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De 1965 à aujourd’hui en passant par 2001 : l’odyssée de la maintenance prédictive

La maintenance prédictive est la capacité de prévoir qu’un « device », un objet, électronique ou pas, va tomber en panne avant qu’il ne le fasse. Comme de nombreuses technologies régulièrement présentes dans les média, ce n’est pas une idée nouvelle. Nous avons déjà abordé ce décalage entre l’idée et la réalisation d’innovations en particulier numériques dans ce blog. Innovation et technologies numériques, ou l’éternel retour et le gai savoir

Dans le cas de la maintenance prédictive, l’idée semble apparaitre (1) en 1965 dans une oeuvre de science-fiction. Dans le film 2001 L’Odyssée de l’Espace, Stanley Kubrick et Arthur C Clarke la décrivent très précisément. Hal, l’ordinateur de bord (et intelligence artificielle avant l’heure), annonce aux deux membres de l’équipage qu’un module servant à orienter l’antenne de communication vers la Terre va tomber en panne dans les 72 heures.

Extrait du script original

HAL – Sorry to interrupt the festivities, Dave, but I think we’ve got a problem (2).
BOWMAN – What is it, Hal?
HAL – MY F.P.C. shows an impending failure of the antenna orientation unit.
HAL – The A.O. unit should be replaced within the next seventy-two hours.
BOWMAN – Right. Let me see the antenna alignment display, please.
HAL – The unit is still operational, Dave. but it will fail within seventy-two hours.
BOWMAN – I understand Hal. We’ll take care of it. Please, let me have the hard copy.

Le dialogue du film, sorti en 1969, est légèrement différent du script original, mais l’idée est la même.

HAL I’ve just picked up a fault in the AE35 unit. It’s going to go 100% failure in 72 hours.

C’est très clairement de la maintenance prédictive : une application, un logiciel, un algorithme, ici l’ordinateur de bord annonce une future panne et l’équipage peut (théoriquement (3)) réparer avant qu’elle ne se produise.

Beaucoup plus tard, en 1992, la NASA effectue des recherches en ce sens pour le moteur principal de la navette spatiale et l’on retrouve le concept dans le document Fault diagnosis for the Space Shuttle main engine. Rien de spécial en 2001 bien sûr. En 2017, la maintenance prédictive est devenu un énorme marché de 9 milliards de dollars (chiffre 2016 du Cabinet ABI Research cité par Weave) grâce à l’arrivée en grande quantité de capteurs, de connectivités nouvelles, générant et distribuant des données #bigdata dont l’analyse algorithmique ouvre la voie à de nombreuses applications. Les capteurs sont particulièrement importants puisqu’ils permettent de transformer une donnée physique (température, poids, pression, dilatation, vitesse, vibration, …) d’un objet mécanique en donnée numérique qu’il est possible de traiter. Les objets peuvent enfin s’exprimer, en temps réel ce qui permet la naissance de l’internet des objets ou industrie 4.0.

Prenons deux exemples, 52 ans après le script. Deux sociétés tournées vers le transport aérien au sens large se sont emparées du sujet et sont en passe de réaliser cette invention tirée d’un livre/film de science fiction.

Moteur d'ascenseur Schindler

Moteur d’ascenseur Schindler

Tout d’abord, les ascenseurs de la société Schindler sont désormais équipés de nombreux capteurs, attachés sur de nombreux éléments constitutifs de l’appareil. La société développe un sytème, en coopération de Huawei, utilisant toutes les données générées, pour prévoir les pannes, ce qui est bien sûr important, pour les éviter avec des passagers coincés des heures entre deux étages. Tous les industriels de ce secteur travaillent sur des systèmes similaires.

Prenant de la hauteur et encore plus avancée, Air France Industries, une division d’Air France, leader dans la maintenance des flottes d’avions, a développé et utilise Prognos, un système de maintenance prédictive opérationnel à la fois pour les moteurs et pour les avions, basé sur l’analyse des fichiers complexes de données en provenance des systèmes avion pour découvrir les signaux faibles menant à la prédiction des pannes. Quand on connait le coût d’un avion cloué au sol, on comprend l’intérêt à résoudre les problèmes avant qu’ils ne se produisent.

