Archives du mot-clé SIDO

de l’IOT, des robots, de l’IA et des hommes

2019 SIdO IOT IA robots

2019 SIdO IOT IA robots

Que retenir (*) de la 5ème édition du SIdO qui s’est tenue à Lyon les 10 et 11 avril 2019 à la Cité Internationale de Lyon ?

Tout d’abord que ce salon se développe, s’étend progressivement, avec prudence mais sûrement, ce qui n’est pas commun parmi les nombreux salons consacrés aux nouvelles technologies. Cette année, avec la non tenue, qu’on espère provisoire d’Innorobo, les robots ainsi que l’Intelligence Artificielle ont partagé la scène avec l’internet des objets, ses réseaux, ses capteurs et actionneurs, ses plateformes et ses intégrateurs.

A côté des startups, pôles et instituts de recherche, (Pôle SCS, Inria, Minalogic ou Captronic), pure players et industriels comme Actility, Adeunis ou Semtech, de nombreuses grandes entreprises comme Microsoft (accord avec Objenious), IBM (et une proposition IOT augmenté à l’IA Watson), Orange (et ses réseaux M2M lui permettant d’annoncer 17 millions d’objets connectés gérés par l’entreprise), Sopra Steria (et son IOT Factory), HP, Gemalto, Bosh (chez un représentant) et bien d’autres étaient présents avec de grand stands, des partenaires et de nombreuses démos.

Birdz au Sido

Birdz au Sido

Côté Internet des objets, réseaux, capteurs, actionneurs et intégrateurs se côtoyaient. Les réseaux LPWA étaient en force avec Objenious mais aussi l’Alliance Dash-7 moins connu en France (ultra low power mais des distances également plus faibles). Les représentants des réseaux LPWA comme Sigfox et LoraWan parcouraient les stands pour repérer leurs utilisateurs et coller des stickers « Partenaires ». Birdz (filiale de Véolia, pionnier de la smart city depuis 10 ans avec 3 millions d’objets connectés principalement autour des réseaux d’eau) était à découvrir. Birdz est à l’eau ce qu’est Enedis est à l’électricité avec Linky ou GRDF au gaz avec Gazpar, des opérateurs gérant dès à présent des millions d’objets connectés. Et tout comme GRDF qui, avec l’Alliance Wize, promeut son réseau LPWA de télérelève (et était présent sur le SIdO à travers un hackaton), Birdz peut se faire valoir d’une vraie expérience de la chaine complète dans les smart cities.

NXP NFC SIGFOX

NXP NFC SIGFOX

Côté NFC et RFID UHF, protocoles de communication à part entière de l’IOT comme le savent les lecteurs de ce blog, NXP côtoyait ST MicroElectronics sur le stand d’Avnet, un distributeur majeur de l’IOT. NXP mettait en valeur une solution d’accès NFC sécurisé fonctionnant sur réseau Sigfox. D’autres acteurs étaient présents comme IER, Digiprice,  IOTize ou YesItIs et leur capteur de jardin développé pour et distribué par Vilmorin.

Ajoutons pour compléter un peu de retail, quelques verticaux et un zeste de réalité augmentée mais sans plus. Un mot sur Brainium, un capteur universel de vibration, qui apprend en étant posé sur tout type d’équipement à surveiller grâce  l’IA, puis qui est capable de comprendre lorsque l’équipement a un comportement différent de la norme et avertir. #maintenanceprédictive

Et puis il y avait une ruche connectée bien sûr. La ruche connectée est à tout salon IOT comme le drapeau breton dans tout rassemblement public sur la planète, il y en a toujours un(e).

Un Internet des Objets présent sur le SIDO de plus en plus industriel, en phase avec le marché et en évolution par rapport aux premières éditions du salon où les gadgets connectés étaient nombreux. Notons aussi une présence faible de la smart home (peut être qu’une impression de visite).

Bruno Bonnell SIDO

Bruno Bonnell SIDO

Côté robotique, Bruno Bonnell, grand spécialiste du sujet, était présent pour présenter le rapport sur le sujet écrit avec Catherine Simon. Robots présentiels comme le classique Awabot ou le nouveau ubbo, mécatronique, cobot, … ils étaient tous là avec d’impressionnants prototypes. Il y avait peu de robots humanoïdes (excepté un Pepper bien seul et pas de Nao à notre connaissance). Signe de l’évolution de la discipline ou hasard de la présence des industriels, l’avenir nous le dira.

