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Il est temps de prendre en compte l’impact du numérique sur les émissions de gaz à effet de serre

Marc Giget et l'impact du numérique sur le climat

Marc Giget et l’impact du numérique sur le climat

On ne présente plus Marc Giget, en particulier dans ce blog. Président et fondateur du Club de Paris des Directeurs de l’Innovation, il milite avec passion et conviction depuis 20 ans pour une innovation humaniste à travers ses nombreuses activités et en particulier les Mardis de l’Innovation. Son livre « Les nouvelles stratégies d’innovation 2018-2020 et vision prospective 2030 » est indispensable à toute personne s’intéressant à l’innovation.

L'empreinte carbone des français (c) Les Echos

L’empreinte carbone des français (c) Les Echos

A l’occasion de la remise des Trophées « Innovation Team Best Practices 2019 » dans la catégorie Stratégie de l’innovation (1), Marc a profité de la conclusion de l’évènement et de l’association de ce même événement avec Citeo et l’écosystème de l’économie circulaire pour alerter (ou pousser un coup de gueule, c’est selon) contre l’absence d’intérêt et de démarche publique sur la consommation d’énergie induite par le numérique et ses conséquences sur la production de gaz à effet de serre.

Partant des objectifs de développement humain et durable des Nations Unis, Marc s’est concentré sur l’objectif 12, « consommation et production responsables », un objectif sur lequel les entreprises ont un grand rôle à jouer, en particulier pour réduire l’impact sur le réchauffement climatique et sur la consommation de matières premières. Qui dit production, qui dit utilisation d’énergie. Et le numérique est l’une des cinq premières sources de production de gaz à effet de serre de chaque français (avec la voiture, le logement, la santé et l’alimentation) source Les Echos.

L’émission du CO2 du numérique est «  totalement hors contrôle » nous dit Marc. Le Cloud, c’est 10% de la consommation énergétique dans le monde et contrairement aux autres industries clairement identifiées qui font plus ou moins d’efforts pour réduire leur production de carbone, aucune action d’envergure n’est menée pour réduire la consommation du numérique. Netflix et le streaming vidéo sont particulièrement visés. La plateforme Netflix est responsable à elle seule 25% des émissions de CO2 du numérique et le streaming représente désormais 60% des données transitant sur le net. Source The shift project

Pour Marc, le numérique est perçu comme un bien « immatériel » et non physique (ce n’est pas du plastique) et donc on ne pense à pas à la production induite de gaz à effet de serre, et pourtant, elle est importante.

La courte durée de l’intervention n’a pas permis de développer en détail la consommation quelle soit directe (rien sur le minage des bitcoin, le jeu en ligne (2), sur le système bancaire, l’internet et ses applications (hors streaming) ou l’internet des objets) ou indirect (le commerce en ligne type Amazon et les livraisons physiques correspondantes) mais à l’heure où des milliers de visiteurs du monde entier se rendent  à Las Vegas admirer les gadgets de l’année du CES 2020, comme des robinets ou des toilettes connectées avec lesquelles nous allons communiquer, ce ne sont pas uniquement les avions qui participent au dérèglement climatique.

Le sujet mérite d’être mis sur le devant de l’actualité et surtout traité.

A suivre … et découvrir sur vos écrans. #paradoxe

Pierre Métivier
@PierreMetivier

Notes

  1.  J’ai participé activement au développement des trophées « Innovation Team Best Practices 2019 » depuis la première édition.
  2. La partie  » Jeu en ligne  » a été ajoutée après la première publication et des échanges sur LinkedIn. Merci Noël Philippe. 

Pour aller plus loin

Quand l’Académie des Technologies se penche sur le futur de la mobilité terrestre

Convention & Grands Prix de l’Académie des technologies

Convention & Grands Prix de l’Académie des technologies

Le 18 novembre 2019 a eu lieu la troisième édition de la Convention & Grands Prix de l’Académie des technologies. Consacré à la mobilité terrestre du futur, cet événement a notamment a abordé deux thèmes « Mobilité électrique : hybride rechargeable, électrique, pile à hydrogène, un nouvel écosystème à développer » et « Enjeux technologiques et industriels du véhicule connecté et automatisé ».

Pascal Viginier, Académie des Technologies

Pascal Viginier, Académie des Technologies

Pascal Viginier, le Président de l’Académie des technologies, a rappelé le rôle de l’académie que l’on peut résumer par son devise « pour un progrès raisonné, choisi et partagé » qui résonne avec deux autres devises intemporelles – « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » et « Le progrès ne vaut que si il est partagé par tous. ».