Ces deux exemples concrets d’applications basées sur le traitement des données générées par les « devices » montrent que la maintenance prédictive est promise à un grand avenir. De nombreux autres sociétés en particulier dans le transport ou l’énergie, comme la SNCF ou Vinci, travaillent sur ces sujets où le retour sur investissement est très clairement mesurable.

Ceci dit, pour revenir sur terre, ce serait bien que les constructeurs automobiles se saisissent également du sujet et prédisent la rupture de la courroie de distribution des voitures avant qu’elle ne se produise. #vecu

A suivre ou plutôt … à précéder.

@PierreMetivier

Notes

  1. Si vous connaissez des occurences de l’idée antérieures à 1965, merci par avance de les partager avec les lecteurs en commentaire. NDLR
  2. Une phrase qui n’est pas sans rappeler l’aventure d’Apollo XIII.
  3. #Spoiler

Pour aller plus loin.

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RFID, NFC, Internet des objets et innovations sans contact – 4/4 – Perspectives 2017

Prévisions 2017 - Innovation RFID NFC IOT and beyond

Prévisions 2017 – Innovation RFID NFC IOT and beyond

Avant de passer aux prévisions de 2017, prenons le risque de revenir en arrière et se rappeler nos prévisions précédentes. Et donc, qu’avions nous prévu pour 2016, tout d’abord autour de la technologie NFC puis au sujet de l’Internet des objets ?

Apple NFC

  • « Même si en 2015, il n’y a pas eu de développement de nouveaux services NFC hors paiement sur iPhone, nous sommes confiant du support complet à venir. Apple est entré au « board of directors » du NFC Forum en 2015 et c’est un signe très encourageant pour le support à venir des différents modes du NFC. Il est même possible d’envisager des solutions liées au transport pour 2017 en France (déjà possible à Londres). »

Bilan plus que mitigé – Le sans contact version Apple s’est bien développé globalement mais uniquement en version paiement grâce à ApplePay. Il s’est développé également dans le domaine du transport uniquement au Japon, mais sans passer par la norme NFC, en adaptant l’iPhone au standard sans contact local Felica proposé par Sony. Du sans contact oui, mais propriétaire. On peut considérer cet accord comme un frein au déploiement mondial du NFC. Plus de détails sur « RFID, NFC, internet des objets et innovations sans contact – Bilan 2016  – 1/4 – NFC

Paiement sans contact

  • « Au niveau mondial, la bataille entre Apple, Samsung, Google (et potentiellement Microsoft) sur les wallets mobiles NFC va continuer à coup d’annonces et d’accord avec les commerçants et les banques. Et nous ne nous aventurerons pas à annoncer une date quelconque pour un lancement d’une de ces solutions en France alors qu’elles sont disponibles dans les pays anglo-saxons et en particulier USA, Canada et UK. »
  • « En France, 1er commerce à avoir lancée une carte de paiement sans contact avec la carte Pass, Carrefour pourrait également première (à grande échelle (2)) à sortir une application mobile multi-services, indispensable pour différencier une application de paiement carte et mobile, liant promotion, fidélité, couponing et paiement. »
  • « Le paiement de proximité va se développer et dépasser les frontières du couple carte/terminal de paiement, que ce soit coté consommateur sous forme « wearable » comme des bracelets, ou côté vendeur, intégré à des appareils électroniques comme les écrans Think&Go / Ingenico. Le paiement sans contact NFC : dans les magasins mais pas que. »

De nouveau, bilan mitigé – Si le paiement sans contact cartes est entré dans les habitudes des consommateurs, côté paiement mobile, c’est une autre histoire. Apple Pay a été lancé avec la BPCE, Carrefour Banque et Edenred / Ticket restaurant. Du coup, il y a bien une solution de paiement / fidélité sans contact mobile Carrefour mais uniqument sur iPhone et n’intégrant pas la possibilité de promotions spécifiques. Les paiements autres que cartes et mobiles (type bracelet pour concert / festivals) continuent à se développer ainsi que les TPE intégrés aux automates ou à des écrans. Les autres wallet comme celui de Samsung sont toujours absents du marché français.