L’Intelligence Artificielle était présente également mais elle est était plus diffuse sur les stands. Tout comme sur les salons de l’auto, on voit plus les voitures que les moteurs, on voit plus la partie physique des robots et que les algorithmes et autre IA qui les font fonctionner. Il faut donc aller observer les démonstrations et comprendre le rôle de l’IA dans la reconnaissance d’image par exemple chez IBM ou la maintenance prédictive.

Pour revenir sur l’IOT, l’origine du salon, en 2019, ll y a avait clairement moins de gadgets, moins d’objets connectés plus ou moins utiles, d’objets connectés parce que tout objet peut être connecté et donc le sera, pour le meilleur et pour le pire. A noter la présence de l’agence pionniere Enero (agence de développement d’objets connectés et bureau d’étude multi-disciplinaire et bureau d’étude multi-disciplinaire), sorti de l’ombre de ses bureaux pour être présent sur un premier salon avec un Nabaztag, souvenir de l’origine de l’entreprise et clin d’oeil au premier Sido #retourverslefutur

A suivre … en images sur Flickr et l’année prochaine bien sûr. Et si vous avez repéré des produits ou services à partager, n’hésitez pas à utiliser les commentaires du billet.

Pierre Métivier
@pierremetivier

(*) Nous n’avons assisté qu’à 1 seule conférence parmi les 80. De même, nous n’avons pas pu rendre aux visites aux 450 exposants et il a donc fallu faire des choix, que le lecteur nous pardonne, ce compte rendu est donc incomplet !

Pour aller plus loin

Sur ce blog

Reportages photos sur Flickr

2019,  2018, 2016, 2015 Expo, 2015 Conférences,

SIdO – une édition 2016 du salon de l’internet des objets au sommet. Part 2 – Verbatim, citations et commentaires

Les conférences du SIDO 2016

Les conférences du SIDO 2016

Après un premier compte rendu sur la partie exposition du SIdO 2016, ce billet vous donnera avec retard un aperçu des échanges pendant quelques-unes des conférences. Des conférences en parallèle réparties sur plusieurs salles et donc impossibles à suivre toutes malheureusement comme souvent malgrè leur intérêt. Comme souvent également dans ce blog, c’est un billet composé de verbatim et citations d’intervenants avec quelques commentaires personnels, un compte rendu en pointillé, à picorer.

2016 SIdO

La conférence de presse pour débuter – les chiffres habituels, aussi impressionnants qu’imprécis, de type 80 objets connectés nouveaux se connectent chaque seconde pour la première fois à Internet à travers le monde ou 50 milliards d’appareils connectés attendus d’ici 2020, sans plus de précision et donc sans grand intérêt. Les représentants de la Ville de Lyon et de la région Rhone-Alpes apportent leur soutien clair à l’Internet des objets et au salon. Shawn DuBravaq, chief economist and director of research for the Consumer Electronics Association (CEA), organisateur du CES de Las Vegas, apporte sa e-bénédiction au salon et rappelle que l’arrivée du monde des objets connectés est liée à l’ubiquité récente des ordinateurs, d’une offre pléthorique de connectivités et de capteurs. Gazpar, compteur intelligent GrDF, équipé de NFC est également cité. Sylvain Painea, Schneider Electric parle de l’importance de l’open innovation et nous invite à découvrir l’internet of light ou lifi. Olivier Ondet, Directeur Marketing, Orange Applications for Business parle de l’importance de l’Internet des Objets dans le plan stratégique d’Orange. Trois composants au coeur – objets, logiciels et réseaux. 9 millions d’objets connectés par Orange .. sans préciser qu’ils le sont pour la plupart en 2G. #M2M. Amusant comment l’internet des objets redonne de la vie aux réseaux 2G que les opérateurs voulaient fermer (pour vendre du 3, 4 et bientôt 5G) en attendant des solutions de type Lora ou NB-IOT non encore disponibles. #Aintitironic

2016 SIdO

2016 SIdO

Le multi-objets, des scénarios sans queue ni tête pour Alexandra Deschamp-Sonsino @iotwatch. Ce sont des usages complexes qui ne correspondent pas à des usages réels. Eric Guichard @CNRS structurellement très critique dans son approche des objets connectés et du traitement des données perso. Il nous parle de multi-surveillance, que ce soit publicité ou police ! Toujours Eric Guichard, les bicyclettes de 1920 ne ressemblent pas à celle d’aujourd’hui. (Le cycliste et fan du Musée des Arts et Métiers que je suis est en franc désaccord NDLR) Objets connectés : beaucoup à faire et beaucoup d’opportunités, merci Alexandra pour la vision la plus optimiste du panel.