Cette introduction a été suivi par une vidéo ci-dessous présentant l’académie avec des interventions, entre autres, d’Alain Cadix, Thierry Breton, François Bourdoncle et Laurent Alexandre.

Dominique Christian et Patrick Pelata

Dominique Christian et Patrick Pelata

Dominique Christian, philosophe et Patrick Pelata, ancien Directeur général délégué du groupe Renault ont ensuite échangé leur point de vue sur le sujet en prenant parfois quelques tangentes. Territoires et mobilités se confondent. Flou et ambiguïté. L’homme est de plus en plus mobile, y compris en terme de sexualité nous a dit Dominique Christian. Dans ce nouveau monde, nous sommes passés d’un modèle de domination à celui de contrôle. Il évoque furtivement la furtivité, le brugnon. « On ne sait pas si c’est de la prune ou de la pêche », du phalanstère de Charles Fourier avant d’asséner «  Je suis philosophe, je m’occupe des questions, ça me suffit, pas des réponses. » en délaissant une question sur la voiture électrique qui lui est posée.

Pour Patrick Pelata, au 20ème siècle, la voiture a donné une liberté en réponse à un besoin d’évasion mais a également donné l’espace urbain à l’automobile.  Le transport dans son ensemble (terrestre, maritime, aérien) représente 30% des émissions à effet de serre. Nous avons 30 ans pour que le parc «  transport »  soit à zéro pour répondre aux alertes du Giec de ne pas dépasser les 1,5°c d’augmentation de température.  La voiture fait partie des solutions si bien sûr l’électricité est décarbonée. Uber ajoute 10 à 20% d’effets de serre supplémentaire.  Uber, Lyft ou Tesla pensent que la décarbonisation peut se faire sans régulation / intervention des pouvoirs publics, ce qui n’est pas son avis. ll ne faut pas laisser les entreprises gérées les données générées par la mobilité pour conclure un échange pour le moins asymétrique. Le rapport de Patrick Pelata sur la filière automobile.

Première table ronde

Première table ronde

Ensuite, la première table ronde « Mobilité électrique : hybride rechargeable, électrique, pile à hydrogène, un nouvel écosystème à développer » a vu Patrick Bastard, Renault, Thierry Faugeras, Eren Industries, Marc Granger, Alstom, Stéphanie Jumel, EDF et Pierre Toulhoat, du BRGM, échanger leur point de vie sur le sujet.

Pour Marc Granger, Alstom, le train et le transport partagé est (sans surprise) une des (la ?) solution(s) de la mobilité terrestre. Les régulations pour les robots taxi seront proches de celles qui s’appliquent au transport ferroviaire. Pour la voiture autonome, Le V2V (communication Véhicule to vehicule) ne sera pas suffisant, il faudra une couche de V2I (Véhicule to Infrastructure). Les trains à hydrogène Alstom sont une réalité depuis un an, vendus en Allemagne avec 1000 km d’autonomie. Il reste bien sûr à gérer le problème de l’infrastructure hydrogène, sujet non abordé.

Une voiture électrique consomme comme un gros chauffe-eau nous dit Stéphanie Jumel, EDF. Le réseau électrique sait gérer la consommation des véhicules électriques. 75,000 bornes de chargement électrique en 2022, c’est l’ambition d’EDF à travers sa filiale Izivia.

Thierry Faugeras présente Eren Industries, une entreprise luxembourgeoise qui développe des technologies innovantes dans les domaines du stockage électrique.

La France possède des réserves de terres rares qu’elle n’exploite pas pour des raisons principalement écologiques. Elle préfère acheter à l’extérieur nous dit Pierre Toulhoat, BRGM, le Service géologique national.  Un sujet qui pourrait être rapidement revu dans le cadre d’une approche souveraine.

Et l’on apprend qu’il existe des Kangoos (et Master) à hydrogène. Mais c’est très complexe nous dit Patrick Bastard, Renault, par ailleurs optimiste sur le futur de l’écosystème véhicule électrique, stockage et énergies propres.