Enfin, l’arrêt de Kix de BNPP et de la M-Cartes du Crédit Mutuel / CIC étaient prévisibles de part leur faible taux d’adoption et d’utilisation et ces deux services n’ont pas été remplacés (en attendant le déploiement de Paylib NFC) mais nous ne l’avions pas annoncé.

Transport

  • « Le STIF continuera à gérer deux systèmes de billets, à distribuer des tickets magnétiques peu écologiques, et les franciliens continueront à faire la queue devant les automates en début de mois alors que des solutions existent. Et Londres restera toujours plus accueillante pour les touristes grâce au sans contact.
  • Les premiers résultats de la JV Wizway officiellement lancée fin 2015 ne devraient pas être visibles pour le grand public avant début 2017. »

Correct. A notre connaissance, toujours pas de date d’un premier déploiement Wizway. Patience.  Par contre il est désormais possible de recharger son passe lillois grâce à son mobile sans contact sans faire la queue aux automates. Un vieux rêve des franciliens, mis en oeuvre à Lille. Bravo Transpole et Kéolis. Lille: Le réseau Transpole met une pièce sur le paiement sans contact

Internet des objets

  • « 2016 verra la sortie des premiers objets connectés grand public sans batterie, utilisant les tags dynamiques NFC, permettant le développement d’objets connectés économiques et respectueux de l’environnement. »
  • « Dans la lignée de produit comme la Lysbox, souvent abordé dans ce blog, la technologie NFC sera associée à des connectivités longues distances de type Sigfox ou Lora pour créer des services connectés, proche des citoyens tout en étant peu gourmand en énergie. »

Mitigé – Aucun déploiement de masse de ce type (à notre connaissance), hors quelques expérimentations nouvelles présentées sur les salons comme le MWC2017.

Internet des objets

  • « Plus globalement, tout ce qui pourra être connecté le sera, au moins en version proto et sans toujours des usages bien réels malgré les annonces régulières d’innovations révolutionnaires. Par delà les objets connectés grands publics, c’est du côté de la santé, de l’agriculture, de l’eau, de l’énergie et bien d’autres domaines industriels qu’il faudra regarder pour y trouver les développements d’objets connectés les plus prometteurs aux impacts sociétaux les plus importants. »

Correct, à voir à la fois la désaffection des consommateurs sur les objets connectés grand publics comme les smart montres et autres wearables mais pas que, et les développements IOT d’entreprises comme Schneider Electric, Airbus, GRDF, Air Liquide, Vallourec et bien d’autres.

Smart cars

  • « Que l’attente des « smart cars » autonomes de type Google cars ne vous empêche pas de dormir. Malgré les nombreux articles les concernant, elles ne seront pas réellement opérationnelles dans des environnements ouverts avant 10 ou 15 ans. »

Toujours le cas même si les progrès sont indéniables. La voiture autonome par PSA sur Viméo

Le mobile au centre de l’écosystème de l’internet, de l’internet des objets, des objets connectés.

  • « Et puis bien sûr, le mobile est et sera de plus en plus au centre de tout cet écosystème de l’internet, de l’internet des objets, des objets connectés, des objets « smarts, le mobile, et en particulier dans sa version NFC, comme télécommande de notre environnement, mais cela, cher lecteur, vous le saviez déjà 🙂 »

Oui avec pour la première fois une stagnation de la vente des smartphones en 2016. A suivre.

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Cyborg m'était conté.

Cyborg m’était conté.