2016 SIdO

2016 SIdO

Le monde industriel sera connecté ou ne sera pas, le titre de la conférence suivante, plus industrelle. L’internet des objets, c’est aussi Schneider Electrique, Colas, le Groupe SEB, GEneral Electric ou SAP. Thibaut Kleiner rappelle le role de l’Europe dans le développement de l’économie numérique – infrastructure, standards, régulations – leveled-playing field. On parle innovation et startup, méthode Agile et Lean startup … Des projets en commun – industries/école – EPFL, Volvo et Colas – pour augmenter sur la sécurité des chantiers. Le récit de la création de Wattway,  la route générant de l’électricité, par le Groupe Colas captive les conférenciers du #sido16  On continue sur les innovations connectées avec le Groupe SEB et l’écosystème de Cookeo et ses recettes numériques, présentation d’Open Food System – création d’une marketplace culinaire. Une dizaine de produits connectés chez SEB nous dit Philippe Crevoisier. Les challenges principaux de l’énergie pour Schneider Electric – des énergies plus électriques, plus numériques, plus décarbonées. 2 fois plus d’objets électroniques industriels que grand public pour Vincent Champlain, General Electric. Course à la performance. Il n’y a pas de place pour le 2ème. Aucune société ne peut être plus forte que son écosystème. Arrivée massive de designers et de développeurs logiciels chez General Electric. Développement mondial de digital foundry toujours chez General Electric. Vincent Champain rappelle comme d’autres précédemment la sous-utilisation du #bigdata. Sur le même sujet, Raphaël Perez nous parle d HANA, la plateforme data de SAP France  et de sa version startup.  Passage d’une économie de produits vers une économie des services. Thibaut Kleiner rappelle que l’Europe est partenaire officielle du #sido16 Initiatives européennes autour de l’IOT à venir très prochainement sans plus de détails.

2016 SIdO

2016 SIdO

La conférence suivante a étrangement mélangé le #bigdata (le sujet d’origine) et la sécurité avec la présence de Mikko Hypponen de FSecure qui commence par nous montrer un « floppy disk » infecté par un virus. #backtothefuture Mikko nous parle des différentes catégories de créateurs de virus – white et blacks hackers, criminels, gouvernement / militaires, et extrémistes. Les problèmes de sécurité de l’internet seront bien sûr présents dans l’internet des objets. Le Scoop du jour – Mikko Hypponen utilise une balance Withings tous les jours. Dans certains domaines, la data est déjà monétisée – exemple du foot pro nous dit Patrice Slupowski, Orange. Google est le 4ème fabricant de serveurs dans le monde (pour leur propre usage). Une mesure de l’importance du #bigdata. Privacy is dead. Mikko Hypponen confirme la phrase de Mark Zuckerberg (et probablement d’autres avant) sans le citer. Ca part dans tous les sens dans la conférence. On y parle surtout sécurité, vie privée, données personnelles, pas réellement comment créer des gisements de valeur à partir des données. On passe aux conditions d’utilisation des produits, les CGU. Plutôt que transparence (trop de texte -> illisibilité), Patrice Slupowski, Orange préfère la notion de limpidité. Mikko Hypponen parle d’Enevo, poubelles connectés pour savoir quand les relever.  Il cite Tesla, nouvelles fonctionnalités basées sur les données remontées par les voitures. Autres intervenants – Parkeon devient une société de services en utilisant les données remontant de leur horodateurs. L’innovation réelle de Tesla est d’avoir un OS dans la voiture, pas l’analyse des données pour Florian Douetteau dataiku.

