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Bienvenue à bord du « NFC Enterprise », les bureaux « Nouvelle Génération »

NFC Enterprise

NFC Enterprise

Pour le grand public et les médias 1.0 et 2.0, le NFC est principalement synonyme de paiement sans contact, parfois également de transport. (Première parenthèse dans ce billet qui intervient bien tôt me direz vous et vous aurez raison… sur le sujet du paiement sans contact, n’hésitez pas (ré)écouter la chronique de Jérôme Colombain sur France Info de la semaine dernière qui explique clairement les enjeux liés au paiement mobile de proximité. Fin de cette parenthèse). Mais si vous êtes un lecteur (plus ou moins) régulier de ce blog, vous savez que par delà le paiement, le NFC peut être utilisée dans de nombreux domaines applications, dans le transport, la ville, le tourisme, l’électronique grand public et bien d’autres.

L’exemple du jour sera l’utilisation en entreprise. Deux sociétés françaises, SFR et Gemalto, se sont lancées à grande échelle. Deux visites en images (*)

SFR Campus

SFR Campus

SFR a profité du développement d’un nouveau Campus près du Stade de France pour équiper le bâtiment de services mobiles sans contact. Près de 25 000 étiquettes NFC (doublées de code 2D) et de nombreux lecteurs ont ainsi été installés. La vidéo ci-dessous présente sans complaisance les différents services disponibles – accès (que ce soit dans le bâtiment principal ou les salles de réunion), contrôles des équipements de type store, chauffage/clim, projecteur … , impression sécurisée sur n’importe quelle imprimante, signalisation en temps-réel d’incidents partout dans le bâtiment, paiement cafétéria… le tout avec son mobile NFC.

De même, Gemalto a équipé trois sites avec des services similaires. En test pour l’instant, l’installation va un cran plus loin dans le sens où elle ne prévoit pas, contrairement au déploiement SFR, de code 2D comme solution de repli (pour une partie des services) pour les employés ne possédant pas de mobile NFC. Tout passe par le mobile NFC.

Coté technologie, deux des trois modes du NFC sont mis en valeur – l’émulation de carte pour tous les services liés à l’identification et l’accès (accès à l’entreprise, aux salles de réunions, aux imprimantes, au paiement) et puis la lecture de tag permettant de se localiser, volontairement, dans n’importe quel endroit de l’entreprise pour accéder aux services disponibles ou signaler un incident ou un manque de fournitures, le tout enrobé dans une application.

Vous me direz (et de nouveau, vous aurez raison), que ces deux sociétés ont bien sûr plus de facilités à se lancer que d’autres en tant qu’acteurs du sans contact. Et effectivement, ces deux projets sont des vitrines de leur savoir-faire mais c’est plus que cela. Au-delà de cette mise en lumière, ce sont des services bien réels, disponibles et réplicables dans de nombreuses sociétés avec de nombreux avantages à la fois pour tous les employés et les services administratifs des sociétés, en terme de gain de temps et de gestion globale du bâtiment.

NFC in action

NFC in action

Que retenir de ces deux déploiements grandeur nature ? L’expérience utilisateur devient globale, basée sur une application multi-services permise par l’utilisation de la technologie NFC, intégrant accès, services information, contrôle de l’environnement, paiement, … Une seule télécommande, notre mobile, pour réaliser une des promesses de la technologie NFC, une interaction volontaire avec notre environnement, dans le cas présent, notre environnement de travail. Cette promesse, maintenant réelle en entreprise dans ces deux exemples, est en cours de développement dans le commerce (paiement, fidélité, couponning, information produit type origine ou allergènes), la ville (information citoyen, transport, accès équipement sportif, crèche,… ) ou le transport (achat billet, validation transport, information voyageur, information live des trains ou bus). Ce sont des expériences permises grâce aux deux modes complémentaires du NFC ; le mode émulation de carte (identification et toutes les applications liées) et la lecture de tag ne nécessitant pas de batterie  (pour tous les services de type lecture information / géolocalisation interne). Une seule technologie pour concevoir une expérience utilisateur complète et unique.

Nous n’en sommes clairement qu’au début du voyage du « NFC Enterprise« .

« To boldly go where no man has gone before » mais où nous irons bientôt tous ensemble.

A suivre.

Pierre Métivier

(*) L’auteur de ce blog a visité le nouveau Campus de SFR mais pas (encore) les bâtiments de Gemalto.