L’analyse des prédictions pour 2016 montre donc un résultat mitigé ce qui ne nous empêchera pas de récidiver pour 2017 🙂

NFC – Paiement mobile sans contact

  • Les premières solutions mobile sur SIM ayant échouées, les banques vont se reporter sur des solutions HCE indépendantes des opérateurs mobiles. Paylib se déploiera et ne sera pas la seule solution paiement mobile sans contact. Est-ce que cela sera suffisant pour convaincre le consommateur ? Rien n’est moins sûr tant que la solution mobile n’apportera aucune valeur ajoutée à la solution carte sans contact en particulier dans la partie fidélité et promotion. Même topo pour les solutions type Samsung Pay qui tarde à apparaître sur le marché français.

NFC – Electronique

  • En attendant un hypothétique support d’Apple des modes lecteurs de cartes et appairage (un faible espoir avec des annonces récentes d’échanges de données entre appareil iOS à la PalmPilot ou Bump qui pourrait utiliser le NFC), le déploiement de solutions NFC se fera en douceur. Les objets électroniques type appareils photos, enceintes musicales ou imprimantes seront de plus en plus appairables facilement grâce à cette technologie. Des nouveaux objets innovants verront le jour – comme en 2016, des cahiers connectés, un livre, des colliers pour animaux domestiques …  Vous pouvez trouver de nombreux exemples de produits commerciaux NFC sur le site du NFC Forum. A noter aussi les mouvements de type MAKE qui présentent de plus en plus de projets utilisant le NFC – Plus de 120 projets NFC sur le site Instructables.

NFC – Transport

  • Transports franciliens – La présidente de la région et présidente du STIF souhaite une solution NFC dans les transports sur le même modèle que celui de Londres (carte Navigo ET carte de paiement sans contact) ce qui serait une bonne solution, même si difficile à mettre en place (valideurs en sortie dans toutes les gares en IdF). Espérons que cette volonté soit plus couronnée de succès que celle de la précédente présidence, dès 2010, projet qui n’a pas abouti. Ceci dit, ce ne sera pas en 2017.
  • Wizway – Pas d’information permettant d’affirmer qu’il y aura implémentation en 2017.

Internet des objets

  • Comme les années précédentes, les chiffres les plus divers seront annoncés, de 20 à 1,200 mds d’objets connectés en 2020, sans aucune précision sur ce qui se trouve derrière ces chiffres. Ces chiffres n’engageront que ceux qui les utiliseront sans autre analyse.
  • 2017 sera l’année de #mot-clé au choix.
  • Les offres de plateformes seront toujours aussi nombreuses et donc fragmentées.
  • De nouveaux standards censés regroupés les précédents s’ajouteront au précédents.
  • L’internet des objets continuera à être décrite comme une technologie alors que ce n’est pas le cas. C’est un fourre-tout, un ensemble de technologies, de capteurs, d’actionneurs, de protocoles, de plateformes qui permet au monde réel et au monde virtuel de dialoguer, qui permet les échanges de données entre humains, ordinateurs, et objets les plus divers (du géranium connecté du bobo parisien à l’A350 d’Airbus en passant par des volcans au Nicaragua.)
  • Les entreprises industrielles continueront à implémenter des solutions pour améliorer l’efficacité des usines, la logistique, la traçabilité. (Plutôt vague comme prévision, je vous l’accorde.)

Blockchain

  • Les tests continueront, les déclarations également, toujours en attente d’une implémentation complète (hors bitcoin). Pour les uns, ce sera la solution universelle à tous les maux et surtout génératrice de beaucoup de mots, pour d’autres, une idée intéressante avec des avantages indéniables et des inconvénients qui ne le sont pas moins. Le bitcoin restera un objet de spéculation sans utilisation pour le consommateur moyen à court-terme. A suivre avec intérêt, l’esprit ouvert, et en particulier dans les domaines de l’assurance et de la banque, en distinguant bien, annonces, tests/PoC et implémentation réelle.

Les sujets comme le big data, l’intelligence artificielle (dans toute ses versions y compris les bots), la robotique, le data analytics continueront à faire couler beaucoup d’encre, sans que l’année 2017 soit plus importante que 2016 ou 2018. Cela fait des dizaines d’années que des les technologies logicielles et matérielles progressent et tous ces sujets continueront à progresser sans révolution annuelle.

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Voila donc en quatre billets, notre résumé 2016 et quelques directions pour 2017 « and beyond« , bien sûr très succinctes.