2016 SIdO

2016 SIdO

Conférence suivante autour de la Connectivité : Panorama des solutions et expériences de déploiement Frédéric Salles, Matooma rappelle que le choix d’un réseau IoT dépend des besoins – trafic, vitesse, couverture. On ne choisit pas d’abord un réseau avant de connaitre les besoins. #bonsens Il ne faut que 10 mn au débat pour que cela tourne autour des réseaux telco classiques opérateurs contre les réseaux – LPWA de Sigfox ou Lora. Tous les intervenants d’accord sur le fait que le choix du réseau se fait en fonction des spécifités des services. Pour Régis Lauret, Eolane, il est possible de développer des produits multi-connectivités. Pour Frédéric Salles, Matooma, la « tendance » est le bi-mode, une connectivité LPWA + backup 2G. Olivier Beaujard, Sierra Wireless présente MangoH, permettant un prototypage open source en testant les différentes connectivités.  Le déploiement exemplaire : Sigfox en Espagne, Securitas, 7 mois, 0,5 million d’objets connectés nous dit Guillaume Crinon, Avnet Memec. Olivier Beaujard, Sierra Wireless sur la sécurité – pour de nombreux objets et devices, comme pour les PCs ou mobiles, leur mise-à-jour est possible.

2016 SIdO

2016 SIdO

Une dernière conférence, ou plutôt un échange entre deux spécialistes de l’Internet des objets – Rafi Haladjian, créateur du Nabaztag et de Mother et fondateur de Sense interviewé par Olivier Ezratty. Sense a été créé en étudiant les usages (et non-usages) des premiers objets connectés. Comprendre pourquoi l’usage des objets connectés arrive régulièrement à un plateau. Les objets connectés sont souvent liés aux angoisses – santé et sécurité. Pour Olivier Ezratty, si on marche une heure vingt à pied, on a fait dix mille pas, pas besoin de bracelet connecté. Pour Rafi haladjian, il ne faut plus connecter des objets mais des expériences. Designer un objet pour qu’il devienne un aspirateur à données (automatique). Il est très difficile de changer les habitudes des gens. Ex : chargement journalier des mobiles. Rafi nous parle du design des cookies de Mother. Ils sont plats car on doit pouvoir dormir dessus. Les peanuts sont pré-programmés par rapport au cookies auquel on donnait un sens par logiciel. Repenser / réinventer la distribution. 60% de la valeur d’un objet va chez le distributeur. La technologie ne suffit pas. Effet chaton, futile ou showoff. Le tracker dans la poche ne marchait pas commercialement, au poignet, ça marche. La créativité et la motivation (des utilisateurs) sont les choses les plus rares. La plus grande invention d’Apple dans le mobile : le forfait —> développement des usages Dans l’internet des objets, on ne sait pas encore où est le business. Le big data est très surfait, qui veut acheter les données des brosses à dent ? On sait capter environ 250 paramètres aujourd’hui. La suite, la captation des émotions pour Olivier Ezratty.

Et sur cette promesse d’Olivier, la captation des émotions, s’arrête ce compte-rendu foisonnant, sans queue ni tête, qui est, globalement le reflet de l’internet des objets aujourd’hui.

A suivre … dans toutes les directions.

@PierreMetivier

Et pour le plaisir, une dernier verbatim de Serge Darrieumerlou, Somfy :

Le digital c’est comme l’anglais, si on n’est pas né dedans, on a toujours un accent.

Pour aller plus loin

 

SIdO – un compte rendu foisonnant comme peut l’être l’internet des objets

SIdO 2015, Lyon

SIdO 2015, Lyon

Survolons ensemble quelques points marquants de cette première édition du SIdO, le Salon de l’Internet des objets qui s’est tenu les 7 et 8 avril 2015 à Lyon.

Ce fut un événement très réussi, mélant exposition, ateliers, keynotes et tables rondes en présence de tout l’écosystème : startups et grands groupes, industriels et makers, politiques européens, standardistes (organismes s’occupant des standards et des normes – néologisme 2.0), collectivités, designers comme Jean-Louis Fréchin ou Pierre Garner, avocats, associations, Pôles de compétitivité, organismes de recherche, écoles et étudiants, artistes, makers, journalistes,…. Tous les acteurs industriels étaient représentés, tous les fournisseurs de services et de solutions s’y retrouvaient, toutes les facettes de l’internet des objets étaient présentes, des gadgets bobos aux technos industrielles les plus enfouies … littéralement. Aucun temps mort, une énergie palpable et une dynamique enthousiasmante sous le soleil de la capitale des Gaules. Un peu lyrique tout cela mais ressenti comme tel.

Que mettre en avant :

Objets connectés au SIdO

Objets connectés au SIdO

Toutes les facettes de l’internet des objets donc – de la tototte  connectée au vibro-masseur également connecté (I wouldn’t touch that line with a ten-foot pole), du matériel de maison connecté comme un sèche-cheveux, une bouilloire ou un cuiseur sur le stand Lick ou des bouteilles de vins authentifiées (Wid). On pouvait y voir aussi toute une série de wearables, de la domotique, de la gestion d’énergie, des capteurs sur des cables enterrés (CEA-Leti) ou des tuyaux (Editag), des armoires à outils intelligentes chez Nexess … Bref, pour tous les goûts et surtout tous les besoins.