Marc Mortureux, La Plateforme Automobile

Marc Mortureux, La Plateforme Automobile

Ensuite, Marc Mortureux, Directeur général de la Plateforme automobile nous parle de l’impact du digital sur les chaines de valeur de l’industrie automobile. C’est une disruption non seulement digitale mais sociétale. On demande à l’industrie de passer de véhicules à moteurs thermiques, avec conducteur, à usage personnel à des véhicules électriques, partagées et autonomes. Il faut voir la filière automobile comme apporteur de solutions au problème de la neutralité carbone en non uniquement comme une des causes au problème.

La seconde table ronde a comme thème « Enjeux technologiques et industriels du véhicule connecté et automatisé » et a permis à Guillaume Devauchelle, Valeo, Laurent Kocher, Groupe Keolis, Carla Gohin, Groupe PSA,  Régis Lemarchand, Generali et  Arnaud Vamparys, Orange de présenter les points de vue de leurs entreprises respectives.

Seconde table ronde

Seconde table ronde

Guillaume Devauchelle, Valeo a rappelé que son groupe avait créé le Stop&Go que l’on trouve désormais sur la plupart des voitures actuelles et a rassuré les représentants des constructeurs en leur assurant, non sans malice, que l’équipementier n’avait pas l’intention de fabriquer des voitures. Il était temps de connecter la voiture au reste de notre environnement. Grâce au véhicule autonome, nous allons retrouver du temps de libre pour mieux vivre. Apprendre, se relaxer, « améliorer sa vision » par des exercices, sont des exemples d’activités cités par Guillaume que nous pourrons exercer dans nos voitures autonomes.

Parmi les 5 niveaux définis d’autonomie, le 2ème niveau est OK, le niveau 3 dans certains cas comme les embouteillages (20 mn sur l’A13 #cestduvécu) pour Carla Gohin, Groupe PSA . Dans cette mutation vers une voiture plus propre permis par le numérique, il ne faut pas oublier de prendre en compter les impacts des services numériques intégrés dans la voiture (les fermes de serveurs par exemple).

La numérisation du véhicule apporte de nouveaux risques pour Régis Lemarchand, Generali. Les évolutions du cadre juridique sont plus lentes que les nouveaux services et technologies. Exemple de la trottinette.

Il sera importance d’avoir une bonne connectivité pour remonter les données des futures voitures autonomes, génératrices de grandes quantités de données, ainsi que les échanges de données entre les voitures et les feux pour fluidifier le trafic nous dit (logiquement) Arnaud Vamparys pour Orange. Des tests de voitures connectés 4G/5G sont en cours sur le circuit de Linas-Monthléry.

Comme Orange, nous gérons une bande passante, qui s’appelle le bitume, nous dit Laurent Kocher, Groupe Keolis. Ne perdons pas de vue le besoin fondamental des personnes à se déplacer et n’oublions pas non plus que les solutions doivent fonctionner partout sur le territoire.

Carla Gohin, Groupe PSA, rappelle le projet français SAM pour expérimenter collégialement le véhicule autonome et rappelle l’importance d’expliquer au public les avantages apportés par les véhicules autonomes.

Après cette dernière table ronde, les Grands Prix de l’Académie des Technologies sont remis à :

  • Mob-Energy un service de recharge mobile et autonome dans la catégorie Technologie. Les autres nominés étant : at optima, EIFHYTEC et K-Ryole.
  • Groupeer une billettique scolaire, nouvelle génération, dans la catégorie Technologie et Société Les autres nominés étant : ecov et tictactrip
Grand Prix de l'Académie des Technologies

Grand Prix de l’Académie des Technologies

La conclusion de la Convention revient à Anne-Marie IDRAC, ancienne ministre et haute représentante pour le développement des véhicules autonomes et qui a remis un rapport en 2018 sur le sujet au gouvernment.

Anne-Marie Idrac

Anne-Marie Idrac

Elle résume très clairement les débats, citant tous les intervenants par leur noms et notant clairement les points-clés et les oublis. Par exemple, elle signale que le transport de marchandise #logistique n’a pas été abordé par les intervenants et que le #ecommerce a un effet très négatif sur la production de gaz à effet de serre.

Devant l’augmentation des acteurs de l’écosystème mobilité et les nouveaux modèles d’affaires, les fabricants de voiture risquent de devenir des « commodities », des « fabricants de caisse » en français même si elle a confiance dans les constructeurs nationaux pour éviter cet écueil. Autre petite pique aux intervenants : « Vous avez été pudiques sur un thème, les business models » Les expérimentations en cours sont gratuites. « On ne fait pas payer les cobayes ». Qui paye quoi ? Attention au gratuit, c’est un sujet chaud en cette période d’élection. Toujours sur le business model «  Faire rouler des flottes de véhicules autonomes 80% du temps rempli à 75% entre Roissy et Paris comme certains le proposent, ce n’est pas gagné, surtout avec un conducteur  accompagnateur à bord. Je préfère un bon RER B ».