Pour aller plus loin

RFID, NFC, Internet des objets et innovations sans contact – Bilan 2013, Perspectives 2014

Avec ou sans contact 2014

Avec ou sans contact 2014

C’est la saison des bilans en tout genre, des Top 10, le retour sur les faits marquants d’une année et puis bien sûr les prédictions à plus ou moins long terme et nous nous plierons, comme chaque année, bien volontiers à cet exercice.

Coté 2D et QRCode, la technologie est bien en place, visible sur les affiches, dans la rue, utilisée pour des applications marketing et communication, promotions, musées, parcours touristiques, infos transport. Elle est aussi utilisée avec succès pour des paiements en circuit fermé comme le démontre Starbucks aux US et testée en France dans quelques magasins de d’une grande enseigne de la distribution. Ses qualités et ses limitations n’ont pas changé. Elle est peu couteuse et simple à mettre en place pour des services de type lecture et partage d’information mais nécessite des manipulations de la part de l’utilisateur, lancement d’une application spécifique ou d’un lecteur de code 2D / QR Code et lecture visuelle du code, opérations peu naturelles pour le consommateur et chronophages.

La RFID dans son appellation commerciale UHF, continue également de progresser lentement mais surement dans tous les projets logistiques / « supply chain ». Des projets intéressants ont vu le jour comme ceux de Décathlon ou General Motors. La convergence HF/UHF, NFC et RFID logistique se fait toujours attendre, par faute de cas concrets de services où cette technologie serait utile. Voir l’article de Mark Roberti en fin de billet pour plus de détails sur l’année RFID.

En France, coté NFC, comme tout projet nécessitant la mise en place d’une infrastructure, celle-ci se met en place, lentement mais surement. A fin  nov. 2013, plus de 5 millions de mobiles NFC sont dans les poches des consommateurs. Coté paiement, c’est plus de 20 millions de cartes de paiement sans contact (1/3 du parc) et plus de 100 000 points de vente acceptent les cartes et mobiles NFC. BNP Paribas, CIC et Crédit Mutuel offrent des wallet sur mobile et la Société Générale et la Banque Postale les rejoindront au premier trimestre 2014.

Toujours sur le paiement, pendant que certaines banques continuent à chercher des solutions de paiement mobile qui ne passeraient pas par la SIM des opérateurs mobiles, certains opérateurs cherchent à développer des solutions de paiement qui ne passeraient par les banques, le dernier projet en date s’appelle Orange Cash, une carte prépayée sur mobile, souscrite chez Orange, et qui permettra des paiement mobiles de proximité NFC mais aussi sur les sites Internet, en concurrence avec les Paypal de ce monde.

Coté commerce, outre le paiement sans contact qui se retrouve aussi dans de nombreuses chaines comme Carrefour, Casino, Decathlon, Leroy-Merlin ou McDonald’s mais également chez mon poissonnier local ou le restaurant en bas de mon bureau, la technologie NFC rentre dans les magasins par les ESL – Electronic Shelf Labels, des étiquettes affichant les prix et intégrant le NFC par défaut. Plus de 5 millions vendus par la seule société SES en 2013, 10 fois plus quand 2012.

Coté transport, après Nice, Strasbourg et Caen ont ouvert leurs billettiques aux mobiles sans contact. Les horodateurs et de nombreux parkings de Nice, Strasbourg, Caen, Bordeaux ou Lyon, acceptent le paiement sans contact. Le STIF a mis à jour l’infrastructure francilienne des valideurs en NFC et la prochaine carte Navigo, dite S+ark, NFC, ne devrait plus tarder. La SNCF de son coté a annoncé pour 2014 le lancement de billettique NFC sur son réseau TER.

Notons aussi coté bâtiment intelligent, l’ouverture du Campus SFR à Saint Denis, la plus grande installation d’étiquettes NFC dans un même campus en France (et probablement dans le monde) avec 20,000 étiquettes NFC permettant à tout le personnel désormais équipé de mobiles NFC de commander les stores, régler l’éclairage et la climatisation, réserver une salle de réunion, obtenir des impressions, signaler un problème à partir de son mobile et d’autres applications à venir.

Signalons de nombreux services d’informations, de lecture d’étiquettes, que ce soit dans les musées ou les expos comme Dynamo ou dans les villes – Cityvox ou Mappy (200 000 étiquettes).  Et puis nous avons failli oublier les 11 millions de  Gazpar, compteur gaz intelligent équipé NFC de GrDF, à venir !