Lysbox au SIdO

Lysbox au SIdO

Les technologies sous le capot. Il y a bien sûr les classiques comme NXP, Texas Instruments ou les STMicroelectronics pour les capteurs, mais aussi les réseaux comme Sigfox ou Lora. Derrière les montres Withings ou les balises Estimote, on retrouve la même technologie BLE de chez Nordic et EBV Electronik montrait divers produits comme la Lysbox déjà présentée dans ce blog.

Expresso NFC

Expresso NFC

Deux machines à café, l’une Bluetooth/IPv6 (Nordic) , l’autre NFC (Keolabs) deux manières de montrer qu’il est possible de connecter / hacker des machines existantes sans avoir à concevoir de nouvelles machines. Il est aussi important de connecter des objets / machines existants que de créer des versions spécifiques. Celle NFC nous a bien sûr particulièrement intéressée. Elle n’est pas sans rappeler la même approche par l’équipe de Freemindtronic sur le salon Cartes l’année dernière.

L’espace maker très actif.

Schneider et Greenstick

Schneider et Greenstick

La présence active de grands groupe comme Orange avec la proposition Datavenue de gestion des données, NXP, ST micro (et ses jeux gérés par microcontrolleurs et plus par microprocesseurs), d’EDF avec un certain nombre de startup dont Greenstick pour mesurer la consommation de chaque disjoncteur en collant simplement un device sans branchement ou Schneider dans la domotique

Toujours sur l’énergie, l’annonce des résultats du concours « Remix My Energy » organisé par Tuba Lyon a montré que les lyonnais avaient des idées en terme de gestion de l’énergie.

Beaucoup de solutions RFID et NFC au fil des stands, y compris dans les présentations, plus que dans la presse habituellement, probablement du au coté volontairement professionnel de ce salon.

SIdO conf

SIdO conf

Les keynotes et en particulier celles à distance de Scott Jenson de Google et de David Rose, du Medialab.

Le très professionnel one manshow de Bruno Bonnel en attendant l’arrivée en awabot d’Axelle Lemaire, avec une approche des objets connectés très proche de celle de ce blog, posant les bonnes questions sur l’usage et la simplicité. « Un objet connecté doit être disruptif et simple, ne doit pas tomber dans la mode, l’éphémère. Il doit avoir de la jambe, éviter la gadgetisation. »

innovation and taxes

innovation and taxes

La présence d’Alma cg avec une banderole « Innovation and taxes« , une spécialité non réservée aux gouvernements de tout bord ! Sur ce salon, Alma cg proposait d’aider les entreprises de l’internet des objets à se financer mais le titre n’en reste pas moins étonnant.

Un concurrent à Cityzen Sciences, dans le domaines des vêtements connectés, Millesia, fabricant français de lingerie de luxe et puis des solutions en préparation pour passer des boitiers toujours attachés aujourd’hui aux vêtements à des solutions intégrées aux fibres du tissu comme on pouvait voir sur le stand du CEA-LETI

Sidômes

Sidômes

On aurait pu parlé des bananes comme manette de jeu, un classique des makers ou du cactus qui se dégonflait avec la musique de Jacques Dutronc pour expliquer comment fonctionnent les capteurs industriels chez Eurotech, des sidômes de l’accueil connecté… mais le temps nous manque.

Beaucoup de belles phrases – mes deux préférés – A connected objet is ‘Not just a pretty smart phone interface !‘ » ou celle de Bruno Bonnell. « Je veux bien manger ta choucroute mais tu me paies l’assurance. »

Un compte rendu sans queue ni tête donc avec plus de trous que le gruyère, foisonnant, comme peut l’être tout ce qui se retrouve derrière le terme Internet des objets. Impossible de résumer un événements de 110 exposants, 42 conférences – parfois 3 ou 4 en même temps, et 175 intervenants dans un billet. Le SIdO a réussi ce tour de force de réunir tous ces acteurs pour un premier événement de grande qualité. On attend la suite avec impatience.

Bravo et merci aux organisateurs et à l’année prochaine.

@PierreMetivier

Pour aller plus loin.

Hommage à Roland Moreno

Hommage à Roland Moreno