Une piste à suivre pour ces véhicules autonomes, suggéré par Mme Idrac, la logistique urbaine. Elle rappelle également que la question des données n’est pas clairement résolue pas plus que la cybersécurité, les comportements, l’éthique, les sujets économiques, les discriminations, …

Deux derniers verbatims « Je préfère un bus qui arrive à l’heure que 4 applications qui me disent qu’il va bientôt arriver. » et « Pour les véhicules autonomes dans les campagnes, il va falloir repeindre les bords des routes à la peinture blanche ».

Des messages simples, clairs et réalistes en complément de l’enthousiasme d’une partie des intervenants précédents.

Conclusion provisoire – Le véhicule autonome (niveau 3+) et partagé, dans sa version électrique ou à hydrogène, ne sera pas sur nos routes à grande échelle avant quelques années, ce qui n’empêche pas de travailler sur une filière française de la voiture autonome et de coopérer avec le reste de la planète sur les sujets liés à l’éthique et à la cybersécurité.

Et un grand merci à l’Académie pour ces débats sérieux et passionnants.

A suivre … sur mon vélo ou en transport partagé !

Pierre Métivier

@pierremetivier

Pour aller (écologiquement) plus loin

  • Le rapport de Anne-Marie Idrac sur les véhicules autonomes
La photo de famille

La photo de famille

Et pour remercier ce qui tous ceux qui ont été jusqu’à la fin de ce billet, le dessin de Geluck sur le sujet 😉

Le Chat (c) Philippe Geluck

Le Chat (c) Philippe Geluck

L’innovation et les nouvelles technologies de la esanté vont-elles sauver le parcours patient ?

HOWExperiences Parcours client

HOWExperiences Parcours client

Le 28 février 2019 s’est tenu la 1ère session d’un cycle « Life Sciences & Health » sur le thème de l’évolution du parcours patient. Organisé par Hello Open World et TechToMed dans les superbes locaux  de Nextdoor à la Gare de Lyon, la table ronde a permis d’écouter les points de vue de Franck LeMeur, fondateur et président de TechToMed (et animateur de la TR), David De Amorim, directeur de l’innovation chez Docaposte, Catherine Cerisey, ancienne patiente (maladie grave), blogueuse et fondatrice de PatientsandWeb et Benoit Pericard, Directeur santé et secteur public, KPMG France et ancien directeur général du CHU de Nancy.

Le programme précisait : « En 2018, la France compte plus de 10 millions de personnes atteintes de maladies chroniques. Avec une augmentation de 35% du nombre de seniors sur les 15 dernières années et quelques 2,5 millions de patients vivants dans des déserts médicaux, la question de l’amélioration du parcours patient devient, de fait, un enjeu majeur pour notre société. Ainsi, à l’heure où le développement des nouvelles technologies s’accélère, comment l’innovation permet-elle la redéfinition du parcours patient pour garantir un accès aux soins universel et à moindre coût. »

Franck LeMeur, TechToMed

Franck LeMeur, TechToMed

Franck Le Meur, TechToMed, a posé les sujets clés sur la table. Déserts médicaux et accès aux soins pour tous, fantasmes des nouvelles technologies de la e-santé, attentes des solutions des medtech, place des patients, organisation, les sujets ne manquent pas.

Faire avec les patients. C’est indispensable pour Catherine Cerisey, PatientsandWeb. Les solutions de esanté doivent êtres co-construites avec les médecins, les pharmaciens et surtout les patients. Comme c’est trop souvent le cas, les startups ne peuvent pas, par elles-même, développer des applications santé utiles.

David de Amorim Docaposte

David de Amorim Docaposte

Que vient faire la Poste dans la santé ? C’est la question la plus posée à David De Amorim, en tant que directeur de l’innovation chez Docaposte. La réponse : La Poste, en tant que tiers de confiance depuis Louis XI, n’ouvre pas les courriers. La Poste gère le dossier pharmaceutique, la DMP. La Poste est le 1er acteur des données médicales en France. La esanté était un des sujets clés du dernier CES2019 à Las Vegas. Les solutions proposées sont foisonnantes mais aussi inquiétantes. Comment les professionels de la santé peuvent-ils choisir et s’approprier ces nouvelles technologies et ses applications ? La Poste ne veut pas aller seule dans la santé, elle est dans une optique de co-construction, comme le partenariat avec le groupe de cliniques Elsan.

