrées dans le béton de ces équipements, ce mobilier offre désormais des services interactifs utiles au citoyen.

Informations locales

Informations locales

Un bloc qui sert de backgammon, de jeu d’échecs ou de simple banc permet également à son utilisateur de savoir où se trouve par exemple la mairie de l’arrondissement ou le bureau de poste du quartier. Il propose les numéros d’urgence ainsi que le défibrillateur le plus proche ou une carte du quartier, les horaires des transports publics, les activités locales. Il suffit d’approcher son mobile NFC du pictogramme intégré au banc et toutes ses informations s’affichent sans autre manipulation, sans logiciel à télécharger ou à activer, permettant ainsi une communication directe entre le citoyen à la recherche d’une information et son environnement immédiat, comme le banc sur lequel il est assis.

Mobilier Urbain NFC

Mobilier Urbain NFC

Cet exemple est intéressant à plusieurs titres.

  • Les étiquettes NFC, intégrés dans le banc lui-même, ne se voient pas. Elles sont protégées et leur visibilité est plus naturelle, basée sur une signalétique également intégrée au banc.
  • Ensuite, c’est une société de mobilier urbain qui intègre la technologie et non une société spécialisée dans le NFC. La technologie est adoptée de plus en plus par les sociétés traditionnelles, à la recherche de nouveaux services à valeur ajoutée, un signe fort de maturité pour les services mobiles sans contact.
  • Enfin, l’utilisation du NFC dans la smart city, déjà disponible dans les musées, les parcours patrimoniaux ou pour l’information transport en temps réel, est donc maintenant disponible dans le mobilier urbain, une preuve supplémentaire que le NFC fait et fera partie de la palette des technologies de la smart city et de l’internet des objets, en utilisant le mobile, notre mobile, pour interagir consciemment et dynamiquement avec notre environnement.

Quand on vous dit que le virtuel n’a plus de raison d’être et qu’il est de plus en plus réel et intégré à la ville ! Vous pouvez découvrir cet espace de vie connectée dans le 20ème arrondissement de Paris, à l’intersection de la rue Saint Blaise et de la rue du Clos près du mail du même nom.

A suivre et à essayer.

Pierre Métivier

Pour aller plus loin.

  • Le site de la société Récréation Urbaine
  • La question à laquelle vous avez failli échapper : quelles applications à créer pour les amoureux des bancs publics chers à Georges Brassens ?
  • Deux titres auxquels vous avez failli également échapper :
    • Ouvrez le banc .. à l’internet des objets.
    • Le mobilier ? le mobile y est !

    Mobilier Urbain NFC

    Mobilier Urbain NFC

Internet des objets et citoyens capteurs

Prototype capteur pollution (c) Citoyens Capteurs

Prototype capteur pollution (c) Citoyens Capteurs

L’internet des objets est « trendy« . De nombreuses conférences débattent de ce qu’est l’Internet des objets, sa définition, ses développements, son impact sur notre futur. C’est un sujet souvent abordé dans ce blog, il suffit de rappeler le billet du 8 octobre « L’internet des objet sera multiple ou ne sera pas« .

La blogosphère s’intéresse désormais également au sujet et nous suivrons ce que les sociétés du web 2.0 comme Instagram, Twitter, Facebook ou ventes-privees.com pensent du concept, aidés aussi par des acteurs déjà actifs comme sen.se ou Withings, pendant la conférence LeWeb qui se tiendra à Paris les 4, 5 et 6 décembre 2012.

Pendant que les têtes pensantes échangeront sur ce que pourraient être cet « Internet des objets » bien élusif, des projets concrets naissent et se mettent en place. Nous reviendrons prochainement sur ceux présentés pendant la 4ème édition de la conférence « Internet of things » des 12 et 13 novembre à Bruxelles  comme les smart cities de Santander, le waspmote de Libelium ou le développement des whitespaces en Grande-Bretagne pour ne citer que ces trois exemples. Plus près de nous, le projet Sensecities et Citoyens Connectés a été lancé le 9 novembre 2012 à la Cantine à Paris.

Améliorer la qualité de l’air que nous respirons, l’idée parle à chacun d’entre nous, en particulier dans les villes. Le projet part d’un concept simple – Capter, mesurer, agir. Ce n’est pas sans rappeler la célèbre phrase de William Thomson, plus connu sous le nom de Lord Kelvin, qui a déterminé la valeur de la température la plus basse possible (-273°C),  et qui a aussi déclaré  « if you can’t measure it, you can’t improve it » / « Ce qu’on ne peut pas mesurer, on ne peut pas l’améliorer« , principe de  base de tous les KPIs (Key Performance Indicators) et autres « Metrics » / Tableaux de bord pour suivre le développement de projets ou la santé d’une entreprise.

Citoyens Capteurs

Citoyens Capteurs

Et donc pour pouvoir améliorer la qualité de l’air, il faut mesurer le niveau de pollution et pour ce faire, le projet Sensecities / Citoyens Capteurs propose à tous les citoyens de découvrir les possibilités offertes par les nouveaux capteurs / objets communicants, pour des services appliquées à la ville, aux transports, à la pollution et la vie quotidienne, de s’approprier ces outils et leur utilisation voire des développer (open hardware, Arduino…). A travers des projets comme celui-ci, chacun peut devenir capteur des informations concernant son environnement et acteur de son amélioration.

Vous pouvez trouver un PDF décrivant avec précision le projet et nous vous encourageons à aller découvrir les sites des participants en fin de billet. Quelques mots-clés à retenir – capteur DIY (Do It Yourself), Arduino, bricolage, street science, citizen science, savoir local, big data and long tail -> big long data.

Pour Laurence Allard , qui avec Olivier Blondeau et Gabriel Dulac Arnold constituent l’équipe de choc des Citoyens Capteurs,  nous pouvons et devons domestiquer l’internet des objets. N’ayons pas peur de cet internet des objets et de la technologie. Ce ne sont pas les machines qui prennent le contrôle mais on assiste à une socialisation de nos outils. Nos smart phones et autres machines à communiquer prennent une dimension de compagnonnage qui les rapprochent de nos animaux domestiques.

Un point positivement étonnant de ce projet est qu’il ne s’oppose pas aux systèmes en place tout au contraire. Le projet Sensecities / Citoyens Capteurs coopère avec des institutions officielles commet airparif, ou l’association association Respire tous deux présents à ce lancement.  Airparif par exemple a pour rôle de surveiller, comprendre, analyser la pollution du citoyen à l’extérieur mais aussi à l’intérieur des lieux de vie comme les bus. L’organisme voit l’arrivée d’une mobilisation active des citoyens pour la qualité de l’environnement et des données supplémentaires (mesures situées / géolocalisées) permettant de mieux cibler les problèmes et d’y apporter des solutions.

C’est en apportant  les technologies de type capteurs et objets communicants aux citoyens qui deviendront eux-même acteurs / capteurs de la mesure et donc de la définition de solutions, que le concept d’Internet des objets au service des citoyens prendra tout son sens, et ceci dès aujourd’hui pour améliorer, par exemple, la qualité de l’air que nous respirons.

A suivre.
Pierre Métivier

Pour aller plus loin