Enfin, toujours en France, le gouvernement a confirmé son soutien à la filière NFC en intégrant le sans contact dans le cadre du Comité stratégie de la Filière numérique et dans les 34 priorités industrielles. De leur cotés, les 15 collectivités territoriales du plan « Villes Numériques NFC » continuent leur déploiement partout en France au service des citoyens.

Aux Etats-Unis, commençons doublement par Disney. Le lancement du bracelet NFC MagicBand+ pour accéder aux parcs d’attractions de la marque est un message très fort sur l’utilisation du NFC dans le tourisme et l’événementiel. De même Disney a lancé le jeu Infinity, sur le modèle de Skylander d’Activision, intégrant des étiquettes NFC sur les personnages physiques du jeu et il y a certainement plus d’applications à venir.

De son coté, Google continue à chercher la solution la plus efficace pour son Wallet, toujours sans passer par les opérateurs mobiles. L’annonce du support d’HCE, Host Card Emulation, en gros, le SE dans le Cloud, dans KitKat, la dernière version d’Android, est à suivre. C’est une technologie déjà présente chez BlackBerry et poussée par une startup SimplyTapp.

ISIS, le paiement par mobile NFC proposé par l’association des opérateurs mobiles américains a été lancé nationalement en 2013 et nous suivrons ce déploiement avec attention.

Le vol de plusieurs dizaines de millions de coordonnées bancaires de clients de Target aux US a montré l’urgence pour ce pays d’adopter le système EMV, la sécurité des cartes bancaires par carte à puce. Le passage à l’EMV, souhaitait par de nombreux acteurs dont Walmart, signifierait la mise à jour des terminaux de paiement électronique avec des modèles gérant la carte à puce et donc permettrait d’intégrer plus facilement le paiement sans contact.

Et puis, Estimote et ses beacons sont apparus au grand jour à l’annonce des des iPhone 5S et 5C et les fameux iBeacons, annonce qui a révélé au grand public une nouvelle technologie, le Bluetooth Low Energy. Vous retrouverez un résumé de ce que sont réellement les Beacons et le Bluetooth Low Energy en comparaison avec le NFC dans cet article.

Enfin, en marge du monde du sans contact et du paiement, le Bitcoin, monnaie virtuelle, a défrayé la chronique et nous y avons consacré un article très récemment.

Coté Internet des objets, il a régné une grande effervescence autour des objets connectés et des wearables qui n’est par sans rappeler la bulle Internet des années 2000. Coté M2M, les grandes acteurs mondiaux s’y sont mis, et en particulier, Microsoft, Cisco, IBM, Bosch, Intel et même SAP et Oracle. M2M, smart cities, smart health, nul doute que ces sujets continueront à agiter les état-majors des entreprises et les rédactions des journaux et magazines.

Plus discret mais tout aussi passionnant à suivre, le mouvement Make et les mondes Arduino, RasberryPi et, dernier venue, le Galiléo d’Intel sont en plein développement, apportant créativité et inventivité au monde des projets connectés les plus divers.

Quelles prévisions pour 2014 ? Nous nous garderons bien de prédictions précises et chiffrées. Rappelons simplement la phrase de Pierre Dac « La prévision est difficile surtout lorsqu’elle concerne l’avenir». Même si régulièrement des articles rappellent les prédictions étonnantes d’Isaac Asimov ou Arthur C. Clarke, rappelons aussi toutes les prévisions qui se sont révélées inexactes en provenance des plus grands leaders de l’industrie.

Et à tous ceux qui se lancent dans l’exercice, rappelons qu’il y a 10 ans, l’iphone, les tablettes, Twitter, Facebook, YouTube ou les bitcoins n’existaient pas, et que personne ne les avait prédit. Nous nous contenterons donc de quelques éléments à suivre dans les prochains mois sur les sujets couverts dans ce blog.