Benoit Pericard KPMG

Benoit Pericard KPMG

Benoit Pericard, KPMG rappelle qu’au Quebec, on déteste le terme « prise en charge », car les patients ou les ainés (plutôt que les seniors) ne sont pas une charge. Le système médical est toujours / a toujours été sous tension et il note la présence de personnels de la santé parmi les gilets jaunes. Ceci dit, il ne faut pas généraliser, il y a des hôpitaux en France où tout va bien, sans déficit, où les personnels se sentent bien. Il faut gérer le continuum du patient, pas seulement le parcours de soin mais aussi de vie, les interstices entre les épisodes de soin. Il recommande d’aller très vite vers un statut unique du médecin, actuellement cloisonné entre salariés vs libéraux avec environ 2/3 de salariés. Un statut unique permettrait à tout médecin d’exercer dans différents environnements. Le rapport Jean-Marc Aubert recommande de changer les systèmes de financement, vers une tarification parcours plutôt qu’à l’acte, une solution équilibrée à trouver. Il faut laisser plus de liberté aux startups et aux opérateurs. Les nouveaux acteurs comme Doctolib ont un apport positif sur le système de santé.

Au départ, Doctolib n’est pas une innovation de rupture, le service règle simplement le problème de prise de RV, mais se faisant fait bouger les lignes et l’organisation du système de santé en douceur et efficacement nous dit David De Amorim.

Catherine Cerisey, PatientsandWeb

Catherine Cerisey, PatientsandWeb

Pour Catherine Cerisey PatientsandWeb en parlant d’immersion, ce n’est pas la malade qui est au centre, c’est la maladie. Il faut intégrer l’importance de nouveaux métiers de la santé comme la pair aidance  et coordonner de tous les acteurs. Au sujet de la DMP (Dossier Médical Personnalisé), il faut le rendre obligatoire également pour les médecins. Les nouvelles technologies ? Oui bien sûr, mais ce sont seulement des outils et attention aux déserts numériques (illectronisme – NDLR). Nous avons des devoirs en tant que citoyens mais pas en tant que patients.

Les échanges autour de la numérisation du système de santé se poursuivent avec l’exemple de l’Estonie. Est ce applicable en France ? Les avis divergent. (Une question pour Jean-Michel Billault NDLR)

On n’échappera pas à un débat sur la régionalisation du système de santé, une organisation jacobine à remettre en cause. La santé à Val d’Isère aujourd’hui, dans le Cantal ou à Paris ne sont pas les mêmes pour Benoit Pericard, KPMG On en revient toujours à la prise en charge financière David de Amorim nous décrit l’appel à projets « Santé en mouvement, l’ambition partagée à Strasbourg » pour permettre la coopération tous les acteurs de la santé et les porteurs de projets à Strasbourg.

Les dernières minutes sont consacrées à d’autres sujets liés au parcours client :

  • les expérimentations – hébergement hors hôpital / ambulatoire et hôtels pour libérer des lits d’hôpitaux
  • les outils numériques qui semble améliorer l’observance thérapeutique d’après une étude
  • la pharmacovigilance,
  • les pénuries de médicaments.

Des sujets malheureusement trop brièvement abordés faute de temps.

Et donc, à la question initialement posée, « L’innovation et les nouvelles technologies dans la esanté vont-elles sauver le parcours patient ? », la réponse n’est pas (et en pouvait pas être) oui. Tout comme les startups dans le domaine des medtechs, ce sont des éléments importants qui doivent être intégrés dans une réflexion plus globale avec les médecins, les pharmaciens, les aidants et les patients, bien entendu. La conclusion partielle d’un événement de qualité avec 4 intervenants complémentaires et sans langue de bois, illustré par un beau compte rendu graphique de Philippe Rilos.

Compte rendu graphique HOWexperiences

Compte rendu graphique HOWexperiences

Un parcours client du futur ….
A suivre, bien évidemment.

Pierre Métivier
@pierremetivier

Pour aller plus loin

La citation à laquelle vous n’échapperez pas –  » L’art de la médecine consiste à amuser le patient pendant que la nature le guérit.  »  Voltaire