Dans tous les cas, gardons l’esprit ouvert – L’esprit c’est comme un parachute, si il n’est pas ouvert, il ne fonctionne pas. Frank Zappa (*)

En attendant les prochaines annonces et les déploiements à venir, de nouveau, bonne année 2017 (#ilseraittemps) à chacun d’entre vous et vos proches, un grand merci pour votre fidélité depuis sept ans et près de quatre cents articles et en espérant vous rencontrer, cher lecteur, à l’occasion d’une conférence ou d’un salon (**). Et n’hésitez pas à apporter vos propres prévisions dans la partie Commentaires de ce billet.

A suivre … ensemble sur le blog, sur Twitter et IRL.

@pierremetivier

(*) Déjà cité dans un billet précédent mais il est souvent nécessaire de le rappeler.

(**) Et justement, un dernier mot pour signaler qu’à titre personnel, je viens d’intégrer l’IESCI, l’Institut Européen de Stratégies Créatives et d’Innovation, qui anime le Club de Paris des Directeurs de l’Innovation ainsi que les Mardis de l’Innovation depuis 17 ans (quelques comptes rendus dans ce blog). A ce titre, mes nouvelles fonctions sont celles d’organisateur et animateur de formation et d’événements avec une vision plus globale et moins technologique de l’innovation. Je continuerai bien entendu à suivre de près les développements du numérique et animer ce blog en toute indépendance éditoriale.

Pour aller plus loin

RFID, NFC, Internet des objets et innovations sans contact – Bilan 2016 – 2/4 – L’internet des objets

Bilan 2016 internet des objets

Bilan 2016 internet des objets

Deuxième partie de notre compte rendu annuel, consacré à l’innovation permise par les technologies sans contact. Après le NFC, c’est à l’internet des objets qu’il sera consacré. L’IOT sera multiple ou ne sera pas. Nous l’avons écrit il y a plus de 4 ans et c’est toujours vrai.

Pour l’internet des objets grand public, celui que l’on retrouve au CES 2017(*), c’est vers le rapport d’Olivier Ezratty qu’il faudra vous tourner, à commencer par cette première version déjà très complète. Et si vous cherchez des listes des 10 meilleurs gadgets smart et/ou connectés de ce même CES 2017, vous serez déçu par ce billet mais Google étant notre ami à tous, vous trouverez facilement ces listes.

Libelium Smart World

Libelium Smart World

Ceci dit, il y a un autre internet des objets qui impacte en profondeur notre monde et c’est celui de l’industrie dans toutes ses formes (l’industrie 4.0 pour les allemands). Un internet qui va transformer en profondeur de nombreuses domaines, de l’agriculture au transport, des usines au commerce, de la santé à l’énergie en passant par la construction. Un monde de capteurs, d’actionneurs, de réseaux, de plateformes de gestion d’objets et de données rendent possibles (à défaut parfois de les rendre utile) un grand nombre de nouveaux services connectés. Les usines, les champs, les différents réseaux d’énergie, les bâtiments, les routes, les lampadaires publics, le béton, les outils, les véhicules en tout genre, …  tout peut être connecté. Techniquement, (presque) tout est possible. Pour le business model, c’est un autre sujet, mais il existe un grand nombre de cas d’usage qui augmente au fur et à mesure que la technologie devient disponible à des couts compatibles avec l’usage prévu.

Pour toutes les personnes qui s’intéressent aux bouleversements liés aux impacts apportés par le numérique, des visites aux salons et conférences comme DigiWorld à Montpellier, IOT World, M2M/Embedded systems ou Smart Indutstries/Connect+ à Paris, sans oublier le Cebit allemand pour comprendre tous les aspects de cet écosystème. Il faut écouter/lire/apprendre des responsables de Schneider Electric, Airbus, Air Liquide, Vallourec ou Bosh par exemple, pour avoir une autre vision de cet internet des objets. Vous pouvez aussi vous renseigner auprès du CN RFID et de ConnectWave, la plateforme d’expérimentation et d’usages dédiée à la compréhension des Objets Connectés et du Sans-Contact.

Et donc, pour plus de détails, ci-joint une sélection de nos articles « internet des objets » de l’année sur le blog.

Point de vue global

L’internet des objets date du siècle dernier, ces deux articles nous le rappellent : évolution plutôt que révolution, des concepts lancés trop tôt alors que la technologie n’était pas prête. L’est-elle maintenant ?

 Exemple d’un « gros » objet connecté

A côté des montres, des brosses à dents, des litières Wifi pour chat ou des ceintures connectés, les avions aussi deviennent « smart » et connectés.

Connectivité et plateforme

2016, une année de guerres de mouvement entre les différents fournisseurs de telcos. Les telcos traditionnels vivaient tranquillement de leur solutions « universelles » 4G en attendant la 5G, fermaient même les solutions type 2G pour accélerer la migration. Ils ont été surpris par le succès des solutions de type LPWA – Sigfox et LoraWan. Leur réponse a été multiple – finalement, ne pas fermer les réseaux 2G (M2M), s’associer dans un premier temps aux réseaux type Sigfox et LoraWan (chacun son partenaire) et développer entre eux une nouvelle solution 5G/LPWA dite NB-IOT. Pendant ce temps, Sigfox et le consortium LoraWan ont continué leur déploiement partout dans le monde y compris avec des solutions satellitaires. Cette pléthore de solutions permet de nouveaux produits connectés non possibles jusqu’à présent.

Smart home

Un des sujets récurrents de l’internet des objets, la maison connectée ou intelligente, autrefois appelée domotique. Un des marchés les plus anciens, les plus prometteurs et pourtant qui tarde à se développer. Les grands de la maison comme Somfy, Velux, ou Legrand développent des gammes de produits connectés, et s’associent avec des entreprises d’objets connectés natifs comme Netatmo. Tenants, aboutissants de ce marché et test de la solution la plus aboutie dans une série de deux articles ci-dessous.

Le transport connecté

Dans le cadre des Mardis de l’Inno, nous avons présenté en compagnie de la RATP et de PSA un état de l’art du transport connecté, disponible dans les vidéos ci-dessous.

Etat de l’art du transport connecté

La voiture autonome par PSA où l’on comprend que la voiture complètement autonome quelque soit l’heure et le lieu n’est pas pour demain.

Les lignes automatiques du métro parisien par la RATP, implémentation réelle de véhicules autonomes.

Gadgets (quand même)

Nous n’avons pas résisté à l’invitation d’assister à un défilé de mode connecté organisé par Intel. Et puis, en 2013, nous avions « inventé » le peigne connecté dans ce blog, sur un mode qui se voulait humoristique mais finalement …. la brosse à cheveux connecté de Kerastase a été présentée au fameux CES. Pas grand chose à ajouter à l’article lui-même si ce n’est la participation au salon de Las Vegas.

Comptes rendus de Conférences

En particulier le Mobile World Congress, de Barcelone, la grande expo consacrée au mobile sous toutes ces formes, et le SidO, l’excellent salon sur l’internet des objets de Lyon.

Et toujours d’actualité pour comprendre l’internet des objets, ces billets couvrant des sujets comme la sécurité, les standards, les écosystèmes, l’IOT industriel et l’IOT grand public, la santé, les objets natifs vs les objets que l’on connecte / rendu « smart » , l’énergie, la conception, les « smart homes », les réseaux
A suivre .. dans un prochain billet bilan où nous évoquerons, entre autres, la réalité virtuelle, la robotique et la blockchain.

@pierremetivier

(*) Petite précision sur le CES. Le Consumer Electronic Show comme son nom l’indique est le Salon de l’Electronique des Consommateurs / du Grand Public. Avec l’avènement de l’internet des objets, c’est naturellement que ce salon est devenu celui des objets connectés grand public. Ceci dit, on y trouve également des industriels de tout genre comme les fabricants automobiles, certains fabricants de puces ou d’autres qui présentent leur écosystème de startups d’objets connectés.