  • Toutes les semaines apparaitront de nouveaux systèmes de paiement mobiles révolutionnaires qui, d’après leur auteurs, mettront à mal le NFC, et se heurteront comme les autres au problème du réseau d’acceptation, que ce soit en proximité ou sur le e-commerce, et comme leurs prédécesseurs, végéteront avant de disparaitre.
  • Toutes les semaines apparaitront de nouveaux objets connectés, qui feront la une de la blogosphère. Certains seront utiles et apporteront une vraie valeur d’usage et/ou sociétales, d’autres moins. Ces derniers seront révolutionnaires et « changeront notre vie » en nous apprenant comment arroser nos plantes ou nous brosser les dents. Ils se heurteront comme les autres au problème d’usage et comme leur prédécesseurs, cesseront d’être utilisés au premier voire deuxième changement de pile.
  • Le M2M, la domotique /smart home, les smart cities verront apparaître de nouveaux projets, utilisant des technologies variées y compris le NFC et bien d’autres.
  • De nombreuses expérimentations BLE / Beacons seront annoncées et il faudra du temps pour connaitre réellement les résultats de ces expérimentations. De nouveaux systèmes de balises BLE verront le jour. En parallèle, sensibilisées par les révélations de la NSA, les différentes CNIL européennes étudieront les problèmes de vie privée liés à le suivi à distance et la traçabilité des personnes induites par l’utilisation des beacons.
  • Linfrastructure du sans contact continuera à se développer, que ce soit en terme de mobiles (15 à 20 millions en 2015 par le simple renouvellement du parc), de cartes de paiement, de terminaux de paiement électroniques acceptant le paiement sans contact, de services de transport utilisant cartes et mobiles sans contact, de services de vie quotidienne ou de parcours touristiques. A partir d’un certain taux d’équipement, les services sans contact deviendront visibles et donc de plus en plus utilisés.
  • L’industrie du NFC retiendra son souffle les semaines avant le lancement de l’iPhone 6 pour savoir si il comportera la fonctionnalité NFC ou pas et elle sera probablement déçue. Un iPhone 6 NFC serait clairement un message très positif pour l’écosystème mais il n’est plus nécessaire pour son développement.
  • Google et les promoteurs du HCE, le paiement NFC sans « Elément Sécurisé » physique retiendront leur souffle pour savoir si EMVco acceptera cette solution sur le réseau d’acceptation des cartes bancaires et ils seront également probablement déçus. En cas de décision positive, cela aurait beaucoup de conséquences sur l’écosystème du NFC et du paiement sans contact au niveau mondial, sujet que nous suivrons particulièrement.
Meilleurs voeux 2014

Meilleurs vœux 2014

Voila en quelques lignes, notre résumé 2013 et quelques directions pour 2014. En attendant les prochaines annonces et les déploiements à venir, bonne année 2014 à chacun d’entre vous et vos proches et un grand merci pour votre fidélité depuis près de quatre ans et deux cents quatre-vingt articles.

A suivre !

Pierre Métivier
@pierremetivier

Pour aller plus loin

Maison connectée : les enjeux pour les opérateurs télécom

EBG et la maison connectee

EBG et la maison connectee

Mardi 24 janvier 2012 s’est tenu une conférence organisé par EBG et animé par Logica sur le thème « Maison connectée : les enjeux de la convergence des objets« , un enjeu très lié à celui de l’Internet des objets.

Le syllabus précisait « Du grille-pain à la télé, en passant par le Smartphone et l’ordinateur, les innovations de la domotique permettent de tout imaginer. Les acteurs sont désormais en train de définir les passerelles et les business modèles associés.

  • Quelles sont les innovations technologiques ?
  •  Quels seront les objets qui rentreront vraiment dans nos maisons ?
  •  Quels sont les enjeux financiers et les partenariats déjà conclus ?
  •  Qui seront les grands gagnants de ces nouveaux marchés ?
  •  Comment va se dessiner l’éco-système des applications et des services associés ?« 
Frédéric Estadieu, Logica

Frédéric Estadieu, Logica

Animé par Logica, le débat réunissait deux opérateurs, Orange et SFR et un équipementier, Alcatel-Lucent.

Pour Frédéric Estadieu, Logica, le débat doit dépasser les promesses d’un réfrigérateur intelligent souvent associé au concept de maison connectée.

Pour Olivier Kouvarakis, Directeur Maison Connectée chez SFR, le tout IP permet l’interopérabilité des objets du quotidien de la maison, rend interconnectable les objets. En y ajoutant, le stockage dans le cloud, la partie techno s’efface car elle fonctionne. Il y aura 20 fois plus d’objets connectés entre maintenant et 2020. Avoir le contenu (média) sur le cloud permet le partage « multi-devices, any where, any time ».

Thibault de La Fresnaye, Orange

Thibault de La Fresnaye, Orange

Thibault de La Fresnaye, Directeur du « Multiplay Everywhere, TV & Mediacenter », Orange. Dans le passé, à un terminal correspondait un usage et maintenant, c’est un véritable réseau multi-écran multi-service qui s’est invité dans nos maisons (TV plus ou moins connectées, smart mobiles, tablette et ordinateurs). Une conjonction d’événements technologiques rend l’arrivée de la maison connectée possible même si ce n’est pas encore gagné. Le développement de la domotique dépends de protocoles, de standards non encore stabilisés et d’un business model globalement non défini. La « killer » app de la domotique n’est pas encore connu

Gilbert Marciano, Alcatel-Lucent

Gilbert Marciano, Alcatel-Lucent

Pour Gilbert Marciano, Director Customer Solutions Alcatel-Lucent, il y a une volonté de l’écosystème de standardiser. Alcatel propose que la box connectivité ou que le « femtocell » servent à organiser la communication dans la maison vers la sphère applicative et souligne I’importance de l’autodécouverte / autoconfiguration des objets pour simplifie l’expérience utilisateur. Il faut pouvoir contrôler ses objets à travers des interfaces web ou mobiles.

Olivier Kouvarakis, SFR

Olivier Kouvarakis, SFR

Pour les intervenants, le marché de la domotique est fragmenté et sous-développé (par rapport à des pays comme la Corée).

Quels sont les objets connectées de la maison du futur demande Frédéric Estadieu ? Pour Thibault de la Fresnaye, Orange, le premier exemple d’objet connecté est la box de l’opérateur ! La maison connectée pour l’opérateur c’est d’abord les médias (son, images, vidéo). Ensuite viendront des applications autour de la santé, l’éducation, l’énergie, la sécurité, les équipements domestiques, le comfort.

Les freins ? Appréhension des utilisateurs autour des données et respect de la vie privée. Exemple de Homescope de SFR – caméra de surveillance SFR à la diffusion limitée.

Etude conso pour la maison connectée – Quels critères ? Confort, facilité d’usage et économie. La tablette pourrait devenir la télécommande universelle.

Ce débat « Maison connectée« , passionnant même si il n’a que partiellement répondu aux questions originellement prévues, a montré le positionnement des opérateurs qui souhaitent profiter de la présence de leur box dans la maison, pour augmenter l’ARPU (Average Revenue Per User) en commercialisant des services supplémentaires, autour de la sécurité par exemple. Tout en étant convaincu que la technologie est disponible, ces mêmes opérateurs cherchent toujours un business model, des standardisations, des « killer apps« qui créeront la demande et le marché. Une question importante, à peine effleurée dans ce débat, est – qui est légitime à proposer les solutions « Maison connectée » ?

Dans l’expression « maison connectée« , il y a connectée et donc les opérateurs telecoms sont très présents, mais il y a aussi maison et tous les éléments qui la composent, en terme de mur, d’énergie, de toit, d’alarme, de mobilier, de matériel électro-ménagers, de serrures. Bien sûr, les opérateurs telecoms apportent la connectivité. Mais ensuite ? Le possesseur d’un pèse personne Withings peut se raccorder par lui-même à l’internet grâce à la technologie intégrée à l’équipement sans l’aide de l’opérateur. Les produits et services des sociétés comme Deltadore, Somfy, Legrand, LG, Samsung, Securitas, HID, Leroy-Merlin voire Tefal, équipés de connectivité (du simple tag RFID ou NFC, au module Zigbee ou Bluetooth Low Energy jusqu’à une adresse IPv6) pourront s’intégrer dans cette maison connectée sans intervention de l’opérateur télécom.

Et si les participants se montrent optimistes sur la disponibilité de la technologie, l’hétérogéneité des différents composants de la maison potentiellement connectables et le manque de standardisation (X10, ZWave, Insteon, Zigbee, ANT+, NFC, ..) rend le concept de maison connectée encore difficile à implémenter. Même si la connexion des objets conçus pour être connectés semble se développer, à quand un logiciel / une web app capable de communiquer non seulement avec les appareils medias de la maison (TV, ordinateurs, consoles de jeux, chaine Hifi) mais aussi avec les volets, le chauffage, l’eau, l’électricité, l’alarme, le refrigérateur ou la machine à laver ? Qui sera légitime pour proposer  un tel centre de contrôle ? Google, Apple, Orange, Microsoft, un nouvel entrant ? Toutes ces sociétés devront s’entendre avec tous les acteurs que l’ont trouvent dans une maison, tous dans leur « walled garden » pour reprendre l’expression d’Olivier Kouvarakis, SFR. L’ouverture, l’interopérabilité à travers un standard reconnu, la coopération de tous les acteurs seront indispensables pour le développement du marché de la maison connectée et de la domotique.

De nombreux sujets et questions pour un prochain débat EBG sur la « Maison connectée », avec espérons le, des représentants des entreprises participant à la construction et l’habitabilité de nos maisons pour compléter le point de vue des opérateurs.

A suivre

Pierre Métivier

Pour aller plus loin :