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CES 2019 à Las Vegas : et la technologie NFC dans tout ça ?

Rapport Olivier Ezratty ces 2019 et NFC

Rapport Olivier Ezratty CES 2019 et NFC

Chaque année en janvier, le Consumer Electronic Show présente les derniers produits électroniques et services numériques dans tous les domaines pour les consommateurs de demain. Les grandes entreprises du monde entier côtoient les startups, les entrepreneurs sont courtisés par les politiques et les investisseurs dans cette grande messe mondiale de la technologie et du marketing. Certains de ces produits deviendront des succès mondiaux, d’autres disparaitront. Le CES a vu passer de nombreux produits révolutionnaires qui n’ont pas survécu du passage d’une présentation sur ce salon à celui de la commercialisation.

Pour ceux qui n’ont pas la chance, l’opportunité ou l’occasion d’y aller, de nombreux résumés sont disponibles sous forme de podcasts, vidéos, photos ou textes, sur les réseaux sociaux, dans la presse, dans le cadre de conférences et de restitution IRL. Le plus connu et le plus complet de ces rapports est sans aucun doute celui d’Olivier Ezratty, qui depuis 2006, publie un compte rendu impressionnant du salon, gratuit, aussi bien que quantitatif et qualitatif et très documenté. Cette 14ème édition ne fait pas moins de 416 pages. Si vous n’avez pas le temps de tout lire, la lecture des 50 premières pages consacrées aux «  Tendances et marchés  » est indispensable à toutes les personnes pour lesquelles la technologie et l’innovation ont de l’importance. Son format PDF permet des recherches sur des points particuliers et c’est ce que nous allons faire pour découvrir la présence des technologies RFID et NFC dans les produits et services présentés cette année.

Olivier a donc noté la présence de composants NFC dans les produits suivants :

Note – en bleu, les textes extraits du rapport. 

Exposants français (identifiés en tant que tels dans le rapport)

  • ArtDesignPainting (Eureka Park, Paris) présentait des peintures embarquant diverses technologies : AR/VR, vidéo, NFC et blockchain. Page 103
  • Icare Technologies (Eureka Park, CES Unveiled, Corse) présentait Aeklys, sa bague sécurisée autonome NFC associée via son application mobile à près de 30 usages (identification, contrôle d’accès, paiement…). Elle intègre des systèmes de sécurité brevetés permettant l’authentification du porteur, le contrôle de l’émission des ondes et la désactivation automatique (vidéo). Le design est réalisé par Philippe Starck. Elle sera commercialisée courant 2019 à 149€. Page 115
  • NFCOM (Eureka Park, Nice) est un cabinet de conseil en digitalisation. Ils présentaient un porte-clés digital sous la forme d’une application mobile, Kmaster, qui sert à gérer, sécuriser et ouvrir les portes et portails automatiques. Page 121

    Cointreau NFC

    Cointreau NFC

  • Rémy Cointreau (stand NXP sur Central Plaza, Ile de France) était présent sur le stand NXP Smart Retail avec son bouchon de Cognac connecté en NFC de la marque Louis XIII. Le NFC sert principalement à accéder à la page web du produit. Mais c’est un bouchon de décantation du Cognac. Page 124

Logiciels de box d’opérateurs

  • En décembre 2018, la société française Inside Secure spécialisée dans les composants pour paiements sans contact et NFC annonçait l’acquisition de Verimatrix pour $125M. Verimatrix était l’un des fournisseurs de systèmes de protection des contenus, utilisés dans diverses set-top-boxes, notamment chez Bouygues Telecom. Page 170

Appareils photos

Canon M50 NFC

Canon M50 NFC

  • En mars 2018, Canon lançait le M50, son premier hybride supportant la vi-déo 4K (vidéo). Le capteur est un CMOS APS-C de 24 mpixels avec autofo-cus Dual Pixel que l’on trouve depuis trois ans dans presque toute la gamme Canon. Le processeur est un DIGIC 8. La video Full HD supporte un frame rate de 120p. Le viseur électronique est un écran OLED de 2,360 mpixels. L’écran de contrôle est orientable. Plus les habituelles connectivités Wi-Fi, NFC et Bluetooth. Page 179

Montres et wearable

  • La nouvelle Skagen Falster 2 lancée en août 2018 tourne sous Google Wear OS intègre un GPS, un capteur cardiaque et une puce NFC pour le paiement sans contact via Google Pay. Son chipset est un Snapdragon 2100 lancé par Qualcomm en 2016. Elle était lancée entre 230€ et 330€. Page 245

Cuisine

Edgar by Mywah NFC

Edgar by Mywah NFC

  • «  Mywah (2015, France) présentait sur Eureka Park pour la première fois son “Edgar Wine Butler », un système de remplissage automatique de verre de vin. Il délivre le vin à la bonne température (18°C pour le rouge, 12°C pour le blanc, 8°C pour le rosé), le tout exploitant une base de connaissances de vins documentant leur température de consommation. Le produit exploiterait de l’IA qui n’est pas précisée. Le dispositif prend la forme d’un frigo miniature qui contient trois sacs de vins de 5L. Et il peut servir un verre toutes les 15 secondes. Chaque sac utilise un chip RFID pour l’identification du vin. Le tout produit aussi bien évidemment des données de consommation. Cet outil est bien évidemment destiné aux professionnels. Il rappelle dans une certaine mesure le produit du Nantais D-Vine, qui n’était pas au CES pour la seconde année consécutive. »   Page 258

Ordinateurs / laptops

Huawei Matebook 13 NFC

Huawei Matebook 13 NFC

  • (Huawei présentait le) MateBook 13, de 13 pouces comme son nom l’indique, pesant 1,28 kg pour 14,9 mm d’épaisseur. L’écran fait 2560 x 1440 pixels dans un radio 3:2 intéressant pour la photo. Sa configuration est un Core i5 récent, 8 Go de mémoire, 256 ou 512 Go de SSD et un lecteur d’empreinte digitale intégré dans le bouton pour allumer la ma-chine. Il supporte le NFC et la fonction Huawei Share pour transférer des fichiers à partir de son smartphone Huawei. La batterie est un peu limitée à 41,7 Wh. Les prix sont compris entre $1000 et $1300 au lancement. Page 295

Cybersécurité

  • deScamer (USA) présentait au CES son système de détection Bluetooth dScmr (« de-Scam-er ») en forme de porte-clés qui détecte les systèmes d’écrémage (skimming) de cartes de crédit utilisant le Bluetooth et le NFC dans les distributeurs bancaires ou les terminaux de paiement dans les points de vente, pour récupérer les coordonnées bancaires des utilisateurs (vidéo). Une fois déclenché avant de payer, il affiche une couleur rouge ou verte selon ce qui a été détecté. Le système détecte différents systèmes d’espionnage utilisant le Bluetooth (caméras, micros) (vidéo). Et si les skimmers utilisent le Wi-Fi ou la 4G ? Eh bien là, ça ne marche pas ! Mais ce n’est pas encore courant. Page 309

Crypto-monnaies

  • Pundi a développé plusieurs types de Wallets sous format de carte NFC (XPass), application (XWallet). Il a aussi créé un terminal de paiement permettant de réaliser des achats en crypto-monnaies (BTC, ETH, BNB, NPXS…), nous verrons si Ingenico suit. Page 312
  • «  Ledger (France) est connu pour ces « cold wallet » sous forme de clé USB, mais vont au-delà en développant du matériel spécifique intégrant IoT et Blockchain. Ils ont ainsi développé avec Engie une solution pour s’assurer de l’origine des énergies renouvelables. Elle est constituée d’un boitier connecté qui comptabilise la production photovoltaïque et transmet cette information sur une blockchain. En cas d’effraction du boitier (grâce à un accéléromètre), l’information est aussi loggée ce qui évite les fraudes. » Page 314 – Le NFC n’est pas cité dans le compte rendu mais Ledger utilise le NFC sur certains de ces produits pour les sécuriser.

Capteurs

Hitech One NFC

Hitech One NFC

  • « HiTech One (France) propose des capteurs qui transmettent directement les données collectées dans une blockchain (Ethereum, HyperLedger, Iota…), l’objet connecté devient un noeud de la blockchain. Les cas d’usages présentés sont multiples : station météo, tracking d’objets … Dans le cas d’une cave à vin, les capteurs peuvent suivre l’hygrométrie et la température. En revanche, dans ce cas, cela ne prouve pas que le vin ait été placé dans le lieu où se trouve le capteur (pour prouver les bonnes conditions de conservation pour la revente). Il faudrait imaginer que le capteur puisse détecter de manière continue la proximité des bouteilles (par un tag RFID par exemple non retirable et logge dans la blockchain si les bouteilles sont à proximité ou pas. » Page 314

Ces quelques exemples montrent que  la technologie NFC / RFID est bien présente dans tous les domaine de l’électronique grande consommation – des appareils photos au laptops, de la sécurisation et connexion des bouteilles de vin au wallets des crypto-monnaies, dans des montres et des wearables, dans les voitures (non cités mais de nombreuses clés des voitures exposées étaient NFC), dans l’art, la cybersécurité ou la smart home sans oublier l’accès aux hôtels de Las Vegas ou dans les jetons des casinos.

Et puis n’oublions pas les badges d’accès sans contact de la conférence. « Ces badges intégraient un tag RFID et un chipset d’origine NXP, le MIFARE DESFire EV2 (NFC type 4 – NDLR). Ils permettent de se faire scanner par les exposants pour ceux qui ont payé cette option. Ils contiennent aussi votre photo. » (Page 74) Ce qui globalement veut dire que TOUS les visiteurs et exposants du CES ont utilisé la technologie NFC plusieurs fois par jour.

Ce qui montre une fois de plus, la présence universelle de cette technologie dans tous les domaines de notre vie quotidienne, aujourd’hui et demain.

Et vous cher lecteur ET visiteur du CES 2019, avez-vous noté d’autres produits utilisant le NFC ? Merci par avance de nous les signaler et un dernier merci Olivier pour ce rapport indispensable.

A suivre  … l’année prochaine à Las Vegas.

Pierre Métivier
@pierremetivier

Pour aller plus loin

 

Meilleurs voeux numériques bien sûr pour 2019

Voeux numériques pour 2019

Voeux numériques pour 2019

Tout est dans le titre et l’image, l’occasion également de revenir sur les articles du blog cette année.

sans oublier bien sûr l’article numérique vs digital, de 2015, que la carte de voeux illustre.

A très bientôt, « in real life », au cours d’une conférence, d’un salon, d’un rendez-vous, d’une mission ou par hasard.

A suivre … dès demain, le 1er janvier 2019, pour toujours aborder les sujets liés à l’innovation et l’internet des objets sans oublier bien sûr le NFC.

Pierre Métivier
@PierreMétivier

De l’importance de l’internet des objets pour la prévention et la réduction des risques industriels

Prévention et réduction des risques industriels - Source Wikipedia

Prévention et réduction des risques industriels – Source Wikipedia

« If you can not measure it, you can not improve it. » « Si vous ne pouvez pas le mesurer, vous ne pouvez pas l’améliorer ».

Cette citation du grand physicien britannique du 19ème siècle, Lord Kelvin est un des principes clés pour l’amélioration de tout service et produit quel qu’il soit et elle s’applique tout naturellement au sujet de cet article « La prévention et la réduction des risques industriels. Les objets connectés qu’ils soient grands publics ou industriels, dédiés aux personnes ou aux infrastructures, sont des éléments importants dans cette mesure et en particulier les capteurs qui y sont intégrés. Et donc avant d’aller plus loin, il est nécessaire de comprendre l’ensemble des éléments qui caractérisent un objet connecté et en particulier le rôle que joue les capteurs (et les actionneurs).

Les capteurs sont des dispositifs transformant l’état d’une donnée physique (ou analogique) – un poids, une température, un composé chimique – en une donnée numérique actionnable et inversement pour l’actionneur, dispositif transformant les données numériques (et l’énergie qui lui sont fournies) en un phénomène physique qui fournit un travail, modifie le comportement ou l’état d’un système – ouvrir une vanne ou une serrure, démarrer un moteur ou un servo-mécanisme, allumer une lumière. Capteurs et actionneurs sont les liens indispensables permettant un échange entre le monde physique et le monde numérique, dans les deux sens. Exemple : un capteur va mesurer la présence de fumée dans une pièce et à partir de cette information, un actionneur va ouvrir physiquement les arroseurs (sprinklers) permettant l’eau d’éteindre un début d’incendie.

Capteurs

Capteurs

Les capteurs permettent de mesurer de nombreux éléments acoustique (son, vibration), chimiques (présence de gaz ou composés chimiques), électriques (intensité, résistance, magnétisme, radio), fluide (débit, vitesse d’écoulement, position, angle, déplacement, distance, vitesse, accélération), optique (lumière, image, couleurs), pression (force, densité, niveau), température, présence …

Ces dispositifs sont déjà présents dans de nombreux objets de notre quotidien à commencer par nos mobiles, nos voitures, nos appareils ménagers et dans de nombreuses industries. Les capteurs génèrent d’immenses quantités de données, qui vont être transportées par de nouvelles formes de connectivités, capable de transporter, de quelques octets toutes les heures (LPWA – NB-IOT, LoraWan, Sigfox) à des coûts très faibles aux énormes quantités de données que génèrent une voiture autonome et qui nécessiteront la 5G.

Les autres composants de cette chaine sont « l’intelligence » (logiciel / plateforme / cloud / Edge / API), les données produites et reçues, l’énergie qui alimente le tout, une interface-utilisateur, les facteurs de forme, un contexte, une identification sans oublier la sécurité, la protection des données et de la vie privée.

Toute la chaine créée, transmet et analyse des données de types, quantités et fréquences très différentes. Un détecteur d’incendie dans une forêt ne va pas générer les mêmes données qu’une caméra vidéo en 24/7.

Enfin, les personnes, les ordinateurs et les objets connectés à cet ensemble très hétérogène appelé « Internet des objets » vont « agir » à travers ces données. Agir signifiant transmettre, partager, informer, décider, actionner, autoriser, authentifier, contrôler, créer, à peu près tous les verbes d’actions auxquels on peut penser parmi lesquels bien entendu « prévenir » des risques.

Pour résumer, le rève de Lord Kelvin de pouvoir tout mesurer pour pouvoir améliorer est non seulement exaucé mais il est simplifié car il nous est possible de traiter automatiquement les mesures grâce à l’avénement du numérique, de ce réseau global et de nouvelles technologies puissantes de traitement de l’information comme l’intelligence artificielle, la blockchain, le cloud et un jour l’informatique quantique.

Ceci dit, même si toute cette technologie est clé, elle n’est pas suffisante car le vrai sujet est toujours l’humain. Quels sont ses besoins et ses rêves ? Comment lui faire gagner du temps, lui faire faire des économies, le protéger dans sa vie professionnelle et dans sa vie personnelle ? Comment protéger l’infrastructure à son service, les bâtiments, les tunnels ou les ponts par exemple comme nous le rappelle tristement l’actualité à Gènes et à Marseille ?

Ce sont les questions à poser en premier lieu, comprendre les besoins et les résoudre grâce aux technologies disponibles ! Il ne faut pas partir des technologies, il faut les utiliser pour résoudre le problème posé. Pour en revenir à la prévention des risques, il ne faut pas se dire, la blockchain, c’est cool, qu’est ce que je peux en faire pour résoudre la sécurité de mes employés. Mais plutôt, quels sont les risques auxquels mes collaborateurs, mes clients ou mon infrastructure sont exposées ? Comment mesurer les éléments les impactant négativement ? Comment réduire les risques découverts ? Et ensuite seulement, chercher les solutions.

Pour résumer, dans le cadre de la prévention des risques comme dans beaucoup d’autres domaines.

  • On ne peux améliorer que ce que l’on peut mesurer.
  • Un nombre incroyable de technologies sont disponibles et (presque) toutes les données physiques peuvent désormais être mesurées, transformées numériquement, partagées à travers de nombreux réseaux de communication, puis traitées par rapport au service à créer ou au problème à résoudre.
  • Ces données numériques, une fois traitées, peuvent être utilisées pour informer, décider, actionner, autoriser, authentifier, contrôler, créer, globalement agir.

Les domaines d’applications dans la prévention et la réduction des risques sont innombrables. Sur les « objets » ou l’infrastructure, on peut donc mesurer et monitorer les changements et agir manuellement (décision humaine) ou automatiquement (actionneurs). Pour les personnes, on peut les localiser ou les suivre en temps réel sur des sites dangereux, monitorer leur signes vitaux ou les avertir d’un danger externe ou interne.

Quelques exemples, à la fois sur l’infrastructure et sur les personnes, dans le bâtiment et dans la santé pour compléter cet article.

Pont connecté

Pont connecté

Quels que soient les industries, les infrastructures sont soumis à de nombreuses contraintes, l’effondrement du pont à Gènes en est donc un récent et dramatique exemple. Comment prévenir les accidents après la construction? En mesurant en temps réel les contraintes subies par le pont comme les changement de température, les vibrations, les phénomènes météorologiques. Une fois défini les contraintes, on ajoute au pont les capteurs correspondants sont intégrés au point et il est possible ensuite par logiciel de le monitorer en temps réel et envoyer des signaux d’alertes en cas de problèmes potentiels. Ce qui se fait pour un pont peut se faire pour un volcan en ajoutant des capteurs en réseau et ainsi tout comme le pont, le volcan est désormais connecté et communiquant. Ils nous préviennent de leurs problèmes de santé.

Parpaing connecté 360SmartConnect

Parpaing connecté 360SmartConnect

Toujours dans le bâtiment, comment aider les ouvriers travaillant sur des murs existants ou dans des tranchées, sans risque de percer une canalisation, un cable électrique. Il faut pouvoir le prévenir du danger, ou montrer facilement ce qui se cache dans le mur. Il existe des solutions utilisant des tags NFC intégrés dans le béton ou des tags RFID UHF protégés pour les tranchées à plus grande profondeur. Les informations ainsi accessibles sur des mobiles ou des lecteurs spécialisés permettent aux intervenants d’agir avec moins de risques pour eux et pour l’infrastructure. On peut également localiser les personnes dans des environnements difficiles (que ce soit sur des chantiers à risque, voire des zones de conflits) grâce au GPS (en extérieur) ou de géolocalisation intérieur.

En allant encore plus loin, avec des capteurs et de l’IA pour traiter d’énormes quantité de données, la maintenance prédictive est à portée de data. Il devient possible de prévoir à l’avance la nécessité de remplacer une pièce sur une machine complexe et couteuse comme un avion. C’est ce que font désormais la sociétés d’ascenseur Schindler et Air France avec son projet Prognos.

Capsule connectée BodyCap

Capsule connectée BodyCap

Autre exemple, BodyCap, une capsule connectée qui s’avale qui permet de mesurer et transmettre la température centrale (ou gastro-intestinale), un signe vital pour les sportifs de haut niveau mais aussi les intervenants en milieu extrême comme les pompiers. Si la température augmente, alors il est vital de retirer le pompier avant des conséquences potentiellement dramatiques.

Réduire les infections nosocomiales à l’hôpital est un énorme enjeu de santé publique. Le problème à résoudre est le non-respect des consignes élémentaires de nettoyage des mains par toutes les personnes présentes dans l’hôpital. La société MediHandTrace propose des solutions à base d’étiquettes RFID qui permettent le rappel aux bonnes pratiques et l’encouragement à se laver les mains régulièrement.

Ces deux derniers exemples posent bien sûr deux sujets clés à intégrer à toute réflexion sur le développement de solutions connectées pour les personnes : la sécurité et le respect de la vie privée, deux sujets amplement débattus avec raison. Sans nous lancer dans un nouveau débat, ces sujets sont plus facilement résolus lorsque la vie de la personne est en jeu.

  • Suivre en temps réel un consommateur dans un magasin sans son consentement et lui proposer des services sur son mobile après avoir récupéré des données de son mobile à son insu, partager voire vendre ces données à d’autres, c’est contraire aux principes fondamentaux du droit à la vie privée.
  • Suivre toujours en temps réel un pompier sur un foyer d’incendie, et l’évacuer à temps grâce à un objet connecté sur le casque ou dans le corps du pompier avec son consentement, c’est sauver des vies.

Les services offerts par l’internet des objets va profondément impacté le monde de la sécurité et des risques industriels. Si le sujet vous intéresse, venez en débattre avec Nicolas de Guillebon de ConnectWave, Isabelle Fayolle, journaliste et moi-même sur le salon ExpoProtection à la Porte de Versailles à Paris demain jeudi 8 novembre à 14:00 sur le Live.

A suivre … dès demain jeudi.

Pierre Métivier
@PierreMetivier

Pour aller